[Voyage au Japon] Jour 4/22 : Tokyo – Jardin impérial, Meiji-jingu, Harajuku, Shinjuku et Shibuya

, , 19 comments
Meiji-jingu

Mardi 6 octobre 2015
Le réveil est douloureux après un coucher aux alentours de 2 h du matin et une nuit sans rêve. Sans compter qu’une grosse journée nous attend. Celle-ci débute avec le Jardin impérial, pour de vrai cette fois. On le trouve sympa sans avoir de coup de cœur du fait de la rareté des « attractions », qui sont d’ailleurs fort éloignées les unes des autres.

Notre quartier, Nishi-Ikebukuro





Ensuite, cap sur le Meiji-jingu, très beau et émouvant. Je découvre le rituel de purification à l’entrée du temple et la prière en claquant des mains.








C’est Harajuku ensuite, avec la très chouette Takeshita-dori et ses bazar à fringues, pour tous les goûts. C’est l’occasion pour moi d’embarquer de petites gommes toutes mignonnes pour titite et des chaussettes Tutuanna pour Armalite.



Puisque c’est à côté, on descend une partie de la Omote-sando, bien moins dangereuse et agressive que les Champs-Élysées parisiens, que je déteste.
Prévoyant de gros achats, on fait une halte à une supérette 7Eleven : impossible de retirer plus de 40 000 yens, soit 300 €, par jour car aucun de nous deux n’a pensé à relever le plafond de sa carte bancaire. Concrètement, on retire donc des espèces en serrant les fesses et en priant pour que les frais bancaires ne soient pas trop démentiels.



Plus riches qu’à l’arrivée, on s’autorise une virée à Tower Records, près de 10 étages de CD et DVD car au Japon, le CD n’est pas mort. Suiyobi no Campanella (house, dance, rap), Uplift Spice (punk rock) et le live de Persona (jeu vidéo) se retrouvent dans notre panier.
Pour le déjeuner, on galère un peu avant de trouver le Harajuku Gyoza Lou mais les détours valent le coup : on déguste de délicieux gyozas (raviolis) frits et en soupe, mais on oublie de goûter ceux à l’ail et à la ciboulette ! Le temps passant à une vitesse folle, on décide de tirer une croix sur le quartier d’Ebisu, son Institut d’étude de la nature (qui abrite un parc) et son glacier aux parfums originaux.
 


L’après-midi, on se retrouve à Shinjuku Shibuya, devant la statue du chien Hachiko, connu pour avoir attendu son maître à la gare pendant 8 ans après le décès de celui-ci. On essaie tant bien que mal de prendre la bestiole en photo mais il faut se rendre à l’évidence : pour avoir une photo correcte, il va falloir prendre la pose à côté de lui pour ne pas se faire piquer la place par d’autres touristes. Et laisser un jeune homme immortaliser sa môman. Deux fois. Groumpf.



 
Monsieur, mine de rien

Une fois le chien dans mon bridge, on se dirige vers le centre commercial Parco, où est censée se trouver une boutique de la chaîne de « librairies loufoques » Village Vanguard, elle-même censée abriter des goodies d’un de nos mangas fétiches, Dorohedoro. Grosse déception : il n’y a quasiment rien à part des gachapons, ces capsules contenant un petit jouet que l’on obtient en mettant 100 à 400 yens dans une machine.
On part camper au Starbucks juste devant le carrefour de Shibuya pour contempler la foule. C’est clair et net : je ne voudrais pas vivre ici.


Matcha latte du Starbucks


À force de confondre Shibuya et Shinjuku, on finit par aller dans ce quartier d’affaires. Devant le Siège du gouvernement métropolitain, qu’on appelle par facilité la Mairie de Tokyo, on se pose plein de questions sur la politique du pays. Mais comme on est des gens fun, les questions ne durent pas longtemps et on monte au 45e étage de ce bâtiment très joliment inspiré de la Cathédrale Notre-Dame de Paris pour faire des photos de nuit et acheter des souvenirs. Enfin je réussis à trouver un remplaçant au porte-monnaie Nat & Nin qui m’a lâchée : un chat noir.




En ressortant, on loupe les sculptures de Liechtenstein mais on voit le Mode Cocoon Tower, effectivement très design.
Un petit curry aux croquettes dans la gare et nous voilà repartis, cette fois vers l’est, le quartier chaud, mais surtout chiant ! Rabatteurs, hôtes, hôtesses, bordel(s) et attractions du Lonely Planet un tantinet décevant : tout ce chemin pour nous planter devant une boutique-bazar Don Quixote comme il y en a partout ! On se paume gentiment, le vélo le plus sauvage de la ville déboule sur nous...
On rentre à pied à Shinjuku, on fait un passage à un kombini où les fruits coûtent 400 yens avant de reprendre la ligne de métro Yamanote et comme tous les soirs, on fait le chemin d’Ikebukuro à notre appartement.



Les 200 sorties de la gare de Shinjuku

19 commentaires:

  1. Les vélos sur les trottoirs, ça m'a aussi dérangée... je trouve ça bizarre dans ce pays si organisé.
    Il y avait bien moins de monde que pour moi, évidemment j'y ai été un samedi.
    Et comme c'était le premier jour; je n'avais pas encore remarqué les panneaux indiquant toutes les sorties.
    (ou comment essayer de faire des commentaires sans raconter tout mon voyage ;-) )

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oh les gens avaient l’air organisé, c’est nous qui n’étions pas habitués haha.
      Et les trottoirs sont très petits par rapport à Paris, en tout cas.

      Supprimer
  2. aah, les joies bancaires en voyage... ça aussi ça me rappelle quelque chose !
    L'année dernière au Japon, Félix a du appeler 2 fois ça banque pour pouvoir payer l’hôtel de Tokyo... et cette année, en Corée, sa carte a été bloquée car sa banque n'avait pas validé les paiements par la bande magnétique...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bande magnétique ?! Faut valider ça ? C’est donc purement décoratif en temps normal ?
      Je me fais avoir à tous les coups pour les plafonds (Noël, déménagement, vacances), ça m’a toujours paru surréaliste de ne pas pouvoir dépenser un argent qu’on a.

      Supprimer
    2. J'avais fait augmenter le plafond de ma carte de crédit jusqu'à la fin des vacances, mais maintenant, je suis impatiente d'être le premier décembre ! Je veux notamment participer à deux crowdfunding et je ne peux pas, ma carte est bloquée... alors que j'ai l'argent sur mon compte, celui qui va être crédité mais bien plus que ça.... C'est râlant mais quelque part, je peux comprendre.

      Supprimer
    3. Oh, il y a encore une semaine, effectivement.
      Boarf, les plafonds sont assez ridicules. Je me suis aussi fait avoir quand j’ai payé mon auto-école...
      C’est quoi les crowdfundings qui t’intéressent, si c’est pas indiscret ? (je participe à assez peu de projets du genre)

      Supprimer
    4. L'un c'est un livre sur la musique expérimentale en Asie du Sud-Est, écrit par une connaissance, l'autre, c'est Yuna, la nouvelle figurine des créateurs des Uglydolls. Je peux te passer les liens si tu veux.

      Supprimer
    5. Heu... eh bien, j’avoue que ça ne concorde pas trop avec mes centres d’intérêt ^^;;
      (et en plus, j’ai pour principe – stupide – de ne soutenir que des projets sociaux) (tape-moi)

      Supprimer
    6. celui sur la musique a un volet social: chaque livre acheté permet d'en donner un second à des institutions locales en Asie du S-E ;-)

      Supprimer
    7. oui, il faut apparemment, faire valider l'utilisation de la bande magnétique pour certaines banques, pas la mienne par exemple... Le genre de truc que tu découvres un fois sur place à l'autre bout du monde et qui bloque la carte et bien sur, tu peux la débloquer dans un distributeur de ta banque... introuvable en Corée forcément...

      Supprimer
  3. Ah là là que de souvenirs.
    Vous n'aviez pas fait de change avant de partir ? Peu-être peur de vous balader avec autant d'argent sur vous ?
    Shinjuku, on y est allés pour s'imprégner de l'ambiance. C'est tentaculaire, grouillant de monde, mais en même temps, on se situe mieux après dans les animes XD Mon homme a beaucoup aimé le voir de ses propres yeux et réaliser que ce n'était pas éxagéré. Après, on ne s'est pas éternisés, mais ça valait le coup d'oeil. L'Homme a aussi été très impressionné par les tours dédiées aux jeux vidéo et intrigué par les étage à pelicula interdits aux hommes seuls.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. On avait 40 000 yens en partant et on pensait retirer 100, 200 000 yens en arrivant pour tenir longtemps... Raté !
      Je ne regarde pas d’anime (et je ne suis même pas fan de Ghibli) mais dans les manga, c’est vrai que je suis contente de situer les lieux !
      Et j’apprends que c’est pelicula, j’ai toujours cru que c’était purikura !!

      Supprimer
    2. Je prononce ça comme ça juste parce que ça me fait penser à pellicule, un petit défaut de prononciation que j'ai gardé et dont je n'arrive pas à me débarrasser, c'est bien purikura. 40 000 yens c'est juste en effet. D'autant plus que c'est galère pour retirer des sous là bas, ils ont tendance à retirer au guichet de la banque avec leur carnet de compte.

      Supprimer
    3. On a été dans des 7Eleven et à Roppongi, je me suis jetée sur un distributeur Citibank, c’est à peu près la seule banque que je connaissais avant de mettre les pieds au Japon.

      Supprimer
  4. Je hais avec une énorme passion Shibuya ET Shinjuku. Et Shinjuku encore plus que tout autre quartier. Shibuya au moins y a des trucs à faire et on s'y retrouve un peu plus facilement. Disons qu'il y a une certains atmosphère, Shinjuku la première fois que je suis passée dans le quartier "louche" j'ai capté que quand j'en suis sortie ... (d'ailleurs y a clairement plus de gens louches dans mon quartier, franchement, quel distributeur de flyer normal filerait un annuaire des prostituées du coin à une fille qui plus est étrangère?!)

    Pour les vélos ils roulent parfois sur le trottoir, parfois sur la route, faut pas chercher. C'est bien un des seuls domaines où les Japonais sont pas super organisés et même dangereux.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Haha, voilà qui est dit :D
      Du peu que j’ai vu, j’ai aussi préféré Shibuya (pour le shopping, ça a l’air imbattable).

      Tu habites à Shinjuku, du coup ? Je m’en vais visiter ton blog dès que j’ai un moment ^^
      En Chine, à Shanghai je crois, on a eu de petits flyers colorés glissés sous la porte de notre chambre d’hôtel, charmante attention !

      Je me suis sentie très gauche avec les vélos et parfois, je ne savais plus où me mettre. Déjà que Strasbourg a suffi à me traumatiser.

      Et bienvenue ici, donc :)

      Supprimer
    2. C'est effectivement imbattable, même si je préfère Harajuku.

      Nope. J'habite à Ueno, qui est donc totalement différent des deux quartiers cités ci dessus. Disons que l'atmosphère est plus "japonaise" si on peut dire les choses comme ça (et les prix sont nettement plus abordables^^)
      Aha dans certains hôtels japonais y a des publicités pour des massages, y a deux sortes de ce genre de publicités, celles qui ont l'air normales (si l'hôtel est d'une certains catégorie quoi) et les autres. Les petits trucs en rose où même sans comprendre grand chose au japonais j'arrive à peu près à capter de quoi il s'agit ^^

      Ouais bon, Strasbourg, on en parle pas. Je me suis fait insultée par une connasse qui m'a littéralement renversée. J'en suis sortie avec un bleu qui me prenait la moitié du bras. Au moins ça m'est encore pas arrivé au Japon.

      Héhé, hello. Dès que je vois que ça parle de vélo je peux pas m'empêcher ^^ (je crois que je suis choquée à vie, les Japonais deviennent despersonnes différentes à vélo c'est fou)

      Supprimer
    3. Ahhhh mais dans l’hôtel à Hiroshima, on est tombés nez-à-nez avec un distributeur de « masseurs de nuque », différentes tailles et différentes couleurs. Sûrement pour différentes nuques, hein.
      Il faudrait immatriculer les vélos... Je ne pense pas être vélociste, mais en apprenant à conduire, je me suis rendu compte que beaucoup de cyclistes – à Paris en tout cas – ne connaissent rien au code de la route, ce qui est dangereux pour tout le monde.
      Haha, visiblement, les gens sont différents dès qu’ils conduisent, quel que soit le véhicule.

      Supprimer
    4. Le Japon est vachement plus ouvert sur ce genre de sujet c'est assez marrant.

      C'est immatriculé au Japon mais c'est pas pour ça qu'ils roulent mieux. Au pire ils se font rappeler à l'ordre pour conduite dangereuse mais ça s'arrête là.
      Le problème des cyclistes français c'est que je crois qu'ils pense que le code de la route ne s'applique pas pour eux alors que si, techniquement le vélo doit respecter le même code que les voitures. Donc ouais ce serait pas plus mal une vraie immatriculation et une vérification (ça ferait des sous à l'Etat en plus, ils devraient pas se plaindre ^^)

      Ah non mais les Japonais en voiture sont adorables (entre eux hein, si t'es piéton et que t'as le malheur de traverser quand c'est rouge pour toi t'es dans la merde ^^) Jte promet les conducteurs se laissent passer sans avoir besoin de forcer, se font des appels de phare à tout va pour se remercier de s'être laissés passer, on pourrait même presque manger par terre dans les toilettes des aires d'autoroute. Le rêve quoi.

      Supprimer