Thé Box de mai 2013 : Daikanyama

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J’aimerais vous parler de romans et de BD, d’autant plus que j’ai lu de petites perles ces temps-ci, mais il me manque du temps et de l’énergie… Un jour, mes petites notes manuscrites deviendront de vrais posts virtuels :)
En attendant, c’est reparti pour une tournée de thés ! Je vais commencer par la Thé Box du mois de mai, consacrée au Japon.

Plutôt casse-gueule, ce sujet, non ? En tout cas, même s’il était clair qu’une box de thés japonais était inévitable, je n’étais pas du tout sûre d’y succomber. Non pas que je m’y connaisse des masses, mais je me demandais ce qu’une telle box pourrait bien contenir. Et puis, comme pour beaucoup de choses matérielles, j’ai lu un avis positif sur un blog que j’apprécie – en l’occurrence, Le Rose et le Noir, et j’ai craqué.
Pour quoi ? Pour ça (boîte incomplète car photo prise sur le tard) :   


1ère bonne surprise : la Thé Box a évité de nommer sa boîte Shibuya, Sakura, Soleil Levant, Naruto ou que sais-je encore. Daikanyama, c’est sobre et ça sonne bien. Ça interpelle les ignares comme moi et ça flatte aussi l’ego des connaisseurs.
2ème bonne surprise : en plus des classiques matcha et genmaïcha, on retrouve du kukicha et du soba-cha, que je ne connaissais pas.
3ème bonne surprise : hiiiiiii, le Thé des Écrivains version japonaise, celui qui me faisait de l’œil !
Passons au descriptif…
La boîte est jolie, enfin, elle fait son boulot quoi. Côté texture, je n’aime pas ce papier, bien trop rêche et perméable à mon goût, m’enfin… Après tout, je ne suis plus abonnée, je commande les box hors abonnement quand elles m’intéressent vraiment, c’est-à-dire quand il y a plus de 80 % de produits que je voudrais goûter.

Goodies : j’aime beaucoup la couverture du Cahier des Saveurs, par contre, je l’ai à peine lu, même pas pour connaître la température d’infusion. Sur ma bouilloire, j’appuie simplement sur le bouton « grosse flemmarde », a.k.a. « 85 °C » pour tous les thés japonais et japonisants. Bon, là, en l’ouvrant pour me remémorer les marques, je vois qu’il y a un réel effort pour nous présenter les thés japonais et leurs origines, chouette. Les 3 cartes postales sont très belles mais est-on est vraiment objectif quand l’esthétique japonaise nous plaît ? Idem donc pour le papier origami signé Adeline Klam, que je devrais donner au lieu de conserver amoureusement et bêtement. Ou recycler en marque-pages. Il y avait aussi un dépliant publicitaire sympathique – pour une fois – un extrait du Guide des thés japonais, le schéma récapitulant le degré d’astringence, etc. de chaque type de thé est hyper instructif. Je suis sûre que l’ouvrage est délectable pour les connaisseurs.

Gourmandises : c’est le point appréciable des Thé Box, les petites mignardises. Cette fois, on a été gâtés avec 3 gâteaux de forme langue-de-chat au matcha et au chocolat blanc, de la marque kyotoïte Malebranche (et le petit descriptif derrière la pub, c’est du grand art franponais ^^), dispos à la Grande Épicerie de Paris, rien que ça, mais c’était vraiment succulent. Le matcha est bien fort comme j’aime (c’est-à-dire sucré-amer) et le chocolat n’est pas superflu. Dévorés à deux en deux secondes. Il y avait aussi des bonbons au matcha du Palais des Thés, très bons aussi, mais je verrais moins l’intérêt d’en acheter en paquet. Peut-être parce que je ne suis pas très bonbons.

Thés
Yamamotoyama : d’après la description qu’en fait l’équipe de la Thé Box et le packaging, c’est le thé japonais de base, celui qu’on trouve dans les maisons, dans les restos… Et pourtant, j’ai été bluffée. Le genmaïcha est super bon et surtout, on peut le laisser infuser longtemps sans qu’il ne soit amer, et a du goût. Je rappelle que le premier thé de ce genre que j’ai goûté, c’est celui de Kusmi, qui m’a vite lassée : grains de céréales qui gonflent super vite et s’imbibent d’eau, thé pas assez fort… Le hojicha, thé grillé, m’a aussi beaucoup beaucoup plus. On sent bien que c’est basique, pas la super récolte de l’année, mais pourtant, il est sobre et efficace. Il aide aussi à la digestion et est très léger. J’ai l’impression de l’avoir déjà bu quelque part sans savoir ce que c’était, sûrement dans des restos japonais.
Bref, carton plein pour les 4 sachets de Yamamotoyama.

