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Après avoir lu cet article du Chameau Bleu, j’ai eu une furieuse envie de tester le bistrot coréen Mee, à 6 numéros de l’excellent restaurant de udons Sanukiya, rue d’Argenteuil. C’est ainsi que la semaine dernière, j’y ai traîné mes parents tandis que monsieur s’est greffé à nous.

Bons points
L’endroit est très beau, avec un côté brut et raffiné à la fois. La carte plutôt courte me mettait en confiance. Le personnel est accueillant et sympathique. Les prix sont assez doux : 5 à 8 euros pour une entrée, 14 à 16 euros pour un plat et 5 euros pour un dessert. Certains plats sont originaux.

Moins bons points
Pour nos quatre palais, les plats se sont presque tous révélés fades. La déception était donc grande, d’autant que nous avons d’excellentes références dans le 15e arrondissement de Paris. Il n’y avait aucun plat au moins pesco-végétarien. Nous avons dû supplier les patrons pour avoir une carafe d’eau. Les portions sont un peu chiches, on aurait préféré des prix moins doux mais pour des portions plus généreuses.

Passons aux photos...


Arashiyama

Lundi 12 octobre 2015
La nuit a été agitée : monsieur a dû tuer à coups de parapluie un cafard japonais (que nous surnommons désormais Johnson, en référence à la bestiole chaussée d’Air Max qui se promène dans le monde de Dorohedoro, notre manga fétiche) (mais sur le coup, Johnson portait des noms moins élogieux). Le matin, pour compenser ma crise de panique, je m’arme de courage et de l’aspirateur pour déloger le cadavre du coin où monsieur l’a acculé puis l’aspirer dans le broyeur... transparent (amis végétariens, au revoir). Un spectacle d’horreur qui me fait lâcher un « Bordel Jésus Marie Joseph », sûrement inspiré par Debra, de la série Dexter. Je range ensuite soigneusement l’appareil en espérant que notre hôte, Yoshimi (ou Yoshimitsu – lui – comme on s’amuse à l’appeler) ne découvre pas le pot aux roses.

L’épisode cafard cauchemardesque passé, on se rend à Arashiyama, qu’on imaginait plus loin du centre-ville. La bambouseraie est belle mais pas aussi intimiste que l’on aurait voulu car il n’est pas possible de s’enfoncer dans la forêt. Le site reste malgré tout impressionnant, surtout quand le vent fait claquer les tiges entre elles.








On s’échappe à la villa d’Okashi Sanso, un célèbre acteur qui a fait bâtir sa maison et son jardin recelant de plantes magnifiques. Notre guide de voyages ne s’y est pas trompé : l’entrée coûte certes 1 000 yens (contre 300 à 500 yens pour d’autres sites) mais la beauté et le calme du lieu, conjugués au thé et à la pâtisserie offerts en fin de visite, valent le coup. Idéal pour se couper du monde.





 




 

 

Collation comprise dans le billet d’entrée

On reprend le sentier balisé de la bambouseraie et rapidement, on se retrouve à se balader entre des habitations, tout en se dirigeant vers le temple Gyo-ji, recommandé à ceux qui ne peuvent pas visiter le jardin de mousse Saiko-ji (une demande de visite écrite est nécessaire 5 jours à l’avance...). Eh bien le Gyo-ji nous convient aussi très bien, c’est un lieu magique où règne la mousse et c’est beau.






Pour le déjeuner, plutôt que de retourner à la gare pour manger dans le restaurant de tempuras que j’ai repéré, on se laisse tenter par un charmant établissement, qui nous sert des soba au thé vert et des desserts raffinés à base de matcha, de haricots rouges et de marron. Ce n’est pas mauvais mais c’est chiche ! Pour un peu, on se jetterait sur les bols de riz à l’œuf cru proposés dans une échoppe un peu plus loin !






Cap maintenant sur le temple Kiyomizudera, un symbole fort de la ville. Il est bondé mais bien sûr magnifique. Les rues Ninenzaka et Sannenzaka, très pittoresques, nous permettent de rejoindre le centre-ville et Gion, tant qu’il fait encore jour. Les rues Shibashi et Hanamikoji sont aussi très typiques et magnifiques. Les geishas qui les peuplent sont loin de celle d’Arashiyama.




 

En début de soirée, retour à la galerie Teramachi, notre point de chute. À Lupicia, je succombe et fais bien évidemment des emplettes. Les prix sont plus ou moins les mêmes que ceux pratiqués à Paris et comme à Paris, je n’ai pas le temps de préciser que je voudrais des boîtes qu’on me tend déjà un sac avec quatre sachets de thé emballés, tous parfumés.


Histoire de compléter la quête « thé », on file à Ippodo pour apprendre que la boutique ferme à 18 h 30 et non 19 h comme je le pensais.
Un peu déçue, je me laisse entraîner par monsieur dans un Village Vanguard repéré plus tôt par son « œil de sphinx » (© monsieur, cet homme formidable qui fournit lui-même des répliques cultes). Et là, c’est la liesse (à deux, certes) : on tombe sur presque TOUS les goodies Dorohedoro qu’on recherche depuis Tokyo, donc on se lâche, entre les cadeaux (des t-shirts, des badges, des gachapons) et les auto-cadeaux (des autocollants, des badges, un magazine, un calendrier, une histoire bonus, un tote bag), on a même le droit à l’exemption de taxe... Il faut croire que notre nez-à-nez avec Johnson nous a porté chance.

Pour compenser ces dépenses, on se nourrit de croquettes et de karaage (poulet frit) pour le dîner. Non madame Figaro, la nourriture japonaise n’est pas diététique.
Le soir La nuit, en déballant les précieuses emplettes, je tombe sur le flyer de MhZ, la boutique qui propose le plus large choix de goodies Dorohedoro (notamment en vêtements) et qui me fait fantasmer depuis des années, et en googlant l’adresse, on apprend qu’elle est près de Nakano Broadway, où on ira à notre retour à Tokyo. Les choses sont bien faites !


 
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Cette semaine...

Travail
  • Une semaine plutôt agréable et tranquille, même si j’ai dû m’infliger diverses perles : « mais lécher des vitrines, ça donne faim ! », « Passer des vacances moins chères ? Grâce à ces appartements de vacances, en partie moins bien situés, cela est possible », « Votre oasis de bien-être jouissant d’un excellent emplacement et d’un équipement en partie de haute qualité ».
  • Par contre, avec monsieur à la maison, il va falloir que je revoie mon rythme de travail.
  • Waouh, toutes mes factures sont éditées, voire même envoyées !

 Amitiés
  • Deux mariages chez mes amies en 2016, youhou !
  • Kleo m’a invitée à dîner chez elle et nous avons conjugué sa sublime tarte à la ricotta avec des pâtisseries de Sadaharu Aoki et du thé Nina’s tout en constituant les binômes de notre swap – merci pour toutes vos participations !

Lectures
  • Madame, l’année du chat (Nancy Peña, La Boîte à Bulles) : se lit très rapidement mais fait un très chouette cadeau pour les amoureux des félins.
  • Quant aux Intrus d’Adrian Tomine (Cornélius), c’est absolument génial ; l’auteur s’est effectivement débarrassé de son cynisme cinglant pour adopter un point de vue ironique mais criant de réalisme. Mais ce n’est pas de l’humour, comme l’a cru une vendeuse de la Fnac.

Avenir & Cie
  • Pour l’instant, le plan « frugalité » tient bon.
  • Contrairement au plan « travail régulier de 9 à 18 heures, du lundi au vendredi ».

Écrans
  • On a fini avec grande peine Sense8, la saison 2, ce sera peut-être sans nous.
  • Vikings, par contre, est un peu prévisible mais bien fait et se déroule dans un univers passionnant.
  • Avec a-yin, on est allées à L’Espace 1789 (Saint-Ouen) voir Riz cantonais de Mia Ma, une réalisatrice chinoise par son père qui tente de comprendre une partie de sa culture, et c’était très touchant. En prime, on a vu des courts-métrages : Pas la peine d’apporter des fleurs (une grand-mère et son petit-fils élaborent différents scénarios pour permettre à la première de mourir sans souffrir), Et puis tout passe... (une grand-mère qui n’a plus toute sa tête et part dans de grands éclats de rire quand elle se rend compte qu’elle confond tout) et Un poisson hors de l’eau (une famille de pêcheurs italiens). Nul doute que l’année prochaine, je le guetterai, ce Festival du film de la famille.

Appartement
  • Un nouveau meuble qui va parfaitement dans notre chambre, trouvé en bas de chez nous en plus.
  • Et hop, le sapin de Noël est de sortie, pour le plus grand bonheur de Fat & Furious (aka Scorpy et Otak).
 Divers
  • Je me suis surprise à braver le froid et à ignorer monsieur et chats câlins pour aller au cours de japonais.
  • Lorsque l’agent de sécurité de la fac m’a demandé de sortir du bâtiment pour y pénétrer par la porte d’à côté et me retrouver de nouveau devant lui, je me suis retenue de rire devant l’absurdité de la situation.
  • Bon bah l’une des tablettes de chocolat que j’ai achetées pour une copine ne rentre pas dans le colis, oups hein.
  • Seconde présentation au permis de conduire dans... peu de temps. 
  • J’ai presque fini mon album photos du Japon ^^
  • Et je vous laisse avec cette photo d’un chat qui s’est fait piquer le nez par une abeille.

Jardin impérial

Dimanche 11 octobre 2015
Nos journées à Kyoto ont beau être très allégées par rapport à Tokyo, la fatigue nous rattrape et notre tête tombe toute seule quand on arrive au Château Nijo, qui a appartenu à Ieyasu Tokugawa (toujours lui). Les explications succinctes suffisent à nous projeter quelques centaines d’années en arrière, face au shogun lui-même. À la fin de la visite, monsieur, hilare, achète... une médaille, what else.


Puis on longe le Jardin impérial qu’on choisit de ne pas visiter (on n’a pas réservé et on n’en a aucune envie : visite guidée d’une heure, à un créneau fixe, en anglais).







Après un gyudon au yuzu, sorte de riz au bœuf parfumé avec cet agrume que j’adore, direction le Tetsugaku no michi ou le Chemin de la philosophie, une très jolie allée qui doit être encore spectaculaire au printemps. Il y a plein de chats et même des chiens parfaitement brossés dans un caddie ! Le clou du spectacle est le Pavillon d’Argent, monument de l’architecture zen. À ma grande honte, je l’imaginais comme le Pavillon d’Or mais argenté, alors qu’il est très sobre et terne.




 


 

 



Quelques touristes passent leur vie à ajuster leur perche à selfie, ce qui m’agace légèrement.
On fait un tour du joli temple Nanzen, plein de mousse et doté d’un aqueduc.
Sur notre chemin, on tombe sur des spectacles donnés par des lycéens, absolument géniaux ! On se sent très chanceux.







On prend ensuite le métro puis le bus vers le Pavillon d’Or, que je ne savais pas si excentré. J’appréhende un peu car Kyoto et ce Pavillon, c’est « mon » rêve du Japon, tout particulièrement depuis 2005, quand je suis allée à Osaka en contournant Kyoto et Kobe ! Mais il n’en est rien : le Pavillon d’Or au coucher du soleil avec ses reflets dans l’eau reste mon plus beau souvenir du pays. Super émue, je réalise un rêve d’ado. Dans la boutique assez kitsch, j’embarque malgré tout deux beaux marque-pages en bois (?). Et comme le stand de glaces a fermé le temps de notre visite (de toute façon, il n’y avait plus de parfums intéressants), on se ravitaille dans un distributeur de glaces Häagen-Dazs : pas transcendantes mais bienvenues.





 
 

On rentre vers la Gare de Kyoto, 1 heure de bouchons en bus pendant laquelle je m’endors la bave aux lèvres. Je suis claquée et réclame (un mot qui ne fait pas partie de mon vocabulaire d’habitude !) une soirée tranquille, qu’on passe dans la gare. Car oui, elle vaut autant la visite que le dit notre guide Évasion Hachette : architecture originale, 11 étages, vue sur la ville et la Tour de Kyoto, nombreuses passerelles sans oublier les 50 000 boutiques et restaurants ainsi que le sous-sol « alimentation de luxe » peuplé de fromages et de pâtisseries. Le mal absolu, ce sous-sol. On mise sur des hachiyatsu, des chaussons de farine de riz gluant et fourrés aux haricots, au marron, à la cannelle... Ce sera pour la famille et pour nous. On chope aussi différents plats et onigiri (boulette ou triangle de riz) pour notre copieux dîner et un chargeur-adaptateur-USB pour arrêter de brancher et débrancher sans arrêt nos appareils.

 





Hachiyatsu matcha et marron

Je m’endors vite après la lecture : une belle journée malgré la fatigue.