Chungking Express (Wong Kar-waï)

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Chungking Express est l’histoire de deux histoires sentimentales mises bout à bout dont WKW extrait les points communs. L’originalité réside dans le fait qu’il n’y a pas de confusion entre les personnages, les héros de la première histoire vivent dans la même ville que ceux de la seconde, mais ne les connaissent pas. C’est au spectateur de faire le lien entre leurs histoires. De ce fait, puisque ce n’est pas aussi « bordélique » que dans un Ashes of Time, Chungking Express est peut-être le film le plus accessible (et celui qui a fait le plus de bénéfices, il me semble).

Il y a une jolie analogie qu’on peut comprendre, le policier n° 663 (Tony Leung), qui tombe amoureux sans s’en rendre compte, tout comme Faye (Faye Wong) qui pénètre dans sa maison pour y faire le ménage sans qu’il ne s’en rende compte, ou sans qu’il veuille s’en rendre compte.

Cette intrusion de Faye dans sa vie car il vient de se faire larguer par sa petite amie est un étrange écho à l’intrusion du policier n° 223 (Takeshi Kaneshiro) dans la vie d’une trafiquante de drogues (Brigitte Lin). Tout le film est bâti sur un subtil jeu de reflets et de situations similaires.

Il y a également des scènes magnifiques. Celle de l’ouverture, avec une musique nerveuse et la dealeuse qui court, impression fugitive comme la vision qu’a WKW de l’amour ou même de la vie.
Celles où le policier n° 663 parle aux objets auxquels il a doté d’une personnalité. (« T’as maigri, toi, il ne faut pas se laisser abattre, elle reviendra vers toi quand elle aura compris son erreur, il faut lui en laisser le temps »… à un bout de savon)…

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