Auto-sabotage, talents et entre-deux

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Jessica Huang, Fresh Off the Boat (ABC) qui fait semblant d’avoir réussi son examen d’agent immobilier

Bon, eh bien, Simone ne montera pas tout de suite en voiture : elle a raté son permis. Non non, pas la peine de sortir les Kleenex, ce n’est pas la fin du monde même si je l’ai évidemment dans l’os (car en plus de la nouvelle attente, je suis obligée de me coltiner de nouveau 10 leçons de conduite, youpi !).

En fait, je suis plutôt venue raconter, entre autres, comment j’ai sabordé mon examen.
Une semaine avant, j’étais confiante. Quelques jours avant, le stress a fait son apparition et j’ai commencé à faire n’importe quoi. J’ai réussi à rectifier le tir, plus ou moins, mais toujours est-il que lundi, j’étais fataliste et donc zen. Miracle des choses et de l’examinateur trop cool, en montant dans la voiture, j’ai repris confiance en moi et ai réussi à faire des choses pour lesquelles j’ai habituellement un peu de mal (insertion dans une voie express, rouler proche de la vitesse maximale, etc.), je commençais donc à y croire un peu plus, mais au dernier tiers, dans un rond-point que je connais, je me suis souvenue de ne surtout pas prendre la voie réservée aux bus comme j’avais déjà failli le faire, et... devinez ce qui s’est passé. Intervention de l’examinateur trop cool. Re-miracle des choses, malgré cette faute éliminatoire, j’ai réussi à me reprendre et à continuer correctement le reste de l’exam sans tuer personne.
Bilan : 21 points sur 30, avec une faute éliminatoire, donc ajournée. Ça aurait pu être pire, j’aurais pu avoir 6 points, mais je ne peux m’empêcher d’être amère car l’auto-sabotage, c’est ma spécialité. Ne pas y croire, puis y croire à fond, puis me louper, story of my life.


Évidemment, j’ai passé ma journée et ma nuit du lundi à me maudire et surtout, à me confirmer que je n’étais bonne à rien (non non, toujours pas de Kleenex, merci) : pas manuelle pour un sou, pas couturière, pas cuisinière, pas de talent particulier, pas de connaissances « encyclopédiques » dans un domaine (même ceux que j’affectionne), pas musicienne, pas danseuse, pas photographe, pas cinéphile, pas sportive, pas dessinatrice, pas sociable, pas stratège, pas drôle, pas écrivaine, pas même écrivaillon... La liste est longue et frustrante. Ce serait mentir que de dire que je n’aimerais pas avoir un « truc à moi », ne serait-ce que faire la roue, le poirier, siffler ou jongler avec deux pommes. Hélas, pas l’ombre d’un talent de ce genre chez moi.


Alors que je m’apitoyais lamentablement, je me suis souvenue – car mes apitoiements me mènent souvent loin – que petite, je trouvais cette situation injuste et insupportable. Si un concours récompensait les trois premiers finalistes, vous pouviez être sûrs de me trouver à la quatrième place. S’il n’y avait qu’une seule place, j’occupais l’humiliante seconde place. Si je passe un test de niveau, on va me regarder de manière gênée et me signifier que je suis pile au milieu de deux niveaux. Pour certains concours, j’ai été repêchée grâce à la liste d’attente ou ce genre de tours de passe-passe. Comme le dit ma mère, je suis née pour attraper le train en marche : la personne qui va s’assurer d’emblée une belle position, ce n’est pas moi.

Bien sûr, on pourra arguer que seconde ou quatrième, ce n’est déjà pas mal, et c’est vrai. À côté de ça, j’ai bien eu quelques coups d’éclat, mais très très minimes. Aujourd’hui, je peux dire que je suis enfin sortie de cette mentalité de conquérante, qui me va de toute façon très mal, et que je déteste la compétition, mais il me reste malgré tout un arrière-goût d’amertume. Petite, je pouvais m’auto-proclamer malchanceuse, je pouvais en vouloir à l’univers d’être injuste avec moi. Grande (kof kof), je me rends compte que cet état d’esprit n’était que le reflet de mon arrogance : j’aurais la place que je convoite, juste parce que je le veux ?! Comme c’était méprisant envers ceux qui ont bossé pour !

Du coup, je m’interroge sur mes capacités : et si mon palmarès était le résultat d’un manque d’efforts et de persévérance de ma part ? Bah oui, jusqu’en licence, tout était facile pour moi à part le sport, preuve s’il en est que l’Éducation nationale, c’est du par cœur et du bachotage. À partir du moment où j’ai dû aller étudier à l’étranger puis me suis lancée dans un Master plus exigeant, j’ai eu plus de difficultés. J’ai quand même achevé ma scolarité de façon honorable si on regarde les mentions, mais cette dichotomie est pour moi la preuve qu’à un moment, j’aurais dû bosser et m’« élever » à un niveau supérieur pour ne pas m’enfoncer dans la banalité, et que je ne l’ai pas assez fait.


Bref, je me demande si je pourrais acquérir un talent si je m’y mettais maintenant, et lequel ça pourrait être. C’est peut-être un objectif bête et inutile, mais je me sens comme ces innombrables femmes qui semblent tout remettre en question du jour au lendemain (bien sûr, nous savons que c’est une réflexion qui mijote tout au fond du cerveau depuis longtemps) et qui ont envie de se lancer dans un défi fou : faire toutes les recettes de la Bible des cuisinières, partir se retrouver à l’autre bout du monde ou se refaire une culture cinématographique depuis l’invention du cinéma. Malheureusement, pour le premier, il me faudrait une Bible (pesco-)végétarienne et une armée d’affamés, pour le second, il me manque l’argent et je devrai trouver une zone du monde où je n’ai pas de famille (rigolez pas, il n’y a que l’Amérique du Sud, l’Afrique et la Russie), et pour le dernier, c’est le temps et l’envie qui ne sont pas au rendez-vous.

Mais ce ne sont que des prétextes : il me faudra bien quelque chose pour éliminer durablement cette sensation d’être tout le temps le cul entre deux chaises. Parce que je veux arrêter d’être une squatteuse et avoir ma chaise.

22 commentaires:

  1. Alors commençons par le permis : si tu veux te consoler et rigoler un bon coup, je l'ai passé 7 fois !! Oui, tu lis bien, 7... J'ai failli laisser tomber, me décourager, mais je me suis accrochée et j'ai fini par l'avoir ce maudit permis. Bon, je trouille un peu de conduire sur l'autoroute, donc bon je ne suis pas une conductrice émérite. Je suis aussi une stressée pathologique et ça me fait souvent perdre mes moyens. Cependant, quand je l'ai eu, mon moniteur, me connaissant, m'a dit "tu passes ton permis demain, je te préviens à la dernière minute comme ça tu n'as pas le temps de stresser" eh bien crois-le ou non, mais ça a marché. Pas eu le temps de trop gamberger, je me suis mis des musiques de conquérante "eiyû" https://www.youtube.com/watch?v=hip3e4wxzoQ ( héros ou héroïne, selon les circonstances XD) et hop fingers in the nose !!!! ( enfin presque XD)
    et pour ce qui est du talent particulier, n'oublies-tu pas les langues ? tu parles chinois, allemand et anglais, tu te mets au japonais, n'est-ce pas un grand talent, ça ? Ce n'es pas donné à tout le monde de parler et comprendre une langue étrangère, alors plusieurs, n'en parlons pas ! Tu es entrepreneuse, tu as des clients qui te font confiance, certains qui te félicitent et prennent tes trads comme référence.
    Alors relève la tête, fait un grand sourire et marche droit devant le regard fier ma belle.
    J'espère que j'aurai réussi à un peu te remonter le moral. Je ne suis pas très douée pour ça...

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    1. Merci pour ton message ! Ah non, je ne rigole pas des gens qui ont galéré ou galèrent pour le permis, j’ai entendu trop d’histoires affreuses. C’était certes ma première présentation, mais j’ai plus de 80 heures à mon compteur =/ Au début, j’ai eu certes des problèmes avec une monitrice incompétente, qui a été virée depuis, ainsi que des changements incessants de moniteurs, des reprises difficiles après des semaines sans conduite, mais même dans le meilleur des mondes, j’aurais fait bien 60 heures. Je ne me décourage pas : je sais que c’est pas qqch que j’aurai facilement, car la conduite ne m’a jamais intéressée. Ni à ma majorité, ni même quand en 2002, sur un coup de tête, ma mère s’est mis en tête de l’avoir et je l’accompagnais aux cours de code pour lui expliquer en chinois ce que je pouvais. Pas de déclic, rien.
      Et je n’ai finalement pas été très stressée (je ne pense pas que je le serai la prochaine fois non plus) mais je buggue souvent.
      Donc s’il y a un talent quelconque, il n’est pas à rechercher dans ce domaine, c’est juste que je constate que ça fait *encore* un autre truc pour lequel je ne suis pas douée. C’est con, car quand tu me vois tourner le volant, j’ai l’air d’une mamie : mes bras se chevauchent à peine, j’ai longtemps été pataude avec la boîte à vitesses, etc. (sauf le jour de l’exam, un miracle !), alors qu’en vrai, je peux être assez vive et rapide, sur un clavier, avec des appareils...

      Pour les langues, comme j’en avais parlé, c’est une passion, beaucoup de travail, je reste nulle à l’oral (surtout en allemand)... donc pas de talent, mais ça ne me gêne pas, je m’accroche. Je me rends bien compte que c’est une histoire d’orgueil, le coup de vouloir avoir un truc à moi. Mais il ne suffit pas de vouloir, faut bosser pour ^^

      Malgré tout, oui, tu me remontes formidablement le moral (même s’il n’était pas en berne : je ne voulais pas donner l’impression de me lamenter, juste faire un état des lieux), merci beaucoup beaucoup ! Et ne te dévalorise pas ^^

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  2. Je connais bien la question de l'auto-sabotage. Depuis que je suis rentrée de Paris, j'ai l'impression de stagner complètement dans mon apprentissage de la conduite malgré les dix heures de leçons supplémentaires, et je me demande jusqu'à quel point je ne fais pas exprès de me saboter pour éviter de me confronter à l'examen et surtout à l'après, quand je n'aurai plus aucune excuse pour ne pas prendre la route toute seule...
    Ce qui nous sauve, je crois, c'est cette capacité d'analyse que tu décris si bien dans ton article et cette volonté de ne pas en rester là. Je ne doute pas un instant qu'avec cet état d'esprit-là tu parviendras, et à obtenir ton permis, et à acquérir un ou plusieurs talents.
    Courage <3

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    1. Oh je pensais à toi justement ! D’après ma monitrice, c’est normal de stagner au bout de pas mal d’heures de progrès, courage !
      Perso, le déclic s’est produit quand je me suis dit à quel point ça me faisait chier de claquer du fric et d’être tout le temps dans cette bagnole alors que je saurais tout à fait quoi faire de ce temps et de cet argent. Bref, un gros ras-le-bol, je veux me barrer.
      Et je te parle même du jour de l’examen, je me suis retrouvée avec des petits jeunes de 20 ans, un mec qui hallucinait du nombre d’heures que j’ai fait alors que lui roulait sans permis (no comment, je me suis forcée à ne pas m’énerver pour rien avant de prendre le volant). Bref, je pense qu’il faut un déclic. Si tu sais conduire le jour de l’exam, nul doute que tu sauras le faire après.

      C’est gentil tout ce que tu dis en tout cas, merci :) (bon la suranalyse, ça m’a perdue un temps, en voiture : bah oui, regarder le flot de voitures autour de soi la bouche en cœur, ça aide pas xD)
      Je note au moins un progrès : aujourd’hui, je suis prête à accepter que la volonté ne suffit pas et qu’on n’est pas toujours récompensés de ses efforts, mais les efforts comptent. Gamine, c’était pour moi une injustice terrible que personne ne voie mes efforts ^^;;;

      Courage à nous deux !

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    2. Je vais guetter ce déclic, alors, merci :)

      J'ai pensé à toi en visionnant cette courte vidéo : https://www.facebook.com/ownTV/videos/1239842686042054/?fref=nf Ça peut peut-être t'aider !

      Et Liz milite aussi sur le fait qu'il ne s'agit pas d'être original. Tout a déjà été fait par quelqu'un d'autre. Pour elle, le plus important, c'est d'être authentique. Ne pas se comparer aux autres et faire ce qu'on a envie de faire, écrire ce qu'on a envie d'écrire...

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    3. Oh merci (gourou Gilbert, pourquoi ça ne m’étonne pas ? ^^) ! Si j’étais de mauvaise foi, je dirais que les jours « sans » et les jours de flemme, je n’ai même pas cette curiosité, mais heureusement, ça ne dure pas longtemps.
      Et elle a tout à fait raison pour l’originalité (même si « tout » n’a pas été fait : heureusement !). Chez moi, c’est l’arrogance, certainement, qui me pousse à vouloir être originale, alors qu’être curieuse, c’est déjà bien. Sûrement une peur débile de la banalité ^^
      Merci encore :]

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  3. J'ai un syndrome un peu différent, mais qui me fait pester depuis toujours: j'appelle ça le "touche-à-tout, bonne à rien". La liste des sports, loisirs créatifs et autres compétences dans lesquelles je maîtrise les bases ou un peu plus est très, très longue. La liste des choses dans lesquelles je peux me considérer comme experte? Euuuuh.... J'ai fini par accepter que je me lasse trop vite et que j'ai trop besoin de nouveauté dans tous les domaines pour devenir un jour vraiment bonne en quoi que ce soit ^^

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    1. C’est en écho avec ton post du jour, en tout cas :)
      J’aimerais bien au moins être touche-à-quelque-chose, mais malgré mon nom de famille, ce n’est pas le cas. Je comprends que ta situation soit tout aussi frustrante, mais il me semble que tu as plein de talents : l’écriture est celui qui me saute le plus aux yeux, l’organisation (si si, tu es une experte là-dedans), l’aïkido et la danse je crois ?, et tous les « trucs » que tu fais avec des aiguilles et de la laine et que je ne saurais même pas nommer... Après, tu es très perfectionniste – ou du moins très exigeante – ce qui fausse sûrement ta vision de toi.
      Râh, c’est toujours pareil : les autres sont mieux :)

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  4. Oui et non. Je remarque facilement quand une personne de mon entourage présente un talent particulier pour la pâtisserie, le tricot, la programmation ou que sais-je d'autre, et je l'admire pour ça. Mais si je réfléchis bien, la plupart des gens sont comme toi et moi: ils ont des compétences variées, plus ou moins développées, et souvent aucune à un niveau vraiment remarquable.

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    1. Bah déjà, je ne nous mets pas au même niveau donc forcément, je trouve qu’il y a des niveaux plus remarquables que d’autres :)

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    2. Heu... comme c’est ambigu, je reformule : je ne prétends pas être au même niveau que toi, pour plein de choses ^^ (et pas l’inverse, évidemment).

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    3. J'avais compris, va. J'ai presque 20 ans de plus que toi, heureusement que ça m'a permis d'améliorer quelques compétences ;-)

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  5. Quelque part je me retrouve dans ton billet, mais en même temps pas tout à fait. Ou plutôt, plus tout à fait. J'ai longtemps été comme toi et je le suis encore de temps en temps, mais quand j'ai des pensées de ce genre, je pense justement aux choses pour lesquelles je sais que je suis très bonne. Au début, tu n'en trouveras peut-être qu'une, mais ça viendra. ça vaut aussi la peine de demander à tes proches ce qu'ils trouvent que tu fais très bien.
    Comme disait Mayla, combien de personnes connaissent 4 langues aussi différentes ? Moi je n'en connais que trois, dont deux très proches et la troisième pas si éloignée.

    Quant au permis, je suis sûre que tu réussiras. Et même si tu n'aimes pas conduire (comme moi), pense à tout ce que tu pourras faire avec une voiture !

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    1. Oui c’est vrai que je me rappelle certains de tes posts qui allaient (à demi-mots) en ce sens et direct, je me dis que tu as la couture, le jardinage et les cocktails, pour n’en citer que trois. Je pourrais partir en quête de compliments mais mes proches et moi n’avons pas forcément le curseur au même endroit : ils pourraient parler de la traduction, mais comme ils ne sont pas traducteurs, ce que je fais leur semblera peut-être très bien alors que je me sens limitée. Ce n’est pas très clair.
      Les langues, c’est le truc que je chouchoute, plus par passion que talent, mais sur ce sujet, je suis en paix ^^
      Oh le pire, c’est que je ne déteste pas conduire (enfin, je ne déteste plus depuis que j’ai eu un déclic), c’est juste que 10 heures de conduite + 2nde présentation à l’examen = 2-3 mois d’attente + 680 €, je n’ai pas encore calculé combien mon permis me coûtera vraisemblablement, mais j’en ai une idée et elle est douloureuse ^^

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  6. Je me reconnais beaucoup dans ce que tu dis sur l'entre-deux, l'évitement... Comme je le disais en parlant du sport, j'ai une sale tendance à me dégonfler et à bifurquer pour ne pas me confronter à l'échec. Raison pour laquelle je ne suis toujours pas inscrite au permis ! Et je t'avoue que je n'ai vraiment pas l'impression d'aller au fond des choses.
    En revanche, je te vois beaucoup d'intérêts et de passions : les langues (tous ces dialectes chinois ! et l'allemand !), le thé, le végétarisme... Des choses qui te plaisent, que tu connais et maîtrises, que tu mets en avant... Et je suis sûre que la liste ne s'arrêtera pas là.

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    1. TOI ?! TOIIII ?!!!
      Tu fais facilement partie des personnes les plus cultivées de mon entourage : le japonais et le Japon, l’Histoire (c’est pas parce que je suis une buse dans ce domaine que je ne reconnais pas les talents ^^), l’écriture, la musique... Comme quoi, on ne voit que ce qu’on veut bien voir et je ne m’attendais vraiment pas à ce que mon post suscite tant de réactions et que tant de personnes talentueuses y répondent !
      Peut-être qu’on souffre de la même maladie : on a beau creuser, on a l’impression de rester superficielles. Je pourrais te dire que ma maîtrise des dialectes chinois ne me permet pas de tenir une conversation sur la politique (c’est vraiment juste les choses de la vie courante, sauf le cantonais, que je parle mieux que le mandarin à vrai dire), que je ne sais pas du tout décomposer un thé et que je n’arrive pas à passer le stade du pesco-végétarisme, mais bon, le but n’est pas de me casser ad vitam eternam, je te remercie donc sincèrement de ton message ^^ *snif*

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    2. Comme quoi, chacun voit vraiment midi à sa porte... Quand tu as mentionné la musique, je me suis gratté la tête une seconde en me demandant à quoi tu faisais référence, c'est dire.
      Je pense que nous sommes nombreuses (je mets volontairement au féminin) à souffrir d'un syndrome d'imposture, de cette impression d'être parfois valorisées pour des choses qui nous paraissent normales ou banales, ou d'être arrivées où nous en sommes par un hasard invraisemblable et, qu'un jour, on nous remettra les points sur les I.
      En tout cas, merci pour tes compliments, ça me fait super plaisir.

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    3. Ah oui, à ce point, ça saute pourtant aux yeux ^^
      Je souffre du syndrome de l’imposteur (ou me l’impose) mais je pense que mon éducation a plus à y voir que mon sexe, même si une éducation n’est pas neutre. Et c’est vrai que si on me complimente pour mon organisation, je chercherais longtemps à savoir si c’est ironique ou pas, alors que si c’est moi qui complimente, c’est forcément sincère. Visiblement, je crois avoir le monopole du compliment vrai...

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  7. Non mais moi je m'insurge. Tu es drôle et tu sais écrire ! Voilà.
    Sinon, bon bah courage, c'est relou le permis.

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    1. Rôh *___* Merci beaucoup !
      Oui, je rirai de ma quête du permis quand ce sera derrière moi, j’ai même volontairement omis de créer un tag pour ce sujet.

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  8. C'est fou ce que je peu me retrouver dans ton post, je pense aussi que c'est de l'orgueil de ma part de vouloir être la meilleure dans ce que j'entreprend. Et c'est dur à accepter quand je ne le suis pas, ce qui arrive assez souvent, j'ai rarement la première place, alors c'est partit pour une dévalorisation totale.... A l'école j'étais en perpétuelle compétition et encore maintenant. Mais en même temps c'est ce qui m'a permis d'avancer. Mais bon je suis toujours à la recherche de ce truc que je réussirai sans problème.
    Je te trouve bonne écrivaine moi, ne va pas me dire que je ne lis que des navets quand même ;)
    Allez bonne m.... pour le prochain examen

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    1. Et c’est fou que tant de gens se retrouvent dans ce post, je suis la première étonnée !
      Pareil que pour toutes les autres : tu as l’air d’avoir mille talents (OK, ptêt pas mille, mais au moins cinq !). À l’école, on (= ma famille) m’a poussée à me dépasser, aujourd’hui, je me rends compte que j’aime bien être en mode pépère, peace & love et solidarité. Je ne crache pas sur les compétitions si elles sont saines mais... ce n’est pas mon truc.
      Mais si ça te permet d’avancer, c’est bien ! Je sais pas s’il existe réellement un truc qu’on réussit les doigts dans le nez...
      Rôh, c’est très gentil, ce que tu dis sur mon écriture. Je la trouve lourde, mais c’est pour ça que je tiens un blog (et avant ça, je fréquentais des forums) : pour m’améliorer.

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