Summer Wars (Mamoru Hosada)

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D’accord, c’est différent, Summer Wars, c’est l’été (si si), les lycéens, les pastèques, les OZ. C’est donc censé être moins lourd que le Paprika de Satoshi Kon. Mais dommage car à force de faire dans le léger, le film devient incohérent. Quelques sous-intrigues m’ont ennuyée : l’oncle qui revient et ne sert à rien les 3/4 du temps, le copain du héros qu’on ne voit que sur le téléphone, les parties de cartes auxquelles je n’ai strictement rien compris. À part cela, j’ai jeté mon dévolu sur l’ambiance estivale et le gros coup de pied qu’a mis le film dans l’innocence, la naïveté… et le gnagnantisme décrié par pas mal de gens.



L’histoire familiale et compliquée, ça marche toujours. Alors, si on place les petites querelles dans une grosse baraque en fond perdue dans la campagne japonaise, c’est bingo pour moi. Il pourrait ne rien se passer que j’y trouverais mon compte. Problème : OZ, ce monde virtuel indéfini. Je n’ai pas saisi l’ampleur de ce grand réseau Internet fourre-tout, pas compris quelles répercussions il a sur le monde réel. En quoi le chaos sur OZ peut amener la fin du monde ? On nous montre bien que des perturbations sur le réseau informatique peuvent déglinguer les feux de circulation et causer des accidents mais j’ai comme l’impression qu’il y avait une menace plus menaçante qui se profilait. Impossible de savoir quoi.

Du coup, lorsque l’enjeu ne me semblait pas être à la hauteur du danger, je ressentais une certaine dichotomie dans le film qui me dérangeait. Le plus grand défaut, selon moi, n’est pas de faire d’une petite famille au final soudée les sauveurs du monde, même si elle a l’air de regorger d’un sacré nombre de surdoués (hacker, mathématicien, médecin, pompier sans compter la grand-mère qui possède un pouvoir surnaturel : appeler 200 personnes pour expliquer à chacune le sens profond de la vie en moins d’une journée). Non, ce qui est incohérent, c’est la base même d’OZ : qui fait quoi ? Comment est construit ce réseau ? Qu’est-ce qui est virtuel et qu’est-ce qui ne l’est pas ? Tout cela est effleuré dans les premières minutes du film mais ce n’est pas assez. Restent des graphismes irréprochables et l’agréable constraste entre le joyeux bordel dans OZ, aux multiples influences pop-culture, et la joyeuse maisonnée, pleine de bonne volonté.

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