Allô maman

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La preuve que parfois, il ne faut pas forcer les choses : cela faisait des jours que je voulais écrire un post sur ma mère mais les mots ne venaient pas. Je ne savais pas comment le commencer, de quoi parler, où cela me mènerait et tout à coup — alors que je lavais des brocolis, notons mes instants toujours très poétiques — l’inspiration est venue. Plus que de mères ou de ma mère, je voulais parler d’éducation, d’enfants et oui, de maternité. Alors c’est parti.

Ces derniers temps, on m’a fait remarquer, consciemment ou non, que j’avais un rapport bizarre avec la maternité (dans le sens d’être mère ou parent). « Rien d’étonnant », me disais-je, puisque jusqu’à mes 20 ans environ, il était clair que je n’aurais pas d’enfant. Jamais. Puis j’ai rencontré quelqu’un, et cætera et mon avis a changé, je ne rentre pas dans les détails. Depuis, on a convenu d’avoir un enfant quand notre situation familiale et financière serait stable.

Et à mesure que la deadline approche, je me comporte de plus en plus bizarrement. J’ai peur d’avoir un enfant autiste. Je compare l’éducation d’un enfant à celui de nos chats. Je parle de deadline.
Quand je dis que si les hommes pouvaient être enceintes, je déléguerais avec joie cette tâche à mon compagnon, je suscite quelques réactions : non, je n’ai pas vraiment envie de savoir ce que ça fait d’avoir un bébé dans le bide et non, je n’imagine pas le bonheur que cela peut être. Pour moi, c’est une case par laquelle passer si l’on veut faire un enfant soi-même, point barre.
Est-ce que ça veut dire que je ne suis pas prête ? Aucune idée, je ne lis rien sur le sujet et j’aurai peut-être évolué dans deux ans (la deadline, donc).

Par contre, ce qui est sûr, c’est que je veux toujours préparer un terrain propre, limite parfait, pour le futur bébé, et que ma mère me répète à l’envi que cet environnement n’existera jamais. Et ça me coûte de dire qu’elle a raison. Le pire, c’est que je ne recherche pas tant cette perfection pour le petit être en question que pour ne pas être trop perturbée avec une variable supplémentaire dans ma vie. Bref, voilà, un bébé, c’est un facteur, une variable, un agent perturbateur presque.

Pourtant, dans ma tête, cet enfant sera sage, digne de confiance, aimant et aimé. Un peu comme moi petite, quoi. Et forcément, la question de l’éducation se pose. Je voudrais éduquer mes enfants (tiens, on est passé au pluriel) absolument différemment de la manière dont j’ai été éduquée : sans chantage affectif, sans trop de dépendances, sans imposer de modèles.

Car oui, quand je pense à mes parents et surtout à ma mère, je pense à tout ça. Ce qui ne m’empêche pas de les aimer, de tout faire pour eux (trop, même), de les remercier pour la vie qu’ils m’ont donnée et de trouver que je ne m’en sors pas trop mal, grâce à eux, malgré mes névroses et psychoses.
Mais à cause de la relation toxique qu’on a eue, je raconte souvent les mêmes anecdotes à ceux qui me le demandent (ou pas) : les terribles colères de mon père aujourd’hui papa poule, la dépression post-partum de ma mère qui l’a conduite à me laisser sur le paillasson à un an car je braillais trop, le fait que je n’avais toujours pas de prénom à ma naissance à 7 mois et demi, le fait que je suis fille unique, la permission de minuit que je n’ai jamais obtenue...

En général, je tourne cela en dérision et préfère en rire. En vrai, même si les faits ne sont pas graves, les causes le sont. Parce que je suis enfant unique, parce que ma famille maîtrise mal le français, parce que j’avais besoin de m’accrocher à quelque chose, nous avons ensemble créé une relation interdépendante.
L’énorme ego de ma mère, l’énorme colère de mon père, leur énorme orgueil à tous les deux (à nous trois ?) ont été très néfastes. Et à force de ressasser, je me suis dit que je ne voulais pas être quelqu’un qui écrase les autres pour se sentir vivre, qui a besoin d’avoir son auditoire pour exister, qui puise dans toutes les ressources de sa mauvaise foi juste pour avoir raison (c’était ma mère) ni quelqu’un qui estime n’avoir besoin de personne, qui se nourrit de rancœur, qui montre rarement de compassion (c’était mon père).

