La folle épopée avec DHL

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À force de triper sur les salière et poivrier en forme d’ananas que ma belle-mère a achetés chez Zara Home, j’ai fini par y faire un tour, à Zara Home. Déception, il n’y avait rien de ce que je recherchais. Mais comme j’ai ensuite eu la bonne idée de visiter le site web, j’y ai quand même trouvé mon bonheur : 4 articles de salles de bain et un plaid pour le canapé. Une petite huitaine après, ma commande a été expédiée d’Espagne, on était le 28 janvier et c’était le début de la grande prise de tête avec le transporteur DHL...


jeudi 29 janvier : J+1

Le livreur DHL m’appelle. Miracle, il ne me reproche pas de ne pas être chez moi un jour de semaine, comme l’a fait un livreur GLS. Non non, il ne trouve pas mon immeuble, dit-il à mon répondeur. Lorsque je le rappelle, il me dit qu’il dépose mon colis au Centre d’Affaires Cléopâtre.

Petite parenthèse Cléopâtre : ce « centre d’affaires » est une papeterie qui me file des cauchemars car à 10 minutes de bus de chez moi mais avec une bonne demi-heure d’attente dudit bus. La dernière fois, je me suis demandé comment j’allais ramener 30 kg de croquettes et 20 de litière mais le même livreur GLS qui m’a gueulé dessus a finalement eu pitié et nous a gentiment ramenés, moi et les 50 kg de produits félins, à la maison.

Bref, au seul nom de Cléopâtre, je tremble. Fort heureusement, le livreur voit qu’il y a un point relais presque à côté de chez moi, un salon de coiffure, et me dit qu’il va finalement y laisser mon colis. Je le remercie environ 50 fois.


vendredi 30 janvier : J+2
Tant pis pour le magasin bio/végé que je voulais visiter, je rentre dans ma ville directement après le travail pour récupérer le colis chez le coiffeur. Avec l’ombre de Cléopâtre qui plane, j’appelle quand même le coiffeur pour m’assurer que mon colis est chez lui. Il n’en trouve pas trace mais me dit que mon adresse lui dit quelque chose et qu’il a dû bien réceptionner le colis.

Après un peu de course à pied, je me retrouve, suintante, chez lui. Bien sûr, après 15 minutes de recherches effrénées, rien. Mon adresse lui revient alors... dans la liste des colis manquants. Je rumine et je tempête intérieurement. Encore une de ces contrariétés qui ne tuent personne mais me fatiguent.


samedi 31 janvier : J+3
J’hésite entre prendre le bus pour aller chez Cléopâtre mais en tripotant le site de DHL, je vois l’option « se faire livrer à une autre adresse ». Phobie cléopâtrienne aidant, je cède à la faiblesse et demande une livraison au bureau le mercredi 4 février. En 4 ans de salariat, je ne me suis jamais rien fait livrer au travail car je n’aime pas mélanger les vies personnelle et professionnelle. Psychorigide ? Un peu. Bref. Je reçois un mail de confirmation bien détaillé qui me rassure.


mercredi 4 février : J+7
Depuis lundi, je reçois des SMS m’informant que mon colis m’attend « toujours » au Centre d’Affaires... je choisis de les ignorer. L’après-midi, un numéro inconnu m’appelle et me laisse un message que je résumerais en « krrrkkkk brrrr gkkkr » mais que mon ex-collègue interprète très bien : « merci de me rappeler à ce numéro ». LOL.

L’après-midi, je reçois le SMS suivant, le numéro inconnu se dévoile !
DHL EXPRESSE bjr un colis a votre attention a été déposé dans un point relais depuis quelque jour merci de rappelez sur ce num pour nous dire si vous l’avais bien récupéré merci d’avance

Le soir, je compose le num. Une voix que je vais souvent entendre les jours suivants m’annonce que... Cléopâtre. Je réexplique la situation aussi calmement que possible mais dans ma voix, on peut discerner des trémolos hystériques. La voix me promet une livraison au bureau vendredi 6 février, mon dernier jour. Je me dis qu’au pire, ça arrivera le lundi suivant, je demanderai à mes futurs ex-collègues de garder le paquet pour moi.


jeudi 5 février : J+8
Foutu SMS. Foutue Cléopâtre.


vendredi 6 février : J+9
Rituel du soir avec la voix : ah bon, j’ai demandé une livraison au bureau ?? Le colis est peut-être à Cléopâtre, peut-être pas. Le salon de coiffure n’est pas un point relais. Je me demande si le coiffeur est au courant. J’abandonne et demande une relivraison chez moi le lundi 9, jour à partir duquel je travaillerai toujours chez moi. La voix s’excuse et s’exécute en avouant à mi-mot que c’est un peu le bordel dans les ordres de services. Je n’avais pas remarqué.


lundi 9 février : J+12
Dans la matinée, le camion DHL passe avec mon colis ! Oui, je suis chez moi, oui, je descends tout de suite, monsieur.

