Le saut

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J’ai démissionné.
Après un an de préparation, de tergiversations et d’appréhensions, me voilà plus ou moins prête à prendre mon envol. Concrètement, dans deux mois, je ne serai plus traductrice salariée mais traductrice freelance.

Ça implique quoi, ce changement de statut ?
  • D’abord, 2-3 mois sans rémunération car les traducteurs sont souvent payés en différé puis des revenus irréguliers
  • Plus de transport puisque je travaillerai depuis chez moi (même si à terme, j’étudierai les solutions de coworking)
  • La possibilité de choisir ce que je traduis ou non
  • La nécessité de solliciter moi-même des clients (brr)
  • Du travail le week-end, probablement
  • De longues journées de travail, très probablement
  • Un peu plus de calme mais aussi de solitude (chattes exceptées)
  • Plus de temps pour mes recherches terminologiques
  • La possibilité de lire à voix haute mes traductions pour m’assurer qu’elles sonnent bien
  • Encore plus de thé !
  • Moins d’écouteurs, musique à fond, vissés dans les oreilles.
  • Des rendez-vous médicaux et administratifs en matinée ou en plein après-midi
  • La réception de colis le matin... si le facteur daigne sonner
  • Une meilleure organisation de mon temps
  • Une alimentation plus saine
  • Plus de cuisine
  • Plus de paperasse : mes propres factures, la tenue des comptes, ma déclaration d’impôts, mon Agessa... oh yeah !
  • Énormément de stress quand je n’aurai plus de travail
  • La fin des congés payés, des congés maladie, des tickets restaurant et de la mutuelle d’entreprise
  • Le début des pyjamas toute la journée !

10 commentaires:

  1. Tous mes vœux de réussite pour cette nouvelle vie !

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  2. Tu sais que l'Agessa, c'est seulement pour les traducteurs littéraires, et que si tu bosses comme traductrice technique (seulement, ou en plus), tu dois être inscrite à l'Urssaf, hein?

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    1. Oui, l'Agessa concerne aussi les auteurs de sous-titrage... ce que je suis aussi. D'où la paperasse en double :'(

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  3. Bon courage dans cette nouvelle aventure, j'ai fait ça 6 mois et puis j'ai laissé tomber car j'attendais bébé et ne me sentais pas assez "culottée" pour démarcher les entreprises. d'autant plus que je devais apprendre à sous-titrer et je n'avais pas le temps de me plonger sur le problème.
    Je te souhaite de trouver des tas de clients :)

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    1. Cela fait quelques mois que je prospecte et j'apprends beaucoup.
      Sans bébé en vue, ce devrait être moins dur.

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  4. bon courage pour cette nouvelle aventure !
    je me pose toujours la question du lien social pour les personnes qui travaillent à la maison !
    je pense que j'aurai du mal, et que je me laisserai clairement aller physiquement (bonjour pyjama et cheveux gras !)
    ce qui est pour moi le plus angoissant dans cette forme de travail, ce sont les revenus irréguliers...

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    1. Dans un premier temps, j'aurai toujours mes cours de japonais qui me sortiront. Ensuite, je continuerai mais je ne sais pas encore. Plus tard, pourquoi pas le coworking.
      C'est drôle : quand je venais d'être diplômée, je me voyais trop travailler seule, mais j'ai eu la chance de trouver très vite un CDI. Maintenant, après quelques années de salariat, je me dis que ça va me manquer, de voir des gens, leur parler, leur demander conseil...
      Et je ne parle même pas des revenus irréguliers, effectivement.
      Ahhhhh !

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  5. Réponses
    1. Merci !
      Tiens, au fait, tu as toujours été traductrice ? J'ai un trou de mémoire, tout à coup.

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