Mais étant la fille de mes parents, qui dit que je suis, que je serai meilleure ? Ne suis-je pas dans la position parfaite pour, au contraire, combiner les défauts des deux et encore mieux les reproduire ? Et c’est bien sûr en paniquant que je ferai n’importe quoi... Par exemple, j’ai une liste à la Arya avec les traits de caractère de mes parents que je renie totalement, dressée dans un grand moment de colère. Je n’ai pas osé la ressortir depuis mais j’en connais le contenu : c’est le portrait du monstre que je ne veux pas être.

Bref, tout ce fouillis mal organisé pour en arriver au même point : il se peut que j’aie un rapport bizarre avec la maternité. Je vois vaguement comment m’y préparer, ce dont je ne veux pas, ensuite, c’est le grand flou. Et ce flou, comment le combler autrement qu’en reproduisant ce que je connais ? Ou a contrario en me mettant à l’opposé exact de ce que sont mes parents ? Tant de questions... Je vais me replonger dans The Opposite of Fate d’Amy Tan, qui explore bien les relations mère-fille, je crois.

21 commentaires:

  1. A te lire, en fait, on dirait surtout que tu considères la maternité comme un truc à rayer sur ta to-do list. Je ne cherche pas à critiquer, hein, mais l'impression que j'en tire, c'est que cela ne te fait pas plus envie que ça, et que tu es très bien avec tes chats. Du coup, n'est-ce pas plutôt là-dessus qu'il faudrait réfléchir ?
    Pour ce qui est de ne pas reproduire le schéma familial, dis-toi qu'aucun parent n'est parfait - ou que, si c'est le cas, c'est horrible pour les enfants. On reproduit tous l'ensemble ou une partie de ce que l'on a vécu : l'important est d'en avoir conscience, de savoir lever le pied lorsque l'on reconnaît la situation. Sur ce point, d'ailleurs, ton conjoint peut se révéler d'une très grande aide.
    Quoi qu'il en soit, j'ai surtout le sentiment qu'il te faudrait évacuer autant que possible la colère que tu peux éprouver envers tes parents, et surtout ta mère, car cela risque de t'exploser à la figure. Et que tu acceptes, aussi, de reconnaître que tu as beaucoup souffert dans ta petite enfance et que c'est un traumatisme.
    Bon, je voulais me montrer à l'écoute et j'ai surtout l'impression de te faire un gros sermon...

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    1. Oui je suis consciente de donner cette impression d’avancer dans la vie en rayant des tâches mais je marche comme ça avec quasiment tout. Il y a des « to do » beaucoup plus importants que d’autres et je ne raye pas sans sentiments :) Je peux me tromper mais je pense que j’ai envie d’avoir des enfants maintenant (enfin dans un futur relativement proche), en tout cas, j’ai senti une évolution à ce sujet. Peut-être que ça me terrifie et que du coup, je me sens obligée d’objectiver la chose ? Aucune idée mais je ne pense pas que ce soit une histoire de si mais bien une histoire de comment.

      On a tous peur de ressembler à nos parents, de devenir eux, mais c’est vrai que je pense être bien accompagnée :)
      Pour mes parents, je pensais avoir plus ou moins surmonté la chose même si ça ne se voit pas. En tout cas, je suis sortie de la phase où j’enviais bêtement des amis dont les parents avaient — apparemment — l’air plus cool et de la phase où je trouvais que mes parents sont mes bons amis mais pas de bons parents. Enfin, je ne peux m’empêcher de trouver que ma mère a été égoïste mais je serais bien gonflée de lui demander d’être parfaite. Bref, je donne sûrement l’impression d’être dans le déni (d’autant que je refuse le mot de traumatisme : j’ai été et je suis toujours très aimée, juste de façon bizarre, et ce serait injuste de dire que mon enfance a été un traumatisme vis-à-vis des enfants qui ont réellement vécu des choses difficiles) mais malgré tout, je suis plus à l’aise sur le sujet qu’il y a quelques années.

