[Voyage au Japon] Jour 5/22 : Hakone

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Mercredi 7 octobre 2015
À 1 h du matin, on a toujours la pêche. Je n’ai plus la même résistance aux décalages horaires, dis donc... En plus, monsieur me transmet son délire qui consiste à parler d’un ours imaginaire.
Se lever tôt pour aller à Hakone : ce qu’on aurait dû faire, ce qu’on ne fait pas et en plus, on trouve le moyen de rater le JR Tokaido donc il est 11 h passées quand on arrive à la station Hakone-Yumoto... On rentabilise le pass Toko-Toko 1 Day (environ 1 500 yens) de 500 yens par rapport au « Free » Pass de 5 000 yens, qui propose un Romance Car direct de Shinjuku ainsi que des réductions diverses et variées. Dans le train, un couple canadien (lui occidental et elle « au moins » métisse) et deux couples américains âgés discutent à bâtons rompus. J’entends que la meilleure bouffe à Kyoto se trouve dans la gare (comme l’avait dit Kleo). Puis les deux femmes américaines parlent sans se cacher de leur amie japonaise (« not beautiful but knowledgeable »), assise pas loin ! Quel microcosme qui se forme en un trajet...

Parmi les visites non négociables, il y avait Chôkoku no mori, un magnifique site en plein air avec plein de sculptures : sculptures dans l’eau, Garden Star, musée Picasso, sculptures de Niki de Saint-Phalle, boule géante, pont suspendu et onsen pour les pieds ! Je suis fière de faire halluciner monsieur en sortant comme par magie des serviettes de mon gros sac à main. On reste une petite demi-heure à soigner nos voûtes plantaires avec les roches chaudes et le yuzu.
Pour déjeuner, on ne se prend pas la tête et on se rend au mini-musée à côté du onsen, où l’exposition est consacrée à David Bowie. Du coup, on se retrouve à manger des hot dogs pas mauvais du tout sur un fond sonore connu mais de qualité.

 











Après le repas, on se presse un peu pour ne pas louper les principales attractions de la ville. Hélas, impossible d’accéder au Owakudani pour cause d’activité volcanique trop fort. Bah oui, c’est un cratère. La déception est grande, mais heureusement, la croisière dans un bateau pirate sur le lac Ashi la rattrape un peu. On voit le Mont Fuji en toile de fond et un torii (portail rouge) dans l’eau devant nous. En descendant du bateau, on se régale de maïs (de Hokkaido, nous dit le vendeur) et de poulpe grillé, un délice même si on doit passer pour des malotrus.

 






 
Le Mont Fuji en arrière-plan


On cherche l’Allée des Cèdres, en vain car le jour tombe très vite, mais on trouve un chaton à la place. On se résigne à partir avec plein de belles images en tête mais je conseille à ceux qui veulent se rendre à Hakone de prévoir une journée complète et surtout, de commencer tôt ! C’est vrai dans tout le pays, semble-t-il, mais particulièrement dans une ville aussi riche où le musée en plein air demande à lui seul plusieurs heures !

Dans le bus qui nous ramène à la gare, une mamie chinoise décide de prendre tout son temps et de bloquer le passage à monsieur tandis qu’une autre touriste chinoise me dévisage, se posant sûrement mille questions sur mes origines. Je suis à deux doigts de gueuler sur tout le monde.
À la gare, on s’offre nos premiers « ekiben », panier-repas (bentô) qu’on achète à la gare (eki). On ne parvient à trouver deux places côte à côte qu’une fois arrivés à Shin-Yokohama.
Arrivés à la gare de Tokyo, on se fait émettre de nouveaux billets de train car je me suis rendu compte la veille que j’avais décalé toutes les journées.




Ensuite, on hésite à aller au Tokyo Sky Tree, franchement excentré. Puis la flemme nous gagne car cela fait 2, 3 nuits qu’on se couche à 2 h. On fait un petit tour à Ikebukuro, particulièrement à Otome Road, la rue des jeunes filles connue pour sa profusion de boutiques proposant des mangas yaoï (relations homosexuelles), mais tout est déjà fermé.
On se rattrape dans un kombini qui vend des ramen « soldées » à 50 yens et délicieuses, complétées par des canettes de distributeur.


Comme prévu, on fait une lessive nocturne : « ouaw, ce lave-linge fait aussi sèche-linge, truc de ouf, il nous faut