Clearspring  : super généreux, Clearspring. Cette marque – de mémoire – anglaise propose 4 sachets de matcha et 4 de kukicha. Je ne serai pas très originale mais j’ai encore une fois adoré. Le matcha, j’aime beaucoup en desserts et en thé, je les trouve souvent fades. Pas là, l’odeur est présente sans être imposante, c’est du matcha quoi, pas une espèce de poudre fade et vaguement verte. Sûrement est-ce dû à la base de sencha, le thé japonais. Le kukicha, du sencha aussi mais dont les tiges ont été triées, est un véritable coup de cœur. Marron, avec une bonne odeur de grillé, j’adhère complètement. Là encore, c’est un thé léger qui se consomme le petit doigt levé sans pour autant être de l’eau. Pour accompagner des repas, c’est l’idéal. Quoiqu’en fait, j’accompagne presque toujours mes repas d’une tasse de thé ou deux, mais j’ai l’impression que ce n’est pas une pratique très répandue. Bref, Clearspring, je note et en commanderai. Pour info, les deux thés présentés sont issus de l’agriculture biologique.

Tea Pigs : toujours un régal pour les yeux, les sachets de cette marque ! Le Popcorn Tea, du genmaïcha, est pas mal du tout, mais j’ai une préférence pour celui de Yamamotoyama, qui m’a semblé plus naturel. Les petits éclats de maïs qui leur donnent son nom ne m’ont pas plus marquée que ça alors que je tuerais pour un épi de maïs. Mais ce thé reste une valeur sûre. Par contre, Lemon & Ginger, je le redoutais, puisque le gingembre et moi ne sommes pas amis. J’ai pas mal repoussé le jour de la dégustation (et donc de la rédaction de cet article) et ai même sabordé cette dernière en faisant infuser le maléfique sachet dans ma thermos au taf, à 100 °C. Verdict (attention, gros mot) : pouah ! Mais vraiment. Ce qui est très très bon signe pour les amateurs de gingembre : ce thé est hyper fort, il débouche le nez et rince la gorge. J’avais l’impression de croquer dans du gingembre frais, brr. Donc, j’imagine que c’est un pari réussi pour la marque. Moi, j’ai bu 4 gorgées et n’ai pas pu en supporter plus. Le citron n’a pas du tout contrebalancé le corsé gingembre comme je l’espérais. Je ne boirai donc pas ce thé avec un roman de Murakami (Haruki bien sûr, who else? Ryû ? Qui c’est, lui ?) Bref, j’ai encore un sachet chez moi et c’est certainement pas mon compagnon qui va le tester.


Soba-Cha : je ne sais pas qui est le dealer mais il est bon. Il ne s’agit pas d’un thé mais de graines de sarrasin torréfiées, et le bon goût grillé est doux, enveloppant et rassurant. J’en ai quand mis une bonne poignée pour être sûre d’avoir du goût. Autre bonne découverte avec ce thème japonisant. Encore une fois, je doute qu’il s’agisse de thés nobles ou rares, mais quel plaisir de goûter à ces saveurs grillées, noisettées, châtaignées…

Le Thé des Écrivains : je me rappelle être tombée sur cette marque avec un magazine gratuit, peut-être Le Bonbon, et avais opté pour une boîte de thé noir anglais avec de la rose et de la vanille, pas mal du tout. Puis la Thé Box m’a fait découvrir le thé américain (sans plus pour moi, même froid) et le thé Monet (sympa, pas mémorable). J’étais frustrée de ne pas avoir de thé japonais, un vert arôme cerise et marasquin. C’est maintenant chose réparée, j’ai pu aimer et apprécier ce thé. Ce n’est pas un coup de cœur absolu car la cerise comme le marasquin sont trop discrets à mon goût, mais c’est plutôt doux et subtil. La qualité est constante avec cette marque, en tout cas. Un bon point.


Conclusion : une boîte fort intéressante. J’avais l’impression qu’elle était moins garnie que les précédentes (seulement 16 sachets et 2 paquets avec du vrac) mais la qualité compense largement la quantité. Je suis beaucoup moins indifférente au genmaïcha et j’ai découvert le kuki et le sobacha. Pour quelqu’un qui aime les odeurs de noisette et de grillé, c’est parfait. D’une manière générale, tous ces thés/infusions sont très digestes, purs et naturels et j’ai beaucoup apprécié de renouer avec des thés non/peu parfumés. Seule ombre au tableau, ce fameux gingembre, mais c’est moi qui ne suis pas assez virile pour l’apprécier. Je continue donc de surveiller les Thé Box pour en commander une de temps en temps, quand le thème me parle.

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