2014, bilan culturel

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2014 n’a pas été l’année de la culture... Manque de temps, fatigue dans les transports, priorités plus prioritaires, tout a concouru à cette impression de désert culturel, que ce soit dans l’univers de la BD, des romans, de la musique ou des films. Et non seulement j’ai moins lu, mais en plus, j’ai lu moins de choses bien. Eh oui, ça fait envie tout ça... je vais quand même essayer de mettre en avant mes quelques coups de cœur et de pimenter avec des coups de gueule !


Bandes dessinées
Meh. Double meh. Triple m... Comme dit ici, j’ai même eu du mal à trouver TROIS mangas qui m’aient pris aux tripes ou qui m’aient fait triper (comme Samidare, Thermae Romae ou encore Les enfants de la mer en 2013). En comics, Saga m’a assez subjuguée et c’est pour cela que je l’ai inclus dans mon Top 3 mais mes craintes étaient fondées et l’histoire prend une tournure plus banale. Finalement, c’est en franco-belge que je me suis ouverte et ai découvert de petites pépites, comme Gemma Bovery.

Mais avant tout, les chiffres !
2014, c’est seulement 137 BD, toutes origines confondues, contre près de 200 l’année précédente.
On arrive péniblement à 11 BD par mois...

Manga & manwha
J’ai lu de chouettes œuvres, souvent grâce à a-yin, comme des basso (aussi connue sous le nom de Natsume Ôno sous nos latitudes) en chinois, L’École bleue pleine d’onirisme et d’absurdité à la fois, ou encore la fantastique Est Em (Tango chez les Éditions H, en France) et ses mangas pleins de sensualité... Mais aucune de celles-ci ne m’a fait décoller.

Gad Sfortunato, Source

Utsubora, Source

Red Blinds the Foolish, Source

J’ai continué mes séries en cours, dont certaines commencent à dater, comme Hunter X Hunter, Jojo’s Bizarre Adventure... mais aussi Cesare, Bride Stories et L’Attaque des Titans. Si la série phare de Fuyumi Soryo, qui s’intéresse au destin de Cesare Borgia, se bonifie au fil du temps, et celle de Kaoru Mori, située en Asie mineure, reste toujours un plaisir à lire, je dois avouer de moins en moins être en phase avec L’Attaque des Titans — qui connaît un succès grandissant, tant mieux pour lui. Ces séries ont été, semble-t-il, les principales de 2014.

Steel Ball Run (Jojo's Bizarre Adventure), Source

Cesare, Source

Cependant, je ne voudrais pas oublier les autres petits one-shots et autres séries courtes sortis en France, comme l’écolo et coréen Moi, jardinier citadin et l’ambitieux Seraphim, projet commun à Mamoru Oshii et Satoshi Kon avorté au bout d’un volume. Dans le genre, Seediq Bale, œuvre didactique mettant en lumière le destin des Seediq, peuple aborigène de Taïwan, a été une vraie plaie à lire bien qu’instructif : disons que ça devait être fait.

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2014 a aussi vu la fin de séries comme le mystique Enfants de la mer et le non moins mystique Wet Moon (dont je ne retrouve toujours pas le volume 3, à se demander si je l’ai jamais acheté) et la poursuite de séries que j’aime beaucoup mais qui ne sont pas nouvelles, avec en tête Kamakura Diary (Akimi Yoshida), Moonlight Act (Kazuhiro Fujita) et Dorohedoro (Q Hayashida), dont les auteurs semblent tous avoir un grain — mais un bon.

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Dorohedoro, Source

J’ai continué sans déplaisir mais sans joie folle — sentez le grand enthousiasme qui se dégage de ce post — Billy Bat, Silver Spoon et Le nouveau Tom Sawyer (3ème et dernier volume prévu en janvier).
Après quelques hésitations, nous avons revendu Kids on the Slope, qui mêle jazz et contestations étudiantes dans le Japon des années 60, car nous possédons la série animée, et pour ma part, malgré mon attachement pour Mokke, un chouette manga « tranches de vie » et yôkai, ces créatures fantastiques issues du folklore japonais, j’ai choisi de ne pas l’acquérir. Autre série que je ne compte pas continuer : Moyasimon, qui avait tout pour me plaire — le joyeux monde des bactéries, pensez donc ! — mais peut-être trop OVNI et balbutiant pour que j’aie envie d’y consacrer temps et argent.

