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Kwâ, de la viande, ici ? Eh oui, comme je l’évoquais, pendant mon périple lyonnais, j’ai succombé à la viande. Enfin, « succomber » n’est pas le bon mot, puisque je ne me suis ni jetée dessus, ni n’en ai tiré un plaisir fou. J’ai mangé 3 tranches de saucisson, de la terrine de sanglier et une énorme quenelle de brochet. Je ne vois pas l’intérêt d’en faire tout un plat (ha-ha) mais pour mes archives, je tenais quand même à consigner l’événement.


Tout a commencé quand on a décidé de faire un « bouchon », un restaurant lyonnais qui propose des spécialités du terroir. Et la nourriture de Lyon, c’est... comment dire... roboratif ?

Toujours est-il qu’on a atterri au Café des Fédérations et qu’en lisant le menu, je pensais opter en entrée pour de la salade et en plat pour une quenelle de brochet. Certes, plus je lis des articles sur la pêche et l’aquaculture, plus je vomis et je me rends compte qu’écologiquement, c’est pire de manger des poissons et fruits de mer que des animaux terrestres, mais je n’ai pas encore tout à fait réussi à ne plus voir les animaux aquatiques comme mon dernier rempart.
En effet, fin 2013, j’avais décidé d’arrêter la viande et n’avais mis qu’un mois ou deux pour m’en défaire entièrement, mais ce n’était que fin 2014 que j’ai aussi arrêté les produits de la mer, avec pas mal de rechutes, bien qu’assez ponctuelles. Bref, je sais bien que ça peut paraître aberrant de parler de végétarisme quand on mange de temps en temps du poisson, mais c’est mon processus à moi.

Retour en 2015 et à Lyon : une fois dans le restaurant dominé par des mascottes et effigies de cochons (jusque sur les portes de toilettes), le ton était donné : ce n’était pas là que j’allais faire ma princesse végétarienne, car ça aurait été tout simplement hypocrite.
Je découvrais avec stupeur qu’en entrée, on n’avait pas le choix entre la terrine de sanglier, les lentilles, la salade et la charcuterie mais bien tout ça à la fois. Je pouvais donc opter pour la salade et les lentilles (quoiqu’il y ait du lard dans la salade) ou pour l’entrée complète. Et donc pour la première fois depuis 2013, j’ai touché à du saucisson et de la terrine.

Grande adoratrice de charcuterie que j’étais, je me suis surprise à arrêter au bout de trois tranches. Non par dégoût car elles étaient bonnes mais juste parce que je n’en ressentais pas l’envie. Par contre, j’aime les pâtés et terrines encore plus que la charcuterie et me suis relativement bien servie en sanglier. Là encore, pas de dégoût ni de jubilation extrême. Je me suis juste dit que puisque j’étais là, puisque j’allais faire un sort à un brochet qui n’avait rien demandé, autant ne pas se mentir. De toute façon, la mise en bouche était un œuf poché trempé dans un mélange de vin et de lardons (même si on ne les voyait pas).

Arrivée avec beaucoup de mal au plat principal, je me suis surprise à dévorer ma quenelle — très aérée — en entier, je suis d’ailleurs la seule à l’avoir fait et j’ai dû en effrayer plus d’une à annoncer que si j’avais eu plus faim, j’aurais pu en manger encore plus. Le temps que les choses se tassent dans mon estomac, on arrivait aux fromages et au dessert, bref, à des plats végétariens. J’ai levé les yeux de stupéfaction à la vue du plateau de cinq ou six fromages... pour découvrir que du saucisson séché pendouillait au plafond. Pas de doute, je suis entrée dans l’antre du porc.

Après ce repas gargantuesque dont je retiens surtout la quenelle et la sublime glace au marc de bourgogne que j’ai à peine touchée, je n’ai eu que très peu de temps pour réfléchir avant que le sommeil ne m’emporte.
Oui, j’ai mangé de la viande mais à mes yeux, ce n’est ni une rechute, ni un péché, ou que sais-je. J’aurais très bien pu éviter le bouchon mais les circonstances ne s’y prêtaient pas et ensuite, les choix, c’est moi qui les ai faits. De retour en région parisienne, bizarrement, je me suis offert un kebab et depuis, plus rien de viandesque.
Malgré tout, je ne pense pas que les vannes aient été ouvertes car je ne me vois vraiment pas consommer de nouveau de la viande mais par contre, je ferai attention à l’avenir à ne pas me retrouver dans la situation car même si je ne culpabilise pas, je n’étais pas hyper à l’aise avec l’idée d’être une « omnivore festive ». Bref, j’ai mangé de la viande.

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