« Vous savez, le centre Cléopâtre, c’est pas loin d’ici, ça m’aurait évité d’aller récupérer votre colis là-bas pour venir chez vous ! »

11 commentaires:

  1. Merveilleux. *ton dégoulinant de sarcasme*
    Je crois que les seuls livreurs avec lesquels je n'ai encore jamais eu de souci sont ceux d'UPS, mais je préfère ne pas le dire trop fort car ils doivent m'apporter quelque chose aujourd'hui.

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    1. Ca va, tout va bien, tu as bien reçu ton colis UPS ?
      Il me semble qu'ils sont beaucoup plus chers, aussi.

      Ce qui me tue, c'est que les livreurs sont, individuellement, sympas. Mais c'est l'organisation (ou son absence) qui crée tous ces problèmes et quiproquos. Bon ok, souvent, ils ne sonnent même pas, mais je me dis qu'ils doivent avoir des performances de fou à atteindre *naïve* Bon, tout ça, c'est ballot pour un "pro" de la logistique.

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  2. Je crois que, quel que soit le transporteur (sauf la poste quand ils n'ont rien à te faire signer), ça finit toujours par partir en cacahuète... J'ai souvenir d'une livraison de tente médiévale, où j'avais expressément demandé au mec de ne pas passer entre 12h30 et 14h pour cause de fermeture de la loge, et qui s'est pointé à 13h. Normal.
    (Sans compter ceux qui ne passent pas le week-end, parce que, bon)

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    1. Sans vouloir me mettre en mode "c'est moi qui ai eu la pire histoire" car on en a presque tous soupé avec les transporteurs, même avec La Poste, il y a eu cette histoire mémorable où j'ai demandé un transfert vers un bureau ouvert un peu plus tard que les 19h habituelles de ma ville et où le colis est resté du début à la fin à une annexe de Poste, bien pratique en face de la gare... mais où on m'avait assuré que le colis ne pouvait pas être. Bref.

      Pff, les heures, c'est fait pour les chats.

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  3. Nous on habite en début de voie, en campagne et il n'y a pas de numéro. Mais y'a une boite aux lettres, un nom et tout et tout. Et bien lorsqu'on sait qu'un transporteur va passer on passe la journée à guetter le bruit d'un moteur. Pourquoi ? Parce que neuf fois sur dix, le transporteur passe à tout allure fait un demi-tour et s'en va.

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    1. Ah, génial, ça doit être très enrichissant de passer la matinée à guetter tous les bruits.
      Mon compagnon l'a fait une fois pour un truc ultra important, en guettant limite sur le balcon, et... rien, même pas d'avis de passage. Et pour cause !

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  4. m'enfin, qui n'a pas eu de souci avec un transporteur !?
    ton problème a été particulièrement gratiné ! et une semaine pour récupérer un colis, soit plus que le temps à arriver d'espagne en france !
    perso, j'ai arrêté de commander sur certains sites à cause de leur transporteur (les plus mauvaises expériences resteront avec GLS pour moi)

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    1. Bah... Malena (cf. ci-dessous), visiblement :D :D
      Bah une semaine d'attente, ça ne me dérange pas, c'était rien d'urgent. Mais les courses pour rien, les appels téléphoniques répétés et tout le toutim, c'est chiant.
      GLS semble tenir le haut du pavé, effectivement ! Et je ne sais pas pour toi, mais je ne suis pas très gâtée, niveau point relais.

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    2. en point relais, ça va encore !
      nous nos voisins nous prennent la plupart des colis, encore faut il que le livreur aille chez eux ! (malgré le petit mot...)

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  5. J'ai de la chance d'avoir une gardienne en or ! Et du coup je ne cours jamais après aucun colis ...

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  6. Ah, c'est un luxe oui ^^
    C'est le cas chez mes parents : le facteur balance tout à la gardienne, qui dispatche ensuite sans jamais se tromper.
    Mais bon, ça fait 7-8 ans que j'ai quitté le nid parental, pas le choix :)

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