Mange, prie, aime (Ryan Murphy)

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Ah mais c’est Vicky Cristina Barcelona, bis repetita !
Maintenant, je le sais : Hollywood me l’a dit, quand je me sentirai mal, je tirerai au sort une destination de voyage.
De préférence, un coin exotique avec de « vraies gens » qui ont compris le « sens profond de la vie ».
Je me délecterai de plats exquis à base de pâtes, parmesan et basilic.
Je plongerai dans une méditation brève mais subtile.
Je tomberai amoureuse de n’importe qui et n’importe qui tombera amoureux de moi.



Comment ça, non ? On me souffle à l’oreillette que je dois redescendre sur Terre et aller dormir car demain, y a travail.

Bah zut alors, le film n’aurait donc pas pris ? Difficile de s’identifier à cette femme à qui il est donné le droit de prendre une année sabbatique ? D’ailleurs, pourquoi est-ce forcément au terme de son périple d’un an qu’elle a fait la paix intérieure et trouvé la foi en l’Éléphant (un truc comme ça), Liz ? Mauvais calcul ? Si ça se trouve, elle aurait pu se dire « je pars 5 jours » et elle aurait trouvé cette même paix et ce même Éléphant en moins d’une semaine ? Ça lui aurait coûté moins d’argent et de temps.

D’accord, je suis un peu de mauvaise foi, Mange, prie, aime est typiquement le genre de film qui divise.
Faut se laisse prendre, j’imagine. Pourtant, j’étais bien partie… de beaux paysages, de la BOUFFE, Julia Roberts…

Au final, même l’huile d’olive qui arrose des asperges m’a laissée de marbre alors qu’en règle générale, même une conserve entr’aperçue 5 secondes me fait saliver.
Les enseignements profonds m’ont paru pédants et superficiels. On a la larmichette facile, dans ce film. Enfin, suffit de parler à un marabout édenté qui nous dit « love » et nos problèmes s’envolent.

Et la fin… est triste. Comment sortir de ruptures amoureuses difficiles ? En se plongeant dans une nouvelle histoire d’amour, mon capitaine !
Ah bon sang, comme c’est consensuel.

Décompte des points :
1 point pour Stephen, le mari de Liz, qui m’a quand même fait rire en interprétant son propre avocat.
– 1 point pour Liz, qui chiale tout le temps.
– 1 point pour Sofi, la Suédoise clichée.
1 point pour Ketut car le pauvre n’a pas de dents.
0 point pour l’image, ennuyante au possible (ouais, le monument nimbé des rayons du soleil, moi aussi, j’sais faire).
0 point pour la bouffe, pas sexy du tout, n’a réveillé aucune pulsion carnivore en moi.
0 point pour les dialogues.
5 points pour Javier Bardem.
Total de 5 points donc, grâce à un seul jeu d’acteur.

Titre : Mange, Prie, Aime
Titre original : Eat, Pray, Love
Réalisateur : Ryan Murphy
Année : 2010
Durée (minutes) : 133

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