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En plus de n’avoir fait qu’un nombre très relatif de belles découvertes, je dois avouer avoir lu quelques titres sans grand intérêt : Mangeons ! dont les couvertures sont très réussies mais dont l’intérieur montre en permanence une jeune femme plantureuse proche de l’orgasme lorsqu’elle mange (et en plus, elle fait des commentaires débiles), All We Need is Love, un yuri graveleux et mal renseigné, Les enfants à la poursuite des étoiles au scénario nunuche, et la déception Sasameki Koto (que j’ai failli acheter en anglais, car il est publié aux États-Unis sous le titre de Whispered Words et je n’avais pas du tout fait le rapprochement), qui traite aussi d’amours lesbiennes, mais d’une façon superficielle et clichée. Oust !

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Sasameki koto, Source


Tâchons de clore le bilan manga par les bonnes surprises. Tout d’abord, il y a What Did You Eat Yesterday, un manga culinaire de l’auteur de All My Darling Daughters, disponible uniquement en anglais à l’heure actuelle. Pas d’action débridée, juste des recettes qui s’égrènent dans le quotidien d’un couple. Entre les draps est un manga que je voulais lire depuis longtemps, je n’en garde pas un souvenir à vie mais il est très juste et touchant. Nekomura-san et sa chatte de ménage (une chatte qui fait le ménage, donc) m’a aussi beaucoup plu, avec son humour absurde et ses dessins dépouillés.
Après Undercurrent et Goggles, Tetsuya Toyoda a débarqué en France avec Coffee Time, un recueil de nouvelles un peu inégales mais que j’ai beaucoup appréciées pour leur douceur.
Et en fin d’année est venu mon rayon de soleil : Sunny, de Taiyô Matsumoto, qui croque les figures peuplant un orphelinat un peu hors normes, avec ses rebelles et ses marginaux.

Sunny, Source


Comics
Côté comics, comme je l’ai pleuré, j’ai découvert Batwoman et ai appris que la série serait arrêtée la même année. J’étais pourtant au courant de cette histoire de mariage lesbien qui n’aurait pas plu à l’éditeur, mais une fois lancée dans la série, je l’ai complètement occultée et c’est comme si la série était morte deux fois. Bien sûr, j’ai plein d’autres comics de super-héros à découvrir, comme Daredevil, mais bon, je m’étais bien attachée à Kate Kane.

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Autres coups de cœur donc, Saga, même si je crains le pire pour la suite de cette fuite intergalactique, et Elmeeeeeeeeer, hum, pardon, Elmer, grâce à a-yin, fournisseuse officieuse de BD. Elmer, c’est l’histoire d’un monde où les poulets ont acquis une conscience et commencent leur lente cohabitation avec les Hommes (si si) : les dessins sont excellents, le propos intelligent. Ce que j’ai surtout aimé, c’est que l’anthropomorphisme n’est pas juste un moyen de placer des métaphores (racisme, etc.) mais qu’il y a une vraie réflexion sur notre rapport aux animaux.

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Autrement, j’ai été agréablement surprise de voir la suite de Légendes de la garde, cette fabuleuse épopée mettant en scène de vaillantes souris, et ça m’a fait plaisir de voir qu’Armalite a été la traductrice du tome 3.
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J’ai également continué The Walking Dead, qu’on ne présente plus, et Fables, le comics également à l’origine d’une série télévisée, Once Upon a Time, et pour l’un comme pour l’autre, un seul constat : qu’on en finisse !

J’ai tenté The Unwritten, que j’étais persuadée d’aimer jusqu’à la moelle, mais en fait, j’ai juste galéré pour suivre l’intrigue, une histoire d’histoire dans l’histoire, un délire créateur-créature et une réflexion sur la relation père-fils, mais rien ne m’a touchée. Grâce à la bibliothèque aussi, j’ai lu pour la énième fois le petit one-shot Death : Les temps forts de ta vie, et pour la énième fois, j’ai attendu les dernières pages pour me rendre compte que je l’avais déjà lu. J’ai aussi lu en vitesse Seigneurs de Bagdad et Y : Le dernier homme, de Brian K.Vaughan : le premier m’a laissée de marbre mais il semble avoir rencontré un vif succès aux États-Unis de par sa thématique guerrière et son message pacifiste, le second m’a laissée perplexe car sous couvert de féminisme, il ne révolutionne rien du tout.

