Bilan de lecture – Octobre 2015

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Dans ma PÀL réduite d’octobre, il y avait :
  • Heartless – The Umbrella Protectorate : je n’en ai lu qu’une centaine de pages pendant nos trois semaines au Japon et j’ai terminé le livre dans l’avion. J’ai trouvé ce volume nettement moins bon que les précédents. Tout d’abord, le style qui redevient extrêmement lourd et répétitif (on les compte, les ’Floote, being Floote’, ’infant-inconvenience’ et ’bipedal motion’ ?) alors que l’auteur semblait avoir fait un effort dans le volume 3. Ensuite, l’histoire est trop clairement scindée en deux parties, la première pour régler une vieille affaire dont on savait qu’elle allait forcément venir, la seconde pour faire avancer l’intrigue de manière assez poussive et la régler de manière expéditive. Heureusement, il reste la touche steampunk et les personnages attachants, même si j’espère que mes chouchous (Lyall et Lefoux) ne vont pas disparaître du tableau dans le dernier volume.
  • Le vide et le plein : offert par Miss Sunalee, merci à elle ! Je n’ai pas réussi à commencer sur place les chroniques du Japon du grand voyageur suisse Nicolas Bouvier. Et à vrai dire, ce n’est pas plus mal car dans ce volume, écrit entre les années 60 et 70, on ressent beaucoup d’aigreur et d’amertume chez lui. J’ai particulièrement du mal avec le fait qu’il généralise tout le comportement et la conscience du Japon à partir d’anecdotes ponctuelles et personnelles. Qu’on ne s’y trompe pas : sa capacité d’analyse est impressionnante et il me semble qu’il tombe souvent juste. Mais le sarcasme et la condescendance prennent parfois le pas et rendent ses chroniques plus dures. Au cours de mes recherches, j’ai appris que Bouvier aimait énormément ce pays où il a vécu mais qu’à cette période, il butait dans sa tentative de le comprendre, ce qui l’a rendu amer. Ce ne serait qu’avec le bouddhisme zen qu’il se serait réconcilié avec le pays du Soleil Levant. Je me demande comment quelqu’un d’aussi arrêté sur ses idées peut espérer comprendre ce qu’il méprise mais au moins, ça change définitivement des livres mielleux qu’on peut trouver sur le pays et je me régale secrètement de certaines critiques.

Bonus :
  • Animal Kingdom 12 : mais comment, comment l’intrigue va-t-elle se résoudre ?! Le combat final est vraiment de toute beauté car chaque race d’animal intervient à sa façon, de manière cohérente, et l’auteur ne fait pas dans la facilité. Je veux lire la suite mais pas laisser cet univers...
  • Sunstone 1 : « jamais je ne lirai ce titre racoleur ! » m’étais-je dit en voyant la sortie de ce webcomics, publié à l’origine sur Deviant Art, qui relate les aventures sexuelles de deux femmes qui ne jurent que par le BDSM. Mais Morgan d’AfterMangaverse et MTLM m’ont assez bien vendu la chose et je me suis retrouvée avec le comics entre les mains. Bien que n’étant pas du tout experte en la matière, j’ai pesté pendant tout le volume contre certaines choses qui m’ont semblé être des clichés, mais bizarrement, en le refermant, j’ai eu envie de lire la suite. C’est même pas émoustillant, les graphismes ne me plaisent pas et j’aime ni Ally ni Lisa. Allez comprendre.
  • Nekoland : j’ai acheté ce livre de photos de chats du Japon capturés par aAlex d’Issekinicho pour un ami mais je ne me suis pas privée de le feuilleter ^^ Les clichés sont de toute beauté, je suis toujours aussi admirative du travail de ce couple et en plus, ici, les photos sont prises sur le vif (sans mise en scène) ! J’ai été très remuée par la photo d’un chat de gouttière complètement déformé par le coryza...
  • In These Words 1 et 2 : un yaoï assez hard, ça faisait longtemps ! Cette série pourrait surprendre même les lecteurs les plus fanatiques du genre tant les rôles s’inversent et tant l’intrigue surprend. La scénariste a bossé dans la police et ça se voit (bon, je n’ai pas bossé dans la police mais je le vois) car si on retrouve de bons vieux fantasmes comme l’uniforme et l’arme de service, on a aussi un réalisme certain dans... certaines situations. En prime, les graphismes sont de toute beauté et l’intrigue tient la route. Une excellente surprise !
  • Steel Ball Run 17 : la course de chevaux est un peu mise en arrière-plan et on s’intéresse à l’intrigue politique et aux changements de corps. Jojo’s est une série toujours aussi difficile à définir et à résumer mais toujours aussi jouissive et déjantée.

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