Renoncer pour mieux vivre

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Dans ce post, Armalite nous invite à réfléchir aux choses auxquelles on a renoncé... pour le mieux. C’est une façon intéressante de voir les choses car la renonciation est souvent associée à de l’abandon, du dépit, de la lassitude... Et pourtant, combien d’objectifs et de principes en apparence nobles peuvent nous être toxiques !

Pour ma part :
  • La viande terrestre : eh oui, je vous bassine avec ça hein, mais je suis heureuse d’avoir fait ce choix et c’est loin d’être fini. Je me sens mieux physiquement, plus en phase avec mes idéaux, cohérente dans mes choix. Et j’en apprends chaque jour plus sur l’industrie agro-alimentaire dans son ensemble, la diététique (même si je n’applique pas toujours), les animaux, la planète...
  • La gloutonnerie : j’adore manger et avant, j’adorais m’empiffrer. Peut-être que ça vient de mon père, qui a des raisons plus compréhensibles d’adopter ce comportement. Toujours est-il que si je comblais mon estomac, mon corps ne m’en remerciait pas toujours. J’ai donc appris à manger moins, peut-être moins varié, mais suffisamment pour me rassasier et apprécier. C’est d’ailleurs l’un des changements les plus radicaux et dont je suis le plus fière ces dernières années.
  • Chercher à tout comprendre : j’ai un côté « je veux aller au fond des choses » qui est toujours présent heureusement, mais j’ai renoncé à me dire que si je ne comprends pas un principe (scientifique) ou si je ne connais pas toute la filmographie d’un réalisateur, c’est que je ne connais pas assez bien ce principe ou que je n’aime pas assez ce réalisateur. De toute façon, je suis nulle en sciences et ai une mémoire de Scorpy. Et plus généralement, j’ai fini par comprendre que ce remue-méninges était très chronophage et souvent inutile. Accumuler des connaissances pour les entasser, pour quoi faire ?
  • L’extrémisme : ménage ? Non, faisons carrément un nettoyage de printemps / été / hiver / automne ! Révision ? Non, recopions tout le cours depuis le début de l’année ! Lecture d’un magazine ? Ok, alors procurons-nous toutes les archives de ces deux dernières années ! J’ai appris au fil des années que la satisfaction d’avoir accompli quelque chose ne doit pas nécessairement passer par l’extrémisme et l’exhaustivité. Un juste milieu est bien plus préférable. D’ailleurs, je me demande si ce n’est pas la peur de l’échec qui me pousse à toujours tout recommencer, à repousser le moment fatidique.
  • Trouver des raisons aux gens : (... et tout leur pardonner) Désormais, si je pardonne presque toujours, je n’oublie jamais. J’avais toujours tendance à vouloir comprendre les psychopathes, les mal lunés, les misogynes... Mais non, les humains ne naissent pas tous dans la même version standard et nous ne sommes pas tous capables de nous comprendre. Parfois, les gens sont juste cons, faut pas chercher.
  •  Me comparer aux autres : complexe d’infériorité et syndrome de l’imposteur aidant, je
     ne cessais de me comparer (mon physique, mon intelligence, ma vie, ma posture, ma gestuelle...) aux autres. Suis-je normale ? Suis-je moins bien ? Questions récurrentes qui ne servent à rien si ce n’est à me brider, je préfère désormais faire au mieux de mes capacités.
  • L’approbation de mes parents : leur avis a toujours beaucoup compté pour moi, mais il fut un temps où c’était trop et où je ne pouvais rien faire sans me demander s’ils approuveraient mes choix. La réponse étant non dans 99,9 % des cas, j’ai décidé de vivre malgré tout.
  • L’immédiateté : je ne parle pas forcément de tout avoir, tout de suite, mais plutôt de tout faire, tout de suite, notamment les tâches et autres corvées (administratives, professionnelles, etc.) dont j’aime me débarrasser à vitesse grand V. Avec le temps, j’ai appris à reporter, à attendre le bon moment, bref, à maîtriser le timing. Cet éloge de l’attente m’a rendue moins impatiente et aussi, moins stressée lorsque je vois des choses s’accumuler.
  • Une vie sans enfants et sans animaux : c’est un fait, je ne me voyais pas du tout posée et encore moins mémère à chats. Je me voyais vivre une vie de voyages sans trop d’attaches, sans morv... enfants. Puis j’ai rencontré la personne qui m’a fait changer d’avis.

2 commentaires:

  1. on avance tous les jours, on évolue.
    tu as su te détacher de choses qui pouvaient te peser, et c'est très bien ! comme se comparer, ça c'est le piège dans lequel beaucoup tombent, alors qu'ils sont des gens formidables. et puis que voit on vraiment des autres ?
    j'ai aussi prévu un billet sur le sujet !

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    1. (j'avais oublié plein de choses, la rage ^^ du coup, j'ai complété mon article)

      Tu as tout à fait raison : j'ai souvent tendance à voir le bon côté des gens, mon compagnon se charge de me rappeler que c'est une question de paraître.

      Bon, j'ai hâte de lire tes renonciations positives :)

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