      Mais tu as tout à fait raison : j’ai de temps en temps besoin de chouiner / d’évacuer à ce sujet et il serait sûrement bon de le faire avant de péter un plomb.
      Pas de souci, je n’ai pas eu l’impression de lire un sermon :) ton commentaire n’a pas été facile à lire je le reconnais, mais il vaut bien mieux qu’un simple « mais siii, tu verras, ton instinct materneeeeelll sera là, tu vas assurer !! ». Donc merci :]

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    2. Tu sais, par "traumatisme", je n'entends pas forcément "enfant de la DDASS" ;) Ce n'est pas parce que tu as été entourée d'amour que la situation de ta prime enfance, surtout avec une mère en dépression, n'a pas laissé de trace. Mais bon, c'est mon point de vue.

      Tant mieux si tu te "sens" vraiment de devenir mère dans un futur proche. C'est vraiment une décision qu'il ne faut pas prendre à la légère : ça peut être génial, mais aussi ultra frustrant, et on ne te le dit pas assez.
      Et je vais t'avouer un truc : l'instinct maternel, c'est de la connerie, un truc inventé par Jean-Jacques Rousseau. Je ne nie pas que tu éprouves une grande vague d'amour pour ce petit bout, mais ça n'est parfois ni simple ni évident (non, je ne cherche pas à te désespérer, simplement à rééquilibrer l'imagerie rose bonbon de la maternité).

      En revanche, je suis désolée de t'avoir remuée comme ça :/

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    3. Absolument pas de problème, c’est moi qui ai choisi de publier ce post ;)
      Bon, Jean-Jacques me déçoit mais en même temps, il voyait le bien partout, ce brave homme ^^
      Par contre, je continue la discussion par mail (auquel tu es libre de répondre ou non).

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    4. J'ai bien eu ton mail, mais j'ai pas trop le temps d'y répondre (malade + week-end en famille). Mais j'essaierai de le faire en fin de week-end/début de semaine prochaine :)

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    5. Bon rétablissement :(
      Absolument aucun souci pour le mail, tu sais !

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  2. Quant à l'affaire de la grossesse... J'ai eu quelques petites remarques moi qui ait dit "oui, enfin bon, c'est quand même un parasite quoi". L'idée d'une grossesse ne m'enchante pas du tout. "Oh, c'est génial tu le sens bouger et vivre à l'intérieur de toi". Hum, oui, peut-être que c'est "génial", personnellement, pour le moment, ça ne me fait pas rêver... du tout. Ceci étant, je veux vraiment avoir des enfants (dans un futur pas encore là)

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    1. Ca doit dépendre des gens, effectivement :)
      Un parasite, non, je ne le pense pas, mais je ne m’attends pas à une grossesse pépère. Il faut ce qu’il faut !

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  3. Moi ça me fait penser à : "avant d'être maman, j'avais des principes. Maintenant j'ai deux enfants."

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    1. Hihihihihi !!
      Merci pour cette tranche de rigolade.

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  4. Je ne sais plus qui m'a dit ceci (peut-être ma psy): on ne répète pas ce qu'ont fait les parents parce que le papa a aussi son rôle à jouer et il équilibre les choses. Bref, c'est tout à fait différent à chaque génération à cause de l'apport différent.

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    1. Sauf en cas de papa/parent absent (pour de vrai ou juste mentalement). Ce n’est pas du tout notre cas hein, juste une éventualité à ne pas négliger.

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  5. 36 ans, bientôt 37 et pas d'enfant...
    je crois que du coup je n'ai pas de conseil à donner, et pas de retour d'expérience non plus !
    mais tout ce que je peux dire, c'est que tu sais qui tu es, d'où tu viens, ce qui t'as fait, dans tes qualités et des défauts, que tu sais ce que tu ne veux pas reproduire, mais aussi ce que tu voudrais, et que tu ne seras pas toute seule pour éduquer un jour un bébé.
    je pense que la maternité n'est pas innée, elle se prépare, et il le faut, car c'est un engagement pour la vie.
    après tu as peut être besoin d'abord de "purger" ta relation avec tes parents (pas toute seule et non plus dans la colère, bref, en étant peut être accompagnée ?).