The Unwritten, Source
Death, Source

Seigneurs de Bagdad, Source
2014 a vu la fin de la mythique série Locke & Key, que je recommande à tout le monde en attendant d’oser écrire quelque chose sur ce drame familial marqué par la magie et les malédictions.
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Toujours grâce à a-yin, j’ai enfin découvert le frappé, dingue et affolant Doom Patrol, la ligue des super-héros marginaux et autres bras cassés, version Grant Morrison, bien sûr. Je ne résiste d’ailleurs pas à l’envie de coller à nouveau une couverture de Flex Mentallo, autre œuvre frappée du duo Morrison / Quitely. Ce n’est pas très tendre, pas très propre, pas très rose, mais ça marque.

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Pour ce qui est des ratés, il y a eu Cet été-là de Jillian & Mariko Tamaki, que je n’ai pas foncièrement détesté, mais dont il ne subsiste au final rien après lecture. Pourtant, l’ambiance est là, les émois de l’adolescence aussi, la sauce ne prend pas, tout simplement.

Heureusement, d’autres choses viennent rattraper ça, comme La fille maudite du capitaine pirate, encore un autre OVNI, pas tant dans son histoire de gamine aventurière dans un monde de pirates que dans sa narration bien rythmée et ses dessins fins et détaillés, proches de la caricature grotesque.

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Autre bon choix de BD grâce à Armalite, Petite Voleuse, pas culte mais très très sympa, très en phase avec les dépressions de ce siècle, la sensation de vide, tout ça... Autre recommandation (et traduction) d’Armalite, Un thé pour Yumiko, œuvre mélancolique mais pas négative sur le deuil.

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L’un des derniers comics lus, c’est L’aliéniste, des frères Moon et Ba, qui nous avaient offert le fabuleux Daytripper. Je ne sais pas trop que penser de cette adaptation d’une nouvelle brésilienne, censément une réflexion sur la normalité et la psychologie... Graphiquement, c’est superbe sans atteindre le niveau de la précédente œuvre, mais je ne sais pas, la narration m’a semblé ardue et le propos un peu vide. Peut-être suis-je passée à côté de quelque chose.

Enfin, j’ai clôturé l’année par Your Illustrated Guide to Becoming One With the Universe, de Yumi Sakugawa, dont j’ai parlé ici, pas un comics à proprement parler, mais que je classe en BD en raison de la prédominance d’images sur les textes.

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BD franco-belge
Enfin une catégorie plus fournie et qui me met en joie :] J’aurais facilement pu citer 10 BD qui m’ont beaucoup beaucoup plu en 2014 !
Pour commencer, dans mon top 3 et difficilement conquis : Quatre sœurs, adapté du roman de Malika Ferdjoukh avec les dessins de Cati Baur. C’est beauuuu, c’est drôôôole, c’est intéressaaaant. Un monde un peu décalé, des noms fantaisistes, des personnages hauts en couleur... et ça donne cinq sœurs (chaque fille ayant quatre sœurs) dont on suit les aventures avec plaisir. Cette série m’a un peu fait penser à Rosalie Blum, de par sa douceur et ses couleurs pastel. Il me tarde de lire la suite.

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Autre découverte que je dois à a-yin : Birgit Weyhe, une auteur allemande dont j’adore la narration et les dessins. Duo gagnant avec La Ronde et Kermesse au paradis, mais une légère préférence pour ce dernier. Toujours est-il que les deux œuvres sont superbes, historiques, précises et pleines d’humour et de gravité.

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Quant à Gemma Bovery de Posy Simmonds, je le dois à la bibliothèque. J’avais déjà bien aimé Tamara Drewe de cette auteur, mais Gemma, c’est la révélation ! Pourtant, je ne suis pas une incontournable du roman de Flaubert, mais là, c’est si pertinent dans la façon de décrire la France et les Français, la descente aux enfers d’une Emma moderne, les dialogues qui font mouche, servis par cette traduction délicieuse... Une intelligente réinterprétation de ce classique.

