Bienvenue, Otak !

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Ça y est, le grand jour est arrivé ! J’ai un chat qui dort à côté de moi pendant que je blogue !
Et tant que ma mémoire est encore fraîche, j’en profite pour conter le début de notre histoire, qui est plus que banale et n’apprendra rien aux possesseurs de chat, mais me sera sans doute utile un jour.
C’est parti ?


Je n’ai jamais voulu d’animal domestique, et encore moins de chat. Le chat, c’était cet animal froid, qui vient te voir quand il a faim, qui te griffe et qui boufferait ton cadavre au lieu d’avertir les secours. Le chien, c’était un machin inutile, un peu collant, mais déjà plus mignon et attachant. Mais inutile quand même. Ne parlons même pas des perruches et des poissons rouges hein !
Pour résumer, j’avais une vision un peu monolithique des choses, sans doute conditionnée par ce que me racontaient mes parents pour éviter d’avoir à m’expliquer pourquoi non, on n’aurait pas un chienchien à la maison.

Je les ai crus, ils se sont crus... jusqu’à ce qu’on tombe sur les deux chiens de ma tante, à Hong Kong, vers mes 20 ans ! Des boules de poil, des ventres sur pattes, des chiens gueulants, pas les plus vifs au monde, mais mignons, attachants, sympas. Mes parents, qui étaient déjà un peu plus âgés, s’imaginaient même en élever un pour agrémenter leurs journées. Et puis, une semaine après notre retour de vacances, on a appris par téléphone que l’un d’eux, le plus atypique, était décédé. Grosse tristesse, certains membres de ma famille ont même pleuré. Moi, je n’étais pas aussi attachée, j’étais juste un peu triste.

Régulièrement, je suis retournée à Hong Kong, découvrant chaque année un chien de plus : ma famille locale était définitivement contaminée. J’ai passé beaucoup de temps avec eux, malgré leur gloutonnerie, leur peur panique de... tout ou presque, leur aboiement strident. J’ai commencé à m’imaginer avec un chien. Je m’imaginais même plutôt bien, mais la réalité mon compagnon s’est vite chargé de me remettre les pieds sur terre : avec notre appartement et notre rythme de vie, un chien serait vite triste avec nous.

Parallèlement, j’ai découvert de plus en plus de chats dans mon entourage (ainsi que les clans canin et félin, qui me passent au-dessus de la tête) et ai sympathisé avec quelques-uns d’entre eux. Une autre idée fait son chemin dans ma tête : un chat, nous ? On est des gens à chats, nous ? Avec le temps, la réponse s’est imposée : pourquoi pas ?! Ce ne sont pas des chiens, c’est clair, mais on commençait à comprendre leur raisonnement. On a attendu pas mal de choses : d’être prêts, responsables, avec un appartement à nous, un salaire correct, un emploi du temps à peu près régulier... Et un jour, comme ça, j’ai envoyé des mails à des personnes susceptibles de nous procurer un chaton. En premier lieu, l’ami qui nous proposait depuis des années de récupérer un chat de la portée issue de la chatte de ses parents. En second lieu, parce que cette dernière se faisait vieille, d’autres amis et collègues. Une première acceptation, on est transportés de bonheur. Quelques semaines plus tard, alors que l’ami à la chatte un peu vieille ne nous donnait plus de signe de vie, nous a annoncé une portée de deux ! Difficile de lui dire non alors qu’il comptait sur nous, on a refait nos comptes et accepté un second chat.



C’est ce second chat, ou plutôt chatte, qui est arrivé dimanche chez nous. D’abord apeurée, elle a vite repéré son bac à litière et ses gamelles. Elle a fait à peu près 3 692 tours de notre petit salon, cherché à se cacher dans tous les recoins, sniffé la Javel des WC, puis a joué avec nous. Elle est plutôt calme, joueuse à ses heures et relativement docile. Mon compagnon, de sa voix tonitruante et son ton ferme, parvient plutôt bien à l’empêcher de faire ce qui lui passe par la tête. Quant à moi, je suis passée d’un taux de réussite de 50 % hier à 80 % aujourd’hui. Elle est propre, sauf à deux reprises qu’on espère être des exceptions. On arrive à lui faire rentrer ses griffes quand elle se met à nous pétrir. Elle comprend qu’elle ne doit pas nous mordiller la main.



La nuit, elle a dormi avec nous, ou plutôt contre mon compagnon, la patte parfois sur moi. J’avais peur que le ronronnement-vrombissement m’empêche de dormir, mais il n’en a rien été. Ce matin, elle était plus agitée, mais à force de caresses et de « NON !! », c’est rentré dans l’ordre. On aura sans doute beaucoup de choses à apprendre encore, mais pour l’heure, les bases sont acquises. On espère qu’elle aura bientôt sa copine de jeu (parce que je ne suis pas un chat et que je ne peux pas prendre des congés tous les jours), même si une chatonne, c’est déjà assez épuisant pour un débutant !


4 commentaires:

  1. Bienvenue dans le monde des félins ! Perso je suis bine plus chat que chien, mes parents ont eu deux bergers allemands et mêmes'ils étaient adorables, je dois dire que j'étais bien moins à l'aise avec eux qu'avec nos chats. PLus facile à câliner, plus "modèle réduit" et plus d'affinités tout simplement ( en même temps la chatte e mes parents qui venait d'avoir des petits n'arrêtait pas de les transbahuter dans mon berceau, alors on peut dire que je suis née avec des chats)
    Quand ils sont jeunes, ils font pas mal de bêtises, c'est comme des gosses, quoi. Mais après, ils s'assagissent. Je ne veux ps te faire peur, mais bon, elle ne connaît pas encore bien son environnement pour se lâcher complètement, alors à voir dans une semaine comment elle se comportera. Mais dormir avec un chat ronronnant, ce n'est pas le plaisir ultime ? Moi ça m'apaise te me fait dormir comme un loir.
    Bienvenue à Otak donc ^^

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  2. Oh y a plein de chiens "modèle réduit" et notre 2nd chat n'en sera sûrement pas un ^^
    Ah, tu as carrément eu des chats dès ta naissance ! J'entends souvent dire que c'est dangereux car il y a un risque qu'ils étouffent le bébé en recherchant la chaleur.
    Là, elle se lâche pas mal (pitié, pas plus des fois). Je te redirai ça de toute façon ^^

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  3. Bienvenue à tes chats !
    Je suis une mémère à chats et j'assume !
    Je ne suis pas très chien, bien que j'ai été élevée enfant avec une setter très gentille. Mais j'aime pas les petits chiens et les gros me font peur.
    Je vis avec des chats depuis mes 2 ans, à de rares moments près, ce qui fait près de 28 ans de cohabitation.
    Pour ton balcon, vois peut-être pour un filet de sécurité, je veux pas jouer les parano mais j'ai perdu une chatte d'1 an et demi qui s'amusait régulièrement à jouer les funambules (4ème étage, ça a été fatal). Je peux te communiquer le site où j'ai commandé. Je l'ai installé pour mes chats actuels (enfin surtout pour ma chatte) et ça offre une tranquillité d'esprit.

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  4. Héhé, entre les chats et le thé, on doit faire très mémère !
    Oui pour le filet sur le balcon, on m'a dit la même chose il y a quelques jours. Les portes du balcon sont trop lourdes, même pour des humains, et on prend toujours soin de fermer la porte de la chambre derrière nous quand on va sur le balcon, mais la curiosité naturelle des chats est très forte, je l'ai appris à mes dépens !
    Je te réponds sur l'autre post concernant Zooplus !

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