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    1. Ah oui, j’ai toujours cru que je serais comme toi : la vie à 2 :)
      Tu as raison, je sais (à peu près) où j’en suis mais bon, en réfléchissant sur la question, je découvre toujours de nouvelles choses irrésolues.
      Pour ce qui est de la relation, oui, il faudra sans doute une mise à plat d’autant que mes parents seront très présents (au titre de nounous).

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  6. Bon étant le seul homme ici (il me semble^^), je ne vais pas m'étendre sur ce sujet.....mais j'ai quand même une seule chose à dire: de ce que je connais de toi et de Monsieur shermane, votre enfant aura beaucoup de chance d'avoir des parents comme vous (belle destinée, mission, etc - cf article "The Joy Luck Club") :-)

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    1. À ma connaissance, il y en a un autre, monsieur Shermane, mais il ne lit pas toujours les commentaires et ne commente pas.
      Je pense que ce que je dis pourrait s’appliquer aussi à un homme (mon frère jumeau qui n’existe pas et aurait eu la même éducation que moi). Si je peux d’ores et déjà lui forger une belle destinée, à ce petit machin, je ne serais pas contre hein ^^
      Et c’est TRÈS gentil ce que tu dis, je vais en faire part au monsieur. Gare à toi si on se retrouve avec un horrible gnome ingérable hein :p

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    2. Haha! je pense qu'il ressemblera plus au bout d'chou sur la photo illustrant cet article qu'à un horrible gnome XD (qui plus est avec des yeux bleus de monsieur shermane...ah non zut il paraît que ça saute une génération)

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    3. Ah mais j’ai tout de suite craqué en voyant cette photo, elle n’a pas été choisie au hasard :p
      Si les enfants se commandaient sur catalogue, ce serait lui !
      Et non, yeux noirs + yeux bleus, ça fera des yeux noirs !

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  7. Tu sais, j'ai eu une enfance un peu bizarre, moi aussi : fille unique, surprotégée, mon père était tout pour moi, ma mère était en plus, je la tolérais. Je n'ai jamais eu ma propre chambre, chose qui m'a beaucoup perturbée, petite et encore plus ado. Je suis devenue depuis une ultra jalouse de mon indépendance et de mon intimité. Ben oui, avec des parents qui ne connaissent pas ce mot, je pète un câble dès qu'on empiète trop sur mon territoire.
    Ils m'ont surprotégée et il est étonnant que je n'aie pas mal tourné avec ça. Mais en même temps, j'étais livrée à moi-même pour les devoirs et j'étais seule le mercredi dès mes 11 ans. Je suis donc devenue très indépendante en même temps que dépendante, enfin c'est étrange.
    Depuis, je suis devenue froide avec mon père et très liée avec ma mère. Comme quoi, hein...
    Quand on a parlé d'avoir des enfants avec mon homme, j'ai voulu prendre un chat pour savoir si je serais capable de gérer un autre être vivant que moi-me^me. Ne cherche pas, c'était ma logique du moment. Un peu détachée et scientifique, mais on aborde la chose comme on peut. Certaines savent qu'elles veulent des gosses depuis leur plus tendre enfance, d'autres sont plus circonspectes.Après, la maternité est un domaine étrange et inconnu qui ne s'apprend que sur le tas ( enfin je le pense). Donc chacun appréhende la chose à sa manière. Avoir un machin qui gigote dans son ventre est étrange et déroutant et j'avoue que j'appelais l'aîné "Alien" XD Donc tu vois, je n'ai pas ét la maman idéale à gâtouiller sur mon ventre comme une folle..;

    Quand j'ai eu mes enfants, j'ai juste réalisé que je ne reproduisais pas le schéma parental ( je me suis aussi posé la question si je ferais tout pareil ou tout le contraire) et en fait, avec l'influence de mon homme, de mon caractère, je réalise que je fais comme je peux. Je les éduque selon mes convictions : politesse, partage et connaissances variées oblige. Je veux qu'ils respectent les autres et je veux qu'ils découvrent un maximum de chose pour avoir la curiosité et la soif du savoir. Donc quand on passe dans la rue, ils ne disent pas "oh un oiseau!" mais "oh une tourterelle ou Oh un merle ! " etc.