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Mais ce n’est pas tout ! J’ai aussi adoré Autobio de Cyril Pedrosa (3 Ombres, Portugal) et le quotidien d’une famille écolo-bio-surtout-pas-bobo-si-un-peu-quand-même, plein d’humour, des dessins de caricature qui touchent juste, un regard lucide. L’objet-livre est aussi très chouette, en faux carton.
Reçu pour mon anniversaire et lu des mois après, Âama de Frederik Peeters m’a tellement conquise (malgré cette fin un peu facile) que j’ai demandé l’intégrale de Lupus pour Noël : des couleurs pétantes pour un voyage SF qui se révèle être, comme toujours avec cet auteur, une plongée en soi.
Tout le monde a parlé des Vieux Fourneaux et comme tout le monde, j’ai fini par céder, et bien m’en a pris : j’ai ri comme une baleine tout le long du premier volume et comme un chacal lors du deuxième, en compagnie de ces petits vieux qui dérogent à l’image que l’on pourrait se faire d’eux.
Et comment ne pas parler du Château des Étoiles, ce retour au 18ème siècle bavarois, lors des grandes heures des voyages en montgolfière ? Non seulement les dessins pastel sont de toute beauté, mais l’action est parfaitement rythmée, l’intrigue haletante, je ne vois vraiment aucun défaut à cette série en 2 volumes, dont le second devrait être disponible en 2015.


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Âama, Source

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Également pour mon anniversaire, j’ai reçu de Kerydwen Psycho-Investigateur, une BD bien atypique (ne serait-ce que sa couverture !) qui explore les tréfonds de l’inconscient et du subconscient avec des dessins originaux et aux couleurs cire. Excellent choix, merci à elle !
Autre coup de cœur, Un océan d’amour, recommandé par Boulet, qui est effectivement une belle histoire d’amour muette sur les mers du monde, pleine d’humour et de tendresse. J’ai déjà envie de la relire...

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Il y a bien sûr eu quelques déceptions, mais rien de comparable aux mangas. 5 000 km par seconde tant encensé et primé ne m’a pas spécialement parlé, RG de Peeters semble être un monument au machisme malgré un scénario et des dessins sympas, Un petit goût de noisette de Vanyda est chouette mais un peu léger et décousu à mon sens... Ils m’ont malgré tout fait passer de bons moments.

5 000 km par seconde, Source

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La bibliothèque m’a aussi fait découvrir Les gens normaux — Paroles de LGBT, un recueil de témoignages de lesbiennes, gays, bi et trans dessinés par différents artistes entrecoupés de longs textes historiques, anthropologiques, politiques...

Dernière catégorie : les artistes français au Japon. Florent Chavouet et son talent n’auront échappé à personne, j’ai lu avec plaisir Tokyo Sanpô et Manabe Shima, préférant ce dernier car plus atypique. D’une manière générale, cet auteur sort des sentiers battus, s’intéresse au banal, pose plein de questions, et n’a pas son pareil pour faire des cartes colorées et offrir un mélange BD/carnet de voyage plus qu’intéressant.
Autre initiative : Kokekkokô !, édité par Issekinicho, n’est pas aussi inégal que je le craignais et dévoile des artistes globalement bons.

Bref, 2014 aura été l’année de la franco-belge.


Romans et essais
11. Onze livres en douze mois, c’est un chiffre dont j’ai honte. Et en plus, il n’y en a qu’une poignée que j’ai adorée !
J’ai commencé avec Lucky Girls, pris un peu au pif dans une librairie, pour son destin de femmes en Inde. L’écriture ou la traduction n’est pas géniale, ça fait un peu Américaine qui va faire son périple sans raison, je n’ai pas trop été happée.

Coïncidence, dans le cadre de la Ronde des poches d’Armalite, j’ai reçu de Nathalie La Colère des Aubergines (Bulbul Sharma), qui m’a beaucoup divertie, amusée et appris. L’écriture de Sharma est précise, incisive et belle.

