Hanezu, l’esprit de la montagne (Naomi Kawase)

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Encore un film à ajouter dans la liste des films que j’aurais aimé aimer… parce qu’il avait tout pour me plaire. Sans doute ai-je été induite en erreur par la bande-annonce : je m’attendais à voir de magnifiques paysages (oui, quand on est citadine, un arbre nous émerveille) (non, sans rire, « le berceau du Japon », quoi !), une vague histoire d’amour et de sexe en filigrane et une ambiance poétique.

Ce que j’ai vu : des araignées toutes les 10 minutes, sympathique pour une arachnophobe. Une histoire amoureuse digne d’un mauvais shôjô, vraiment ennuyeuse. Un petit manque d’ambiance. Je suis donc déçue et frustrée, on sent bien le talent de Kawase dans la réalisation, mais celle-ci est totalement desservie par une histoire fade. Je n’ai pas dit vide hein, et j’aime les films contemplatifs par une soirée calme, avec un bon thé et un plaid sur les jambes. Sauf que là, ça ne vole pas haut : l’héroïne est à claquer, indécise entre un mari qui semble faire des efforts et un amant « trop cool-sculpteur ». Son dilemme ne m’a pas parlé, ni sa détresse. ((Et y a même pas une petite scène de sexe débridé, histoire de.))

Du coup, je n’ai pu me rattraper sur aucun tableau, jamais emportée par le rythme ou la narration lourdingue – on la connaîtra par cœur, cette légende japonaise. Seule l’instrumentation sauve l’ensemble, mais malheureusement, dans le cas de Hanezu, elle ne fait pas tout.
Quant aux acteurs, je les ai beaucoup aimés, ils sont sans conteste doués, mais bon, quand l’histoire ne passionne pas… Dans l’ensemble, j’ai trouvé le tout manquant de liant et superficiel : on reste à la surface des choses, que ce soit au niveau visuel, mental, spirituel… Énorme déception pour ce film donc, sans parler des sous-titres (« horticulteur de citrons », vraiment ?). Je me demande encore pourquoi je n’ai pas été emportée par la majesté des paysages – araignées mises à part – pourquoi je n’ai pas accroché à cette histoire d’amour.

Peut-être que le film était trop froid et documentaire, peut-être que l’histoire n’était pas assez dramatique, peut-être que Naomi Kawase est trop inaccessible pour moi. Dommage, car j’aime les « histoires soporifiques », les histoires où on voit une nana chercher des nouilles ou livrer du lait pendant 2 heures. Une chose est sûre : je suis beaucoup moins pressée de voir La forêt de Mogari.

Titre : Hanezu, l’esprit des montagnes
Titre original : 朱花の月 (Hanezu no tsuki)
Réalisateur : Naomi Kawase
Année : 2011
Durée (minutes) : 91

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