[Voyage au Japon] Jour 10/22 : Kyoto – Arashiyama, Gion et Teramachi

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Arashiyama

Lundi 12 octobre 2015
La nuit a été agitée : monsieur a dû tuer à coups de parapluie un cafard japonais (que nous surnommons désormais Johnson, en référence à la bestiole chaussée d’Air Max qui se promène dans le monde de Dorohedoro, notre manga fétiche) (mais sur le coup, Johnson portait des noms moins élogieux). Le matin, pour compenser ma crise de panique, je m’arme de courage et de l’aspirateur pour déloger le cadavre du coin où monsieur l’a acculé puis l’aspirer dans le broyeur... transparent (amis végétariens, au revoir). Un spectacle d’horreur qui me fait lâcher un « Bordel Jésus Marie Joseph », sûrement inspiré par Debra, de la série Dexter. Je range ensuite soigneusement l’appareil en espérant que notre hôte, Yoshimi (ou Yoshimitsu – lui – comme on s’amuse à l’appeler) ne découvre pas le pot aux roses.

L’épisode cafard cauchemardesque passé, on se rend à Arashiyama, qu’on imaginait plus loin du centre-ville. La bambouseraie est belle mais pas aussi intimiste que l’on aurait voulu car il n’est pas possible de s’enfoncer dans la forêt. Le site reste malgré tout impressionnant, surtout quand le vent fait claquer les tiges entre elles.








On s’échappe à la villa d’Okashi Sanso, un célèbre acteur qui a fait bâtir sa maison et son jardin recelant de plantes magnifiques. Notre guide de voyages ne s’y est pas trompé : l’entrée coûte certes 1 000 yens (contre 300 à 500 yens pour d’autres sites) mais la beauté et le calme du lieu, conjugués au thé et à la pâtisserie offerts en fin de visite, valent le coup. Idéal pour se couper du monde.





 




 

 

Collation comprise dans le billet d’entrée

On reprend le sentier balisé de la bambouseraie et rapidement, on se retrouve à se balader entre des habitations, tout en se dirigeant vers le temple Gyo-ji, recommandé à ceux qui ne peuvent pas visiter le jardin de mousse Saiko-ji (une demande de visite écrite est nécessaire 5 jours à l’avance...). Eh bien le Gyo-ji nous convient aussi très bien, c’est un lieu magique où règne la mousse et c’est beau.






Pour le déjeuner, plutôt que de retourner à la gare pour manger dans le restaurant de tempuras que j’ai repéré, on se laisse tenter par un charmant établissement, qui nous sert des soba au thé vert et des desserts raffinés à base de matcha, de haricots rouges et de marron. Ce n’est pas mauvais mais c’est chiche ! Pour un peu, on se jetterait sur les bols de riz à l’œuf cru proposés dans une échoppe un peu plus loin !






Cap maintenant sur le temple Kiyomizudera, un symbole fort de la ville. Il est bondé mais bien sûr magnifique. Les rues Ninenzaka et Sannenzaka, très pittoresques, nous permettent de rejoindre le centre-ville et Gion, tant qu’il fait encore jour. Les rues Shibashi et Hanamikoji sont aussi très typiques et magnifiques. Les geishas qui les peuplent sont loin de celle d’Arashiyama.




 

En début de soirée, retour à la galerie Teramachi, notre point de chute. À Lupicia, je succombe et fais bien évidemment des emplettes. Les prix sont plus ou moins les mêmes que ceux pratiqués à Paris et comme à Paris, je n’ai pas le temps de préciser que je voudrais des boîtes qu’on me tend déjà un sac avec quatre sachets de thé emballés, tous parfumés.


Histoire de compléter la quête « thé », on file à Ippodo pour apprendre que la boutique ferme à 18 h 30 et non 19 h comme je le pensais.
Un peu déçue, je me laisse entraîner par monsieur dans un Village Vanguard repéré plus tôt par son « œil de sphinx » (© monsieur, cet homme formidable qui fournit lui-même des répliques cultes). Et là, c’est la liesse (à deux, certes) : on tombe sur presque TOUS les goodies Dorohedoro qu’on recherche depuis Tokyo, donc on se lâche, entre les cadeaux (des t-shirts, des badges, des gachapons) et les auto-cadeaux (des autocollants, des badges, un magazine, un calendrier, une histoire bonus, un tote bag), on a même le droit à l’exemption de taxe... Il faut croire que notre nez-à-nez avec Johnson nous a porté chance.

Pour compenser ces dépenses, on se nourrit de croquettes et de karaage (poulet frit) pour le dîner. Non madame Figaro, la nourriture japonaise n’est pas diététique.
Le soir La nuit, en déballant les précieuses emplettes, je tombe sur le flyer de MhZ, la boutique qui propose le plus large choix de goodies Dorohedoro (notamment en vêtements) et qui me fait fantasmer depuis des années, et en googlant l’adresse, on apprend qu’elle est près de Nakano Broadway, où on ira à notre retour à Tokyo. Les choses sont bien faites !


 

12 commentaires:

  1. C'est clair, il faut que j'y retourne: je n'ai pas visité la même chose à Arashimaya et je ne suis jamais arrivée jusqu'au Kiyomizudera...
    Et j'ai aussi mangé plein de trucs gras alors que je ne les digère pas bien.

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    1. Ah bon ? On a pourtant suivi le chemin balisé, touristique, avec plein de pancartes...
      Pour le Kiyomizudera, oui, dans mes souvenirs, ça monte et la route est un peu plus longue. Mais comme on déteste prendre le bus...
      J’ai fait une overdose de gras et de viande dans le resto à yakisoba dans la galerie xD

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    2. Je veux dire que je suis bien passée par la forêt de bambous mais je n'ai pas fait les mêmes arrêts en chemin.
      Je pense aussi être passée tout près du Kiyomizudera mais c'est à un moment où j'étais perdue et tentais de suivre une certaine direction, vers l'est donc, sauf qu'il n'y avait pas de soleil et que je n'ai pas vérifié assez vite sur le gps ;-)

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  2. OK, faut que je te dise mais lire ton journal de voyage m'a redonné la motivation pour continuer les miens ! Merci !

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    1. En ligne ou physique ?
      J’ai quasiment fini mon journal de voyage/album photos : on dirait la création d’un enfant en maternelle mais je suis quand même contente :)

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    2. physique déjà, en ligne on verra...
      celui de mon premier voyage au Japon ressemble aussi beaucoup à des collages et découpages d'enfants...

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  3. J'ai adoré Arashiyama. Par contre, même en faisant la demande trois semaines à l'avance pas moyen de pouvoir visiter saiko-ji (quelle idée aussi de venir à Kyoto pendant un week-end de trois jours au Japon hein...)

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    1. Ah et les cafards au Japon, c'est toute une histoire ... Je suis bien contente d'être en automne et d'avoir déménagé, au moins j'ai plus peur de tomber sur un cafard dans ma chambre en rentrant ^^ (bon j'en trouve encore mais dans le parking alors ça va, c'est plus simple que de s'échapper d'une chambre de 5m² ^^)

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    2. AH OK, c’est le Graal quoi, le Saiko-ji.
      Ôte-moi d’un doute : y a-t-il des cafards volants au Japon ? J’ai vu mes premiers en Asie et le moment où ils déploient leurs ailes est assez terrifiant ^^;;
      Et j’espère que ta chambre fait plus de 5 m², même si je me doute que c’est le standard local (on a été dans un appartement minuscule à Ôsaka, gloups).

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    3. Il y a des cafards volants au Japon ... Mais ils ne volent que très rarement (en tout cas les miens ne m'ont jamais volés dans les cheveux, jte promet que là j'aurais été dormir dans le salon, squatter par mes colocs mâles ou pas rien à foutre. D'ailleurs mes colocs mâles admiraient le fait que je butais mes cafards toute seule ^^ Bref ^^)

      Aha ma première chambre en sharehouse faisait 6m². Maintenant je squatte l'appart de mon copain (un vrai appart, avec plusieurs pièces <333 et je suis passée à 12m². Un bonheur incomparable malgré l'autoroute qui passe juste devant la fenêtre du salon. Mais mon ex-chambre était aussi proche de la même autoroute et était moins bien isolée (d'où les cafards) et c'était nettement plus bruyant. Breeef ^^)

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    4. « Tes » cafards ? Vous vous les attribuiez ? :)
      Je n’aime pas tuer des animaux mais quand la panique m’envahit...

      Haha, dans notre dernier appart’, y avait une voie express juste en face. J’ai un peu halluciné la 1re fois que j’ai entendu le vacarme, persuadée que ça venait des canalisations ^^

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    5. Bah vu que y en avait quasiment dans chaque chambre ...
      (en fait y en a partout, dans le restau où je bosse et où du coup je sais que c'est propre et même dans mon immeuble actuel, un des plus récent du quartier et pareil, où je vois bien que c'est nettoyé tous les jours) Bref, on peut pas s'échapper des cafards au Japon, quoi qu'on fasse.
      Et puis les cafards c'est spécial, si t'en tues un, tu peux être sûre que y en a des milliers d'autres pour prendre sa place.

      La route qui passe devant mes fenêtres ? C'est 10 voies. Ma vie sans double vitrages seraient un enfer. (était un enfer, en plus les ambulances/pompiers/flics, se gênent pas pour faire un bruit monstre à 3h du mat)

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