J’ai poursuivi avec Le koala tueur et autres histoires du bush, de Kenneth Cook, qui, il me semble, m’a été recommandé par Kleo. Encore des nouvelles très chouettes, rigolotes comme le titre le laisse penser, mêlées à une certaine amertume. L’anecdote marrante ? Ma cousine australienne, plutôt cultivée, n’en a jamais entendu parler :)

Après avoir vu le film Maintenant, c’est ma vie, je me suis bien évidemment jetée sur le roman originel, How I Live Now de Meg Rosoff, et ai découvert avec stupeur que le film a pris beaucoup de libertés et est au final très différent. J’ai une petite préférence pour le film, son ambiance, ses acteurs et sa musique, mais le roman reste excellent. J’aurais aimé le lire à l’adolescence :)

Dans une librairie, Kleo m’a si bien parlé de Tanizaki que je me suis retrouvée en moins de deux avec Le Tatouage entre les mains et j’ai bien aimé cette description d’une époque un peu décadente et expérimentale. J’ai honte de dire que je n’ai pas poursuivi dans la bibliographie de ce prolifique auteur mais ce n’est qu’une question de temps.

Je me suis aussi accordé le 3ème volume du Protectorat de l’Ombrelle, Blameless, et ai suivi avec bonheur les aventures d’Alexia Tarabotti. L’intrigue s’essouffle un peu et les répétitions sont légion, mais le style s’allège un peu et on sent que l’auteur n’en fait plus des tonnes, ce qui est vraiment appréciable pour cette saga attachante. En 2015, je remettrai bien sûr le couvert (ou comment finir une chick-lit de 5 volumes en 3 ans).

Dans le cadre d’une deuxième ronde des poches d’Armalite, Solaena m’a offert Les dix enfants que Madame Ming n’a jamais eus, d’Eric Emmanuel Schmitt, que j’ai dévoré assez rapidement malgré mon aversion pour le confucianisme que le célèbre philosophe dépeint ici.

Ensuite vient un livre charnière pour moi, Mange, prie, aime d’Elizabeth Gilbert. Je n’aurais jamais cru lire ce type d’autobiographie un jour, j’ai détesté le ton résolument américain, j’ai trouvé le style poussif, mais malgré tout ça, cet ouvrage m’a beaucoup (trop) parlé.

Dans ma liste de 50 objectifs, que je n’ai pas oubliée, il était question d’approfondir mes connaissances du thé. Je me suis donc procuré 1001 secrets du thé de Lydie Gautier, une mine d’or pour aussi bien connaître les processus de cueillette et de fermentation des feuilles de thé que pour cuisiner avec du thé. Je recommande vivement ce guide joliment illustré pour démarrer son apprentissage. Autre incontournable : Le livre du thé d’Okakura Kakuzô, qui se voulait — si j’ai bien compris — un manifeste pour la compréhension mutuelle entre les peuples occidental et asiatique, à travers le chanoyu.

Le dernier livre que j’aie lu est Barbarismes & Cie de feu Michel Voirol, qui est plutôt un outil pour le travail : « s’avérer vrai » est un pléonasme puisque s’avérer signifie déjà « se révéler vrai », mais que j’ai gardé comme livre de chevet.

Et ce fut tout !

Magazines
Pas de bilan détaillé, je vous renvoie à ce billet, et me contenterai de dire que j’ai beaucoup apprécié ce que j’ai lu, de frankie à Kaboom, en passant par Kaizen et Discovery, sans oublier Well Well Well.

 
Concerts & musique
L’un de mes grands regrets de l’année passée, c’est de n’avoir assisté à aucun concert. J’ai bien voulu aller écouter Me'shell Ndegeocello au Divan du Monde mais c’était 40 € quand même.
Côté studio, j’ai écouté plus de rock japonais que d’habitude, ONE OK ROCK et Uplift Spice en tête, mais je n’ai pas fait l’effort d’écouter le dernier album de Patricia Barber, par exemple (qui est une chanteuse jazz américaine, pas une rockeuse japonaise).
J’ai bien évidemment fait mon plein de Vienna Teng, dont le dernier album est une véritable pépite et est le plus abouti.
Autrement, je me suis replongée dans mes classiques de toujours.