    Tout ce roman pour te dire que je pense que l'on fait un peu en fonction de son ressenti et aussi en fonction de la personnalité de l'enfant. Car ils sont tous différents et on n'éduque pas forcément pareil ses deux, 3, 4 ou 10 enfants. Improvisation, adaptabilité, flexibilité mêlée d'inflexibilité, voilà nos maîtres mots.

    Et puis, d'après ce que je sais de toi, je suis sûre que tes enfants seront bien, tu leur enseigneras la gentillesse, la générosité et plein d'autres belles choses. Je n'ai pas peur pour toi. N'oublie pas non plus qu'un autre facteur s'ajoute à l'équation : ton homme. Je trouve que ça aide d'avoir un autre avis, une autre vue sur l'éducation.

    Bon, je t'ai pondu un truc indigeste et pas forcément très logique, enfin bref, j'espère que tu auras compris ma démarche XD

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    1. Merci pour ce « témoignage » super intéressant. On avait un peu parlé de ce sujet il me semble mais je ne me doutais pas qu’on avait encore plus de points communs ;) (pareil pour la place des parents, mais dans l’autre sens).
      C’est terrible les parents qui estiment que leur gosse n’a pas besoin d’intimité. Et chez nous, il y a le besoin de surprotéger sauf que c’est quand même le meilleur moyen de faire de l’enfant un être totalement empoté le jour où il sera livré à lui-même. À l’inverse, je n’ai jamais eu de couvre-feu, comme toi tu étais seule les mercredis.

      Bref, à mes yeux, surprotéger, c’est au contraire une solution de facilité : tu contrôles tout, tu as donc la conscience en paix et tu n’as pas ces moments où tu donnes de la liberté à ton enfant, mort d’inquiétude mais en apprenant à lui faire confiance. Enfin, j’idéalise peut-être la parentalité car, comme beaucoup de jeunes sans enfant, j’ai plein de fausses bonnes idées à ce sujet ^^

      Tu m’as quand même donné l’impression d’être une maman idéale (pas « parfaite », mais idéale, bien, quoi :))
      Par contre, tu as une image idéalisée de moi, je ne suis pas du tout généreuse quand ça me prend... Et tout le monde a parlé du monsieur : je ne l’occulte pas, bien au contraire, mais je ne voudrais justement pas que tout repose sur lui. Et même si on a des idéaux (politesse, respect, confiance - on est d’accord), c’est dans les situations désespérées où je ne voudrais pas me retrouver à aller récupérer sur le paillasson mon gamin, même si c’est un horrible brailleur (le pire, c’est que je pleurais très peu d’après ma famille mais que j’ai quand même eu droit au palier xD).

      Merci beaucoup pour ton commentaire en tout cas, je le relirai dans les moments de crise *_*

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    2. Oh tu sais, il m'arrive aussi d'être égoïste, à mon homme aussi, surtout quand il s'agit de nourriture, il serait prêt à leur bouffer la main XD
      Pour ce qui est de la maman idéale, bof, une maman qui survit, je pense. Je n'ai parfois pas du tout envie de jouer avec eux, je les laisse un peu livrés à eux-même, dans le sens où ils jouent pas mal seuls. Mais bon, à deux, ils ont de quoi s'occuper.
      Et je ne te dis pas de te reposer entièrement sur ton homme, mais avec son homme en appui, on peut contrebalancer certaines choses et on peut voir si on est dans l'excès ou pas, et inversement, on peut leur dire ce qu'il ne va pas.
      De toute façon, l'éducation des enfants, c'est comme le couple, compromis et communication sont les maîtres mots ( d'après nous) Rien n'est jamais simple dans tous les cas et il faut aviser, parfois savoir revoir ses positions et ne jamais se laisser marcher dessus par les grands parents...

      Heureuse que mon commentaire ait contribué à te sentir mieux e tout cas ;)

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