Restaurant Toraya (Paris I)

, , 2 comments
Source
Fidèle à mes objectifs d’août, je me suis casé un déjeuner chez Toraya, une institution de la pâtisserie japonaise.
Je comptais tout d’abord y aller pour le thé, mais vu l’heure (11h30), on m’a proposé le déjeuner à midi, soit.
Bien entendu, je passe ma semaine à essayer de me retrouver sur le site, m’y perdant avec bonheur, mais réussissant tout de même à fixer mon choix sur le menu Avokani.
Le jour J...

Je suis arrivée avec quelques minutes de retard, la « faute » à une présentation de la traduction des jeux vidéo complètement captivante. Je me suis un peu sentie comme une gamine qui arrive en retard à son premier jour d’école, mais heureusement, on ne me l’a pas fait remarquer.

Une serveuse japonaise m’a menée vers ma table de deux, au fond de la salle, entre 2 autres tables de deux réservées. Elle m’a remis les cartes et assez vite, elle est revenue à la charge, polie mais insistante. Heureusement que j’avais déjà jeté mon dévolu sur l’un des 3 menus déjeuner.

Très vite, je suis surprise par le calme de la salle. Les gens chuchotaient presque, et ça ne m’a pas mise très à l’aise. Non pas que j’adore le bruit et la fureur, loin de là, mais le brouhaha du resto qui te permet de rester anonyme, j’aime bien. Rien de tout cela chez Toraya. Ma paranoïa naturelle (bien cachée, mais toujours là) a senti quelques regards ; j’étais effectivement tout sauf la clientèle cible : seule, avec mon sac à dos, plutôt jeune...

Très vite aussi, mon plateau est arrivé, magnifique.
Source
J’ai tout englouti — sans bruit et sans geste brusque, bien entendu — avec bonheur.
La soupe miso ne m’a pas transcendée mais elle était bonne.
Le plat principal, un riz parfumé au sésame blanc et au gingembre, agrémenté de feuilles d’algue, surmonté d’avocat, de crabe, d’œufs de poisson et décoré de cerfeuil, était simple mais savoureux. Assez différent de ce que je mange d’habitude dans un restaurant japonais mais assez proche de l’image que je me fais de la cuisine washoku. En grande adoratrice de riz, d’avocat, d’algue et de crabe, je suis conquise. Même le gingembre, dont je ne raffole pas du tout, est passé assez facilement. Une composition bien équilibrée et diététique. En prime, les portions ne sont pas si petites que ça.
En accompagnement, il y a un petit bol de haricots au sésame blanc, croquants et délicieux.

En revanche, le chawan-mushi, un consommé aux œufs cuit à la vapeur, m’a un peu déçue. J’avais en tête celui de l’Azabu, qui contenait des crevettes et une graine de lotus, du coup, celui du Toraya m’a paru trop salé tout en manquant de richesse. Je me suis malgré tout régalée.
Le thé bancha, que je trouve en temps normal plutôt plat et fade, n’était pas trop mauvais.

Enfin, en guise de dessert — bien que je ne sache pas si les repas japonais sont ainsi composés et si j’ai savouré le mien dans le bon ordre — j’avais le choix entre du thé sencha et du thé matcha et plusieurs pâtisseries de saison.
J’ai opté pour le sencha et une pâtisserie sous forme de gelée, le hatsuse no nishiki aux azuki blancs si j’en crois le site. Le thé était excellent et la gelée vraiment maîtrisée, subtilement parfumée et sucrée.

En conclusion, le repas est bon et à un prix abordable (moins de 30 € le tout), mais l’ambiance — ou plutôt son absence ? — ainsi que le service et les clients guindés m’ont usée tout au long du repas. Après une heure passée à essayer d’ignorer les conversations voisines (à ma gauche, un homme qui ne se prenait pas pour n’importe qui, à ma droite, des femmes se moquant du physique d’une de leurs connaissances que j’espère ne pas être leur amie), je suis allée au comptoir régler la note et acheter d’autres petites pâtisseries de saison.

Je suis ressortie couverte de sueur, un peu mal, mais décidée à y retourner en bonne compagnie pour un repas moins morose. À suivre, encore une fois !


2 commentaires:

  1. Je n'y ai jamais déjeuné, les prix (bien que logiques pour ce quartier et ce genre de repas), m'ont toujours freinée quand j'étais étudiante (et puis après je suis moins sortie dans ce genre d'endroit). En revanche, quel bonheur d'y passer une heure ou deux autour d'un thé et d'un wagashi pour papoter ! Promis, la prochaine fois je t'accompagne.

    RépondreSupprimer
  2. Oh zut, je me rends compte que mon post sonne terriblement "bouhouhou, j'étais seuuuule".
    Mais pas du tout hein, j'assume ^^ C'est juste que d'habitude, je me fiche éperdument de l'être, là, j'étais tellement en désaccord avec le lieu que je me suis sentie mal.
    Mais faudra qu'on se case ça oui :)

    RépondreSupprimer