Films & séries
En films, je me suis débrouillée pour aller voir Tel père, tel fils, The Lunchbox, Bande de filles, Maintenant c’est ma vie... mais ai raté Black Coal, Still the Water, Le chant de la mer, et bien d’autres.
Heureusement, j’ai eu des séances de rattrapage avec The Goonies par exemple, histoire de combler les trous béants de ma culture cinématographique.
À l’inverse, j’ai enfin fait voir The Milkwoman, l’un de mes films préférés, à mon compagnon.
On s’est procuré le blu-ray de Beaucoup de bruit pour rien, c’était bieeeen.

L’animation n’a pas été en reste avec Moi, moche et méchant, La grande aventure Lego ou encore Les Cinq Légendes.

Quant aux séries, elles se sont résumées à la fin de Farscape, une merveille, aux 3 premières saisons de Six Feet Under (mon autre cadeau d’anniversaire) qui seront sûrement les meilleures avant que la série ne s’enfonce encore plus dans les clichés, et à Fargo et True Detective, que j’apprécie sans en raffoler.


Expos
Assez peu de sorties : Pixar à l’Art Ludique en mars, Tatoueurs tatoués au Musée du Quai Branly en juillet et ce doit être à peu près tout. Pas de Ghibli, pas de Musée de l’Immigration, pas de Musée Guimet cette année. 2015 sera un meilleur cru.


Conclusion
Une année un peu pauvre culturellement, le temps ayant également été phagocyté par mon rattrapage magazines... Pour 2015, j’espère bien pouvoir m’adonner à mes loisirs préférés ^^

4 commentaires:

  1. Comment ça je t'ai fourré d'autorité du Tanizaki dans les mains ? Ce n'est pas possible, voyons (je crois qu'en fait c'est toi qui as choisi "Le tatouage" car je ne l'ai jamais lu - j'aurais sans doute recommandé "Un amour insensé").
    Je plaide également coupable pour "Le koala tueur et autres histoires du bush". Il te reste encore le wombat et le kangourou dans la même veine :)

    Pour le cinéma, tu as quand même réussi à voir plus de films que moi...
    Joli retour en arrière, merci de nous avoir fait partager ta vie culturelle de 2014 (mais comment fais-tu pour garder trace de tout ??)

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    1. Ah oui oui, tu as tout à fait raison. Tu as conseillé ton favori et j'ai préféré prendre des nouvelles que j'étais sûre d'avoir le temps de finir. Erreur réparée.

      J'ai vu plus de films que toi mais je n'ai pas donné vie à la 8ème merveille du monde (puisque chez nous, c'est Otak et que je ne suis pas sa mère).
      Le bilan culturel, c'est le plus facile à faire car 1/ je note tout ce que je lis et vois et 2/ j'ai une meilleure mémoire pour les livres que pour ma vie. Je note aussi les petits événements du quotidien sur le portable (en catimini et de manière tellement cryptique que j'en arrive à ne pas me comprendre), ce qui me permet de faire les "Semaine".

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  2. Je n'arrive pas à trouver ton année culturelle pauvre o_o !

    Elmer, tel que je le décris, n'a jamais donné envie à personne...

    Je te souhaite d'excellentes lectures manga en 2015 alors ;) (mais je me demande ce que réserve l'année). The Unwritten, je craque complètement même si je peste contre le dessin de Gross! J'ai lu 2 volumes de Locke & Key et je n'adore pas encore. Je continuerai quand je pourrai. J'aime beaucoup Kate Kane aussi! Je n'ai lu que Elegy et je dois dire que c'est surtout la deuxième partie avec le passé qui m'a fait adorer le personnage :o (le moment où elle tique sur les talons pour le costume ^^ )

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    1. Bah c'est pauvre par rapport à ce que je voulais faire (mais bon, ça...) et surtout, je sais que j'ai passé des mois à dormir dans le train alors qu'avant, je lisais. Sachant que j'ai minimum 2h40 de transport par jour, même si je ne lis pas très vite, j'ai eu le temps de faire 10 bouquins facile. En roman, j'ai aussi eu moins de coups de cœur qu'avant.

      Le nouveau Moon/Ba m'intéresse, encore, toujours :)
      Pas sûre que tu aimes plus Locke & Key mais essaie quand même.
      Quant à Elmer, je suis pas sûre de le vendre très bien, mais je pense que tu fais "pire" xD

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