High expectations

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La vie de freelance se profile et avec les jours qui passent vient l’envie — voire la nécessité — de réformer ma vie pour remettre en son centre les activités qui me tiennent à cœur. Globalement, en 2015, je veux une vie plus saine et moins courir dans tous sens, prendre mon temps et segmenter mes journées pour m’enrichir culturellement, concilier à peu près intelligemment travail et loisirs.
Dans les faits, ce ne sera pas si facile car j’ai choisi de continuer dans la traduction dite technique : un communiqué de presse par-ci, un article de blog pro par-là, bref, du (très) court ou du moyen terme, assez peu de long terme, ce qui s’accompagnera forcément de journées à rallonge et peu d’équilibre au début.
Néanmoins, voici ce que j’attends de moi-même :
  • Une alimentation plus saine : plus de repas cuisinés, moins de restaurants voire de fast-foods (de toute façon, le Wrap chèvre du McDo a fini par me lasser). J’aimerais me régler comme un métronome pour la préparation de plats végétariens avec des ingrédients plus variés et plus frais. D’ailleurs, si j’ai constaté que je suis une piètre cuisinière, je prends tout de même du plaisir à suivre quelques recettes quand le temps me le permet. L’un de mes projets en janvier est d’ailleurs de consulter un diététicien — reste à trouver le bon — pour mon alimentation végétarienne d’une part et pour soigner mes carences d’autre part. Se lancer dans le végétarisme avec des carences en fer ? Stupide, j’ai testé.
  • Mes cours de japonais : le choix est fait, pour septembre, je me réinscris à la fac de laquelle j’ai mis 6 ans à sortir, armée d’un... bac +3 (j’étais en double cursus, dont une année à l’étranger). Reste à respecter scrupuleusement le créneau de 19 à 21 h et se forcer à s’éjecter de son bureau le moment venu.
  • Le sport : ahh, une histoire de haine et... de haine. Il le faut pourtant, je m’empâte à vue d’œil et mon hypothyroïdie n’arrange rien. L’idée serait d’en faire un soir par semaine, juste histoire de casser mon sédentarisme.
  • La lecture : depuis 1 an, je ne lis quasiment plus dans les transports, où je passe pourtant chaque jour au moins 2 h 40, assommée par la fatigue. J’aimerais pouvoir me caser 2 h de lecture chaque jour, après le travail que j’aurais terminé plus tôt.
  • Internet et les blogs : je peux être facilement distraite par mes mails, donc il me faudra une discipline de fer en ce qui les concerne. Cependant, le fait d’avoir l’ordinateur à portée de main me permettra de prendre rapidement des notes sur les événements de la journée et rédiger plus de notes de blogs.
  • Le cinéma : sans être une inconditionnelle du 7ème art, lui préférant largement le 9ème par exemple, il y a quand même plusieurs films chaque mois qui titillent ma curiosité mais que je ne vais pas voir, faute de temps, faute d’amis qui partagent mes goûts ou faute d’envie de dépenser 10 €. À voir si je pourrais me dégager assez de temps pour m’offrir un abonnement illimité.
  • Les chats : la vétérinaire a confirmé le problème de poids de Scorpy, qui me vide sa gamelle en 5 fois entre le moment où je lui donne ses croquettes et le moment où je pars au bureau (45 minutes à tout casser). Le fait d’être à la maison pourrait me permettre de les nourrir séparément et en plusieurs fois s’il le faut. De plus, si on leur fait beaucoup de câlins et qu’elles dorment avec nous, on a tout de même l’impression que notre rythme de vie a eu raison des sessions de jeux vespérales, qu’il serait temps de réinstaurer.
  • La photographie et le dessin : c’est peut-être idyllique mais j’aimerais avoir le temps d’apprendre à photographier correctement et de gribouiller comme je le faisais il y a 3 siècles. Clairement, aujourd’hui, je ne suis quand même pas occupée au point de ne pas pouvoir faire ça, mais allez savoir, l’effet tunnel sûrement.
  • Les week-ends et voyages : même si je ne serai pas millionnaire, je devrais être un poil plus à l’aise financièrement à terme, et surtout, je serai plus ou moins maîtresse de mon emploi du temps, ce qui nous permettra de partir plus facilement et en pleine semaine et d’enfin concrétiser notre rêve japonais.
Évidemment, de l’extérieur, cette liste donne l’impression que le traducteur traîne chez lui en chaussettes et est tout le temps disponible, au point de pouvoir faire la sieste, bloguer, lire et nourrir 8 fois ses 2 chats.
Or, c’est une question de segmentation du temps : en ce moment, je fais des journées très sympathiques au bureau, de type 9 h-20 h sans compter le transport, mais avec seulement 5 ou 6 heures de traduction et de relecture effectives, le reste du temps étant consacré à de l’administratif, des réunions, des tonnes de mail et de comptes-rendus, bref, autant de choses que je n’aurai pas à gérer lorsque je travaillerai seule et pour ma pomme. Bien sûr, j’aurai de la paperasse mais pour une personne, pas 15.

J’ai de la chance, je n’ai pas trop de mal à me concentrer rapidement et plusieurs heures d’affilée, et j’espère donc pouvoir faire des journées 8 h-17 h, sans tomber dans le piège des débutants, c’est-à-dire accepter des commandes jusqu’à la nausée et au détriment de la qualité. La tentation sera évidemment forte mais il faudra que je garde à l’esprit que cette manière de travailler est totalement contre-productive et absurde quand on est libéral.

En conséquence, j’espère réussir à me concocter rapidement un emploi du temps laissant de la place à mon travail comme à mes loisirs. Plus ça va, plus je trouve ridicule d’avoir des journées de 24 heures occupées à moitié par du « vide ». Je n’ai pas envie d’attendre la retraite pour profiter de mon temps et vivre mes loisirs alors que je ne suis pas Directrice truc ou Chef je-ne-sais-quoi. Je n’ai pas envie de cravacher 5 jours sur 7 et faire le ménage et la cuisine à toute vitesse le samedi pour espérer vaguement pouvoir lire le dimanche avant de m’écrouler sous la fatigue. Je n’ai pas envie de reléguer mes rendez-vous médicaux et administratifs ou mes cours de conduite à mes rares créneaux libres, en toute fin de soirée ou le samedi à l’aube. 2015 sera donc l’année de l’équilibre.
Et qui sait, peut-être qu’un jour, je réussirai à décrocher des projets à moyen et long termes dans l’audiovisuel et l’édition ?

4 commentaires:

  1. Commencer à bosser 100% en free lance, c'est un gros bouleversement! Laisse-toi le temps de trouver un rythme confortable, et organise le reste autour. Une fois que tu as pris tes marques, franchement, c'est assez formidable :-)

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    1. Je note précieusement tes conseils. Pour ce genre de choses, l'impatience a tôt fait de reprendre le dessus, mais il va falloir se laisser le temps. Presque tous les membres de ma famille ont travaillé en indépendants (artisans, propre entreprise) donc je ne connais presque que ça, je ne pensais même pas tenir aussi longtemps dans une boîte ^^

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  2. Ah oui cravacher 5 jours sur 7 et passer une journée du we à faire le ménage et faire des courses pour la semaine. Oui je connais que fort bien ce rythme.... je me suis aussi fixer pour 2015 de m'accorder plus de temps pour moi même en voulant être directrice truc. On verra au bilan annuel. Encore félicitations pour ton nouveau statut te souhaitant d'atteindre tes objectifs :)

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    1. Alors je te souhaite le meilleur, perso comme pro :)

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