Challenge minimaliste (1/3)

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Après avoir participé avec plaisir à l’édition 2013 des challenges d’Armalite, consacrée à l’anti-morosité, je pensais passer mon tour cette année, placée sous le signe du minimalisme.
En effet, bien que le concept me parle et me séduise, je sais que j’ai beaucoup de livres et aucune envie de m’en séparer s’ils me plaisent pour la simple et bonne raison que je les relis. Ah, et que je vis avec un grand nostalgique aussi. Aux acharnés du minimalisme, j’aimerais aussi dire que je suis consciente que ce concept ne se résume pas à faire de la place.
Bref, je ne me sentais pas spécialement la cible (dans tous les sens du terme) de ce challenge parce qu’après tout, jeter pour jeter, à quoi bon ?

Mais comme d’habitude, de fil en aiguille, je me suis prise au jeu... jusqu’aujourd’hui, où j’ai atteint l’apogée. Avant cela, revenons au début...


Au début, je pensais suivre quelques-unes des recommandations d’Armalite, pas toutes. Dans les faits, c’est vrai que j’ai pioché ça et là les idées qui m’intéressaient, mais attention : chez nous, on ne fait pas les choses à moitié !

CHALLENGE MINIMALISTE #1 : Demandez-vous... pourquoi vous accumulez les choses
« Mais je n’en accumule pas tant que ça ! » Et c’est vrai : je suis du genre à balancer sans état d’âme ce qui ne sert plus, quitte à racheter plus tard. Mais ce n’est pas tout à fait vrai : ma collection de livres, de thés, de carnets, de sacs et d’écharpes peut en témoigner. Sans trop de culpabilité car je n’ai pas de phase de shopping compulsif et ruineux, mais parce que j’aime lire, j’aime le thé, j’aime les sacs et j’aime les écharpes. Et si je finis par lire ce que j’achète et par consommer tous mes thés, je ne peux pas dire que je porte tous mes sacs et mes écharpes, ce qui engendre des regrets. Hmm, ma situation n’est déjà pas très nette.


CHALLENGE MINIMALISTE #2 : Triez... vos livres
Je savais que ce challenge allait commencer fort ! Après avoir dit que je triais 2 fois par an pour vendre, faire de la place et récupérer un peu d’argent, je me suis malgré tout motivée pour trier les livres qui se trouvent dans le coffre du canapé, parce que j’en reçois un nouveau le 21 et jetterai l’actuel au prochain passage des camions d’encombrants.
J’ai mis d’un côté les livres que nous garderions à coup sûr, ceux pour lesquels j’ai hésité en l’absence de mon compagnon et ceux à bazarder de toute urgence car ils sont trop vieux et/ou abîmés. Quelques heures plus tard, au retour dudit compagnon, nous descendions en toute urgence dans le local à poubelles récupérer ce que je n’aurais pas dû jeter ^^;; mais nous nous sommes tout de même débarrassés d’un gros sac de vieux livres, sans compter les 2 autres gros sacs dont le contenu est à vendre.


CHALLENGE MINIMALISTE #3 : Triez... votre vaisselle et vos ustensiles de cuisine
J’ai séché car il n’y a quasiment rien. En cherchant bien, il y a évidemment des trucs inutiles, mais pas assez pour que le challenge soit intéressant.


CHALLENGE MINIMALISTE #4 : Virez tout ce qui n’a rien à faire dans... votre table de chevet
Je n’ai pas de table de chevet : il y a un rangement intégré à notre tête de lit, dans lequel se trouvent mes affaires de japonais, des chargeurs et un carnet d’écriture. Mais j’ai carrément une mini-commode à côté, avec pleiiiin de bouquins et magazines. Triés, donc tout va bien.


CHALLENGE MINIMALISTE #5 : Triez... vos bibelots
On a carrément acheté un meuble télé avec une partie vitrine pour nos figurines. On a des magnets sur le frigo et de la déco sur le frigo. On a des fausses fleurs dans toutes les chambres. On a... Next !


CHALLENGE MINIMALISTE #6 : Triez... vos sous-vêtements
Peuh, j’en ai même pas assez. Ah oui, mais peut-être que je n’en achète pas parce que les tiroirs sont remplis de... sous-vêtements que je ne porte jamais, justement ! Et hop, j’ai viré un gros sac de soutiens-gorges qui ne rétréciront jamais pour s’adapter aux deux excroissances qui me servent de poitrine, de culottes distendues, de collants troués, de chaussettes trop lavées, et ainsi de suite, jusqu’à mes pyjamas, que j’ai pu complètement regrouper. Je respire.


CHALLENGE MINIMALISTE #7 : Faites du ménage dans... vos réseaux sociaux
Je suis sur Twitter, Pinterest et LinkedIn. Pour le premier, j’ai 106 abonnements et je lis consciencieusement tous les tweets 2 à 3 fois par jour, le ménage n’est pas d’actualité. Sur Pinterest, j’avais déjà viré les personnes qui postent des photos trop redondantes. Sur LinkedIn, je n’avais pas rajouté les personnes dans ma liste pour rien.
Reste l’agrégateur de flux RSS, que je trie au fur et à mesure. Au bout de 5-6 posts inintéressants à mes yeux, poubelle. Certes, j’ai beaucoup d’articles de presse non lus, mais c’est parce que je me rattrape toutes les semaines au lieu de lire l’actu chaque jour.


CHALLENGE MINIMALISTE #8 : Demandez-vous... quelles sont vos priorités dans la vie
Passer du temps avec mes proches, lire et manger. C’est assez primaire. J’ai cessé depuis quelque temps de me dire que je n’ai pas le temps : c’est faux, il suffit de bien l’organiser. Côté lecture, je suis moins « productive » qu’avant mais aussi plus exigeante. Pour la nourriture, je mange moins (si si) mais mieux (si si).
Si je gagnais la cagnotte du Loto, je me ferais discrète, je me mettrais d’accord avec mon compagnon pour en donner une partie à nos parents et une partie plus réduite à une ou des œuvres caritatives, pour déménager, pour bien sûr acheter des choses qui me font fantasmer et le reste partirait en épargne. Je me mettrais sur le champ à mon compte sans craindre de ne pas avoir de recettes pendant quelques mois.


CHALLENGE MINIMALISTE #9 : Triez... vos CD
À part quelques compilations gardées pour les souvenirs, j’ai tout revendu il y a quelques années. Aujourd’hui, j’ai quelques albums d’artistes que j’affectionne : Vienna Teng, Magnetic North, Youn Sun-Nah, Kellylee Evans... Et c’est tout.


CHALLENGE MINIMALISTE #10 : Triez... vos cosmétiques
Même réaction qu’avec les soutiens-gorges : je n’ai rien ! Oui, mais le peu que j’ai — ce qui n’est pas rien — est quand même dans un sacré bordel ! Après avoir lu les instructions vendredi, je me suis résolue à faire un grand ménage dans le placard de la salle de bain samedi. Au début, j’avais ça :

Armée d’un sac-poubelle de 10 litres, je me suis employée à jeter sans état d’âme tout ce ne sert pas, comme cette crème Body Shop à l’écœurante odeur de chocolat ou ce fond de teint minéral Kiko complètement écaillé, ou encore cette crème solaire achetée il y a 2 ans au bas mot, ce taille-crayon qui ne marche plus, cette trousse de toilette dégueulasse... Les choses sont devenues assez simples depuis que je suis passée à 80 % aux cosmétiques non testés sur les animaux, me limitant à quelques marques. Seul rescapé : un parfum à l’horrible fleur d’oranger recyclé en désodorisant pour toilettes. En prime, j’ai remis la main sur mon rouge à lèvres préféré, de la marque Une.
J’ai obtenu ça :
Les vernis avaient séché, je suis vraiment ravie de ne plus être abonnée à des boxes. Et j’ai tout réorganisé, en haut les produits pharmaceutiques, en bas, les produits de beauté. En prime, j’ai dégagé de la place pour ne pas avoir à superposer mes deux bacs de produits de maquillage, planté mes pinceaux nettoyés dans un porte-brosse à dents et mis la brosse à disposition, à côté du lavabo.

 

Je me suis ensuite tellement prise au jeu que j’ai récuré la baignoire, nettoyé tous les pots ainsi que mon coussin gonflable. Bien sûr, avant tout ça, j’avais passé l’aspirateur. J’ai donc aussi passé la serpillère. Rangé la paperasse. Lancé deux lessives. Fait démarrer le lave-vaisselle. Remis le canapé en place. Nettoyé les tables et les chaises. Agi en parfaite ménagère.


Puis mon compagnon est rentré, a insisté pour aller faire les courses. Au retour, nous sommes tombés sur notre voisine qui nous a prévenus qu’il y avait eu une fuite d’eau dans la colonne commune de l’immeuble (d’où le problème de l’éponge konjac) et que ça allait sûrement envahir notre placard de... ah bah oui, celui avec nos mangas les plus précieux. Joie, allégresse, félicité, la journée ne fait que commencer, à 18h.

On a retroussé nos manches, enlevé tous les mangas qui se trouvaient sur les 2 étagères les plus hautes, et pour cela, il a fallu récupérer les caisses en plastique qui se trouvaient dans la buanderie. Rebelote, j’ai remué le tout, je suis tombée sur des fringues que m’avait confiées ma mère pour la vente, un bac à vaisselle, un vieux tapis... Tout a été bazardé. Dans la foulée, j’en ai profité pour installer le kit de superposition qui accueillera le futur sèche-linge. On a aussi monté le nouvel arbre à chats. La buanderie est donc aussi rangée et « débroussaillée » que possible, la chambre à coucher est débarrassée du superflu, la salle de bain est nickel, le salon est propre, les chats heureux et la petite chambre/bureau, eh bien, sur le lit se trouve ça :

Y a foutage de gueule, Univers, non ??
J’ai trimé tout l’après-midi pour me retrouver avec ça sur les bras le lit ??

Ah oui, tout s’est passé aujourd’hui samedi 11 octobre. J’ai fait du ménage et du rangement pendant 7 heures d’affilée.

Bilan : je ne me suis jamais sentie aussi sale. Et trahie.

3 commentaires:

  1. quel programme ce samedi 11 octobre !
    en tous cas, belle démarche de s'être posé chaque jour la question de ce que tu avais et de ce dont tu n'avais pas besoin.
    ici, pas de challenge minimaliste.
    la maison a besoin d'un très gros rangement, mais je le sais depuis des mois.
    et je ne fais rien. s'pas bien, mais je ne me sens pas prête ! ça va venir. sisi !

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    1. Inutile de se forcer, le travail ne serait pas bien fait ^^
      Et j'avoue que j'adore regarder les "new in" (et "out") des gens !

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  2. Inutile de se forcer, le travail ne serait pas bien fait ^^
    Et j'avoue que j'adore regarder les "new in" (et "out") des gens !

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