Firefly (brève)

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Autant le dire, Firefly, c’est une série SF qui n’a pas marché. Oui mais : Joss Whedon, oui mais : Nathan Fillion ! C’est un gage de qualité mais la série n’a clairement pas reçu un accueil triomphal pour autant. À la manière du japonais Cowboy Bebop, on suit un groupe de trafiquants rebelles de l’espace dans ses (nombreuses) mésaventures. Tout y est : planètes toutes différentes, contexte réussi (une série qui, en 2002, entrevoyait un monde où les gens parlent un sabir chinois…), beaucoup de suspens, des hommes mystérieusement devenus fous, du sarcasme à tout va, un régime politique oppressant… et une fine équipe ! Entre le capitaine de vaisseau faux dur à cuire, le sniper brute, lent à la détente mais franchement culte, le pilote zen et le prêtre à la chevelure effrayante, il y a de quoi faire.

Le mélange SF-western prend bien, Whedon a bien mixé des éléments de chaque. Du vrai western avec des déserts arides et de bonnes carabines, de la vraie SF avec, enfin, des navettes qui sont silencieuses dans l’espace (car « dans l’espace, personne ne vous entend… »). Peu de choses ont été laissées au hasard et en 12 épisodes, Firefly nous emmène loin. Peut-être que le mélange des genres n’a pas pris, peut-être que les délires de Whedon n’ont pas toujours été compris mais la série mérite qu’on s’y attarde. Certes, c’est un peu frustrant d’avoir si peu d’épisodes mais le film, Serenity, conclut honnêtement cette fresque épique dans l’espace.

À l’époque de sa sortie, j’étais restée plantée devant l’affiche, me demandant ce que foutait cette espèce de fille avec son pseudo kung-fu, j’ai désormais ma réponse.

EDIT 27.04.13 : Et pour les vrais fans, un monstrueux pavé est sorti – en anglais – pour les 10 ans de la série. Il se nomme Firefly : À Celebration, est publié par Titan Books, pèse le poids d’un âne mort, mais se boit comme du petit lait.

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