Les chèvres du Pentagone (Grant Heslov)

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Quand l’affiche d’un film ressemble à l’affiche d’un autre film, on s’attend à ce que les deux films soient du même niveau. Or, si Les Chèvres du Pentagone semble être une suite de Burn after Reading, il est loin d’être aussi hilarant que l’œuvre controversée des Frères Coen.

Pourtant, dans la famille Grandn’importequoi, Les Chèvres… s’impose. Au hasard, quelques éléments parachutés de nulle part : des pouvoirs psychiques, une traque à l’homme, des conversations raisonnées avec des terroristes. Mais presque rien pour les lier. On a quelques dialogues frisant le débile bon enfant mais ils se comptent sur les doigts d’une main lépreuse, on a quelques scènes intenses mais on ne sait pas pourquoi elles sont là, on a des quelques moments de tension mais soit ils se désamorcent seuls soit ils retombent comme un soufflé.

Le film souffre, à mon avis, d’un problème de rythme (ce qui est pardonnable, voir I Love You Philip Morris !), mais aussi d’un problème plus difficilement soignable : celui du « mais au fait, qu’est-ce qu’on veut faire ? ». Avec Les Chèvres, on ne sait pas sur quel pied danser. Avec un tel cast, il y avait de quoi faire : George Clooney et Ewan McGregor sont terribles lorsqu’ils se lancent dans des théories saugrenues (mais probables !) avec le plus grand sérieux. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas.

On ajoute à cette étrange mixture des répétitions telles que l’entraînement subi par les agents spéciaux dont il est question dans ce film et on nage en plein chaos. De quoi est-il question ? Un simple gros délire sous herbe ? Non, il y a dans le film un semblant de critique du gouvernement américain. Une parodie de la guerre ? Non, le tout est trop incohérent pour dénoncer quoi que ce soit.

Mais quoi alors ?!
Peut-être un peu de tout mais pas dans le bon ordre, pas avec les bons mots, pas avec les bonnes scènes.
Quel dommage, je ne pouvais pas regarder l’affiche sans péter de rire, à la fin du film, je ne pouvais plus voir des chèvres sans pousser un soupir d’ennui. Try again.

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