Thé box d'octobre 2012 : sur un air de jazz

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Aspect général : c’est soigné, y a rien à redire. Le blanc et noir, c’est joli et sobre, même si je préférais clairement la box de septembre, plus conviviale avec son thème rentrée et Prévert.
Les goodies sont sympas mais ne cassent pas non plus trois pattes à un canard : « carnet de saveurs » un peu bâclé (pas mal de coquilles dans le texte) et surtout, pas pratique du tout ! J’aurais aimé avoir la possibilité de noter les thés en vis-à-vis de la page qui les présente, pas tout à la fin du cahier. Les cartes postales sont chouettes mais je ne sais qu’en faire, mon frigo est déjà en surpoids et je ne suis pas une fan inconditionnelle de la ribambelle de cartes dans mon appart. Pas grave.


Gourmandises : les trois mini-tablettes de chocolat m’ont transportée, même et surtout celle au chocolat noir et au gingembre, alors que je déteste ça ! J’ai aussi apprécié celle au cacao noir, amère mais subtile comme il faut. Bientôt, je prendrai aussi mon café serré et noir et je fumerai, car je suis un homme, un vrai. Autrement, la marque Dolfin, je pense la connaître déjà, mais elle me laisse une très bonne impression.
Les gâteaux, des canistrelli, ne m’ont pas enchantée, c’est des espèces de machins poudreux au goût un peu écœurant de vin. Moui.

Passons à présent au principal, le thé. Ça ne fait pas un mois que j’ai ma box et je peux déjà parler de quasiment tous car mon compagnon s’est aussi proposé en jury ^^" Déjà : diantre, que de thés noirs ! Encore une fois, je préférais la diversité de la box du mois dernier. Heureusement que j’ai des réserves de thés blancs et verts pour contrebalancer l’amertume des thés noirs.

Les Dilmah sont partis comme des petits fours...
Ceylan à l’amande italienne : sympa, mais on sent moyennement l’amande quand on le boit, ce qui est dommage...
Ceylan à la menthe et au miel : ouah ! Belle surprise. Moi qui étais sceptique et me disais qu’il suffisait de prendre du thé à la menthe et d’y rajouter du miel, j’ai eu tort. C’est fort en goût mais assez subtil, un peu acidulé... je l’ai chipé à mon compagnon car c’était son thé à lui, humhum ^^
Ceylan au citron vert et à l’orange : pas mal non plus, ce n’est pas amer comme les thés aux agrumes de Lipton. Oui, je sais, comparons ce qui est comparable, mais vraiment, la boisson est rafraîchissante et heu... subtile, encore une fois.
- Perfect Ceylon : mouiiiii, c’est toujours chouette d’en avoir un sous la main.

De la marque Coffea, il y a eu une infusion à la verveine et à la menthe poivrée, que j’ai bien aimée. C’est sympa pour ne pas avoir de théine dans le sang, pour boire un truc léger et doux avant de dormir.
Et un mélange de thé noir, qui m’a laissée de marbre. Si je n’étais pas aussi en manque de thé — justement car j’essaie de restreindre ma consommation après la pose d’un implant dentaire — je le trouverais tout juste passable. Ce n’est ni léger ou aérien, ni très prononcé. Déception.

La marque que j’ai trouvé constante niveau qualité, c’est Harney & Sons :
Oolong à la grenade : bon, j’ai toujours cru que le oolong était un thé vert, mais j’apprends par Wiki que c’est un thé bleu-vert (et un personnage de Dragon Ball, je l’avais oublié). Bah, vert ou bleu-vert, je le trouve super sympa. Il a du goût mais pas trop, la grenade est bien présente, c’est léger et nuageux.
Thé noir à l’abricot : autre grande révélation, l’odeur d’abricot a parfumé toute la pièce, et au goût, il était présent aussi. C’est l’un de mes préférés de la sélection.
Infusion au citron : toujours appréciable d’avoir une bonne infusion acide bien faite.
Thé noir à la bergamote : celui qui ne m’inspirait pas trop... Quand on me dit juste « thé noir », mon imagination ne s’emballe que modérément... Et effectivement, pas de quoi sauter au plafond mais c’est une référence sûre.

Betjeman & Barton : du thé noir à la bergamote et aux agrumes (en vrac). Le thé avait l’air raffiné et je voulais le garder pour quand y aurait des invités mais finalement, je n’ai pas pu résister à l’envie de déchirer rageusement le plastique qui recouvrait la boîte un soir où j’ai fini le travail plus tôt, pour me faire une bonne théière de Pouchkine. Et... wow ! C’est l’un des meilleurs thés que j’ai jamais goûtés ! C’est hyper hyper subtil, tous les goûts annoncés se sentent, je me réconcilie avec la bergamote. Aucune amertume, bon même après x infusions, généreux. Pour dire à quel point il est bien, même après avoir laissé la théière mariner 2 jours dans l’évier, l’odeur du thé était encore là et régnait en maître parmi ses camarades tasses, assiettes et cuillères. C’est donc la grande révélation de cette box.

Tea Tower : j’ai mis le temps avant de tester le Lapsang Souchong, par peur de le rater, vu que je cuisine / regarde la télé / surfe en même temps que je fais mes thés et jus. Hélas, toute la préparation n’a pas servi à grand-chose, puisque j’ai presque détesté. Quand on me dit « fumé », je pense à du bois, là, j’ai l’impression d’avoir bu du jambon fumé. C’est sûrement bon signe mais il est un peu trop typé pour moi, ce thé. Je boirai l’autre sachet avec des plats hyper légers et fades.
J’ai fait l’impasse sur le thé à la menthe bio qui n’attise pas spécialement ma curiosité.

Bonbons de pu-er : je les ai donnés à mes parents, ça leur rappellera sûrement les énormes galettes de pu-er que l’on trouve en Chine, de toutes les formes possibles et imaginables, que l’on peut offrir ou accrocher comme porte-bonheurs au mur. Le pu-er se conserve et peut se bonifier avec le temps, pas d’inquiétude. En tout cas, c’est clair, lorsque je vois ces deux « bonbons », il ne me viendrait pas à l’idée de les foutre dans ma bouche o_O Ça paraît évident que c’est du thé compressé à infuser. Et pourtant, je ne m’y connais pas en thé — preuve en est mon vocabulaire limité.
Edit : mon père a trouvé « marrant » et « sympa », ce bonbon de pu-er. Difficile comme il est, j’imagine que c’est bon signe.



Bilan : plutôt pas mal, pour un premier essai. Je suis contente de découvrir des thés, quels qu’ils soient. Comme j’ai déjà dû le dire, il n’y a que le rooïbos que je n’aime vraiment, vraiment pas, mais qui n’est pas vraiment, vraiment un thé. Donc, le thé peut être moins bon en vrai que sur le papier, ça ne me dérange pas spécialement. Je découvre aussi des marques, même si je me suis attachée aux descriptions plus qu’à leur prestige (Betjeman est le fournisseur de l’hôtel Crillon, m’a dit une amie).
 J’en attendais en revanche un peu plus du carnet de saveurs et des gourmandises, mais pas grave.
Par ailleurs, je n’ai pas senti le côté jazz, même en me concentrant très fort sur les textes et même en mettant TSF Jazz.
En fin de compte, peu importe, l’essentiel est dans la découverte. J’essaie de mettre en application quelques conseils prodigués ça et là (les vrais, pas les pubs cachées), comme le fait de ne pas sucrer son thé et de le mieller pour l’adoucir mais bof, je ne suis pas plus convaincue que ça. Si le thé est trop amer pour moi, rien ne l’arrange.
Malgré ces petites remarques, un mot, toujours le même : vivement !

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