Les fêtes de fin d'année

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Source d’angoisse pour certains, d’énervement pour d’autres et de joie pour — semble-t-il — une minorité, Noël et les fêtes de fin d’année génèrent toutes sortes de sentiments. Pour ma part, cette période a toujours été agréable, entre réunions de famille et perspectives pour la nouvelle année. Malgré tout, mes petites habitudes ont changé au fil du temps...


Avant, Noël, c’était en famille et c’était très chouette. On n’avait certes pas de sapin (je crois que ça n’a jamais traversé l’esprit de personne) ni de cadeaux particuliers si ce n’est de l’argent pour les enfants les années fastes, mais on allait faire les courses un jour ou deux avant le 24 (le 25 ? je n’ai jamais trop su), en petits groupes. Chaque groupe était chargé d’un poste : huîtres et toasts, saumon, escargots, aliments divers comme le beurre, la salade, le tarama et le citron, on se complétait d’ailleurs très naturellement. Parfois, on rajoutait de la nourriture chinoise, parfois un gigot d’agneau, mais il n’y a jamais eu de menu fixe.

Une fois chez mes grands-parents, de petits groupes se formaient de nouveau : j’ai un oncle qui ouvre les huîtres comme personne, un autre qui ne sait rien faire donc déballe tous les emballages, un qui cuisine un petit quelque chose pour tout le monde, un qui ouvre les bouteilles de vin... Bref, on n’était pas tous autour d’une table, à attendre que la maîtresse de maison fasse défiler les plats et à essayer de refiler le plat que l’on n’aime pas. Il n’y avait qu’à circuler d’une table à une autre, à discuter avec des gens que l’on voyait de toute façon presque tous les jours ou toutes les semaines... Du bon temps jusqu’aux environs de minuit, où chacun rentrait ensuite chez soi. Et surtout, aucune pression, sans doute parce que Noël n’a rien de sacré chez nous et a toujours été perçu comme la fête commerciale qu’elle est.

Cette petite tradition a perduré deux ou trois années après le décès de mon grand-père, puis on a fait ça en plus petits comités encore. Je passais voir ma grand-mère, restais ensuite chez mes parents, puis allais le lendemain chez mes beaux-parents. Moments agréables mais l’enthousiasme était moins présent (rapport aux histoires de famille que j’ai déjà évoquées ici). On fêtait Noël pour le fêter, mais on aurait aussi s’en passer et se contenter de quelques appels ou SMS.

Cette année, je vais carrément passer le 24 et le 25 chez mes beaux-parents. Ce sont mes parents qui vont venir rejoindre le 25. Comme d’habitude, ce sera dans la joie et la bonne humeur. Concrètement, je vais arriver après le travail — je ne prends jamais de congé à Noël — et mettre les pieds sous la table en attendant de manger et papoter.

Côté cadeaux, comme depuis quelques années, ce ne sera pas trop malheureux non plus. Avec mon compagnon, on a toujours une petite liste de cadeaux qui nous feraient plaisir, souvent dans le rayon culturel d’ailleurs. Pour les beaux-parents, on se casse un peu la tête avec plus ou moins de succès, mais jamais avec déplaisir. Pour les beaux-frères et sœur aussi, on a quelques idées. Mes parents, je les invite au restaurant.

À la maison, on prévoira une petite séance de décoration du sapin. Un sapin artificiel qui nous a coûté un bras au BHV mais qui est solide et assez beau et semble parti pour durer. On a toujours de belles décorations et cette année, on a pensé à refaire notre stock de guirlandes. Espérons juste que les chats ne s’amusent pas trop à refaire la déco à leur goût ou... à la manger, dans le cas de Scorpy.

Conclusion, je ne connais pas les repas qui virent à la crise et aux larmes ni le rôle de la maîtresse de maison pétrie dans ses problèmes de vaisselle ou de plan de table (même si j’aimerais beaucoup inviter et bien faire les choses un de ces quatre !). Le consumérisme effréné de Noël ? Impossible de ne pas le voir, mais c’est tout à fait possible de ne pas y céder en faisant des cadeaux normaux et simples. Le gavage alimentaire ? Oh, je ne pense pas que je ferai des folies cette année avec mon végétarisme d’un côté et ma belle-mère qui cuisine difficilement sans viande. Seul point qui m’emmerde vraiment : la foule pressée, partout, pesante. Mais une fois la porte fermée, place à la douceur ^^

6 commentaires:

  1. chez moi, le noël a toujours été vécu simplement. quand mes grands parents étaient encore là, tout le monde s'y retrouvaient.
    depuis, non, donc cela se fait avec le noyau familial et c'est très bien. pas de crise, pas de problème, mes parents n'ont pas le temps d'aller chercher des cadeaux, donc pas de crise du cadeau, pas d'orgie. bref tout va bien et c'est très bien comme !

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    1. Oui oui, tes posts illustrent à merveille ce que Noël représente pour moi et ce, malgré les différends familiaux et les gens qui changent ^^

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  2. Merci de partager avec nous la simplicité et, comme tu dis, la douceur de tes Noëls. Comme le billet de Titite, ça me donne matière à réfléchir sur ce que je veux vraiment pour les fêtes - et dont je vais avoir un avant-goût cette année puisqu'on fait le réveillon rien que tous les quatre.

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    1. C'était avec qui avant, si ce n'est pas indiscret ?
      C'est bien que le sexy quadra puisse revenir vous rejoindre à cette période.

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  3. Ton compagnon est d'origine chinoise aussi ?

    Chez nous, pas de côté "sacré" non plus (peut-être les grands-parents, à l'époque, mais ça fait belle lurette...) donc on se complique de moins en moins la vie pendant les fêtes. On aime bien recevoir la famille proche et cuisiner des petits plats sortant de l'ordinaire, mais pas question de jouer les Bree VanDeKamp (plan de table ? pour Noël ? au secours !!!) ou de se prendre la tête sur les plats ou la vaisselle. On se fait des petits cadeaux sans prétention, on mange, on papote, et aux alentours de minuit, on va se coucher. C'est très simple mais ça suffit largement !

    Et comme toi, je trouve que la folie ambiante où qu'on mette les pieds devient vite pesante :/

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    1. Nope, normand-périgourdin d'origine, parisien de cœur :D
      Oui, Noël a l'air très doux de ton côté aussi :D Et puis, entre filles uniques, on se comprend !
      Pour l'instant, je ne trouve pas trop dur de fuir l'orgie et le grand capitalisme de Noël : je ne mets pas les pieds dans les boutiques les samedis et dimanches ou alors en traçant ma route.

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