Végétarisme +2 ans

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Avec un peu d’avance sur mon bilan de l’année dernière, je vais parler de mon végétarisme, cru 2015. Le lundi d’avant, j’ai eu les résultats de mes analyses de sang. Je ne sais plus à combien est ma vitamine D mais je me rappelle qu’elle est quasi-inexistante et en gras sur la feuille. Vendredi dernier, ma nouvelle-super-médecin-que-j’adore m’a confirmé que c’était pas fameux, m’a prescrit des ampoules de vitamine D et on a convenu qu’il fallait que je mange un peu de poisson gras, type saumon. In fine elle m’a quand même dit que je n’avais pas non plus à m’en bourrer le bide pour faire remonter mon taux, c’est fou ce que ça me change de mon ancienne médecin qui m’avait sommée de remanger illico de la viande.

Bref. J’ai souvent dit que je mangerais végétarien tant que ça ne me met pas « en danger » – je ne sais pas quelles sont les conséquences concrètes d’une absence totale de fer et de vitamine D – car j’ai toujours eu des carences, et nous y voilà. Honnêtement, je n’avais réussi à arrêter le poisson que quelques mois et avais repris depuis quelques autres mois, mais je sais que ce n’est pas mission impossible. Aujourd’hui, au vu des résultats catastrophiques, je pense que je vais en manger environ deux fois par semaine. Par contre, il faudrait que je me renseigne pour les fruits de mer et crustacés pour arrêter de consommer ceux qui ne contribuent pas à ma vitamine D.

Pour être absolument franche, je suis un peu contente de pouvoir/devoir manger du poisson car j’aime vraiment ça. Pour être absolument franche, je ne suis pas aussi sensible à la détresse des poissons qu’à celle des cochons. Tout au plus un pincement de cœur et un peu de dégoût mais rien de comparable à la souffrance des animaux terrestres.

En revanche, pour m’être renseignée sur le sujet, je pense que c’est une aberration de consommer du poisson, du moins autant de poisson, et que la surpêche est un véritable fléau. Contribuer à ce suicide écologique serait donc la dernière des choses que je voudrais faire. C’est pour cette raison que je ne veux pas compenser en poisson ce que je ne mange pas en viande terrestre, ce serait absurde. C’est comme ça que je suis arrivée au chiffre de deux fois par semaine, qui devrait être suffisant pour limiter ma carence et me permettre de recourir aux bons vieux sushis lorsque je ne voudrai pas cuisiner. À ce sujet, il faudrait que je relise le numéro 17 du magazine Kaizen, consacré à la consommation de poisson.

Bien sûr, je me suis interrogée sur le sens de ma démarche : ne pas manger de poulet, de bœuf, de cochon, de canard, mais se faire des sushis, vraiment ? L’idée de tout remanger m’a effleuré l’esprit mais je me suis rendu compte que je n’avais plus du tout envie de ces viandes, ni moralement, ni éthiquement, ni culinairement, ni gustativement, ni rien. Je suis consciente que si je m’y remettais lentement, mon corps se réhabituerait et le végétarisme serait très vite un lointain souvenir, mais je ne le veux pas, tout simplement. Je suis bien avec mes légumes et mon poisson de temps en temps, donc autant continuer comme ça.

Enfin, il reste la question des étiquettes qu’on aime tant (et qui sont pratiques) : je n’ai jamais trop aimé le terme de pesco-végétarisme car c’est un non-sens selon moi, en plus d’être chiant et long à écrire. J’imagine être un mix entre une locavore, quelqu’un qui mange local, et une flexitarienne, quelqu’un qui fait attention à sa consommation de viande. Mais bon, ce serait sortir beaucoup de mots savants pour pas grand-chose. On va simplement dire que je mange occasionnellement du poisson, pour ma propre santé.

Prochain bilan dans un an ?

2 commentaires:

  1. Si ça peut te rassurer, j'ai les mêmes carences que toi (fer et vitamine D) alors que je continue à manger de la viande et du poisson (dont du saumon, faudra m'expliquer). Je pense que les conseils de ton médecin sont très sensés et bien plus respectueux que "remangez de la viande !!!" *rollseyes*
    Après, consommer du poisson de manière responsable, c'est super dur. Je suppose qu'il faut privilégier les espèces répandues/d'élevage et éviter les choses plus exotiques, mais le repérage est assez difficile à effectuer pour une consommatrice lambda comme moi. On devrait trouver des produits facilement identifiables, avec un petit logo par exemple, ce serait plus rassurant. Mais je suis d'accord avec toi, pas évident de ressentir de l'empathie pour un poisson !

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    1. On a plein de points communs sur le plan de la santé mais j’aurais aimé qu’aucune de nous n’ait tout ça, haha (au fait, je suis passée de 100 à 87,5 µg de Lévo).
      Pour la vitamine D, il y a aussi beaucoup le soleil qui joue, et peut-être est-ce aussi génétique ? J’ai plein de tableaux avec les aliments riches en fer et vitamine D mais c’est déjà assez l’angoisse pour savoir quoi cuisiner pour le soir...
      Mon nouveau médecin est extraordinaire, je dois l’attendre à chaque fois une heure car elle est toujours en retard, mais ça ne me dérange pas le moins du monde.

      Tu voudras que je te scanne le dossier de Kaizen sur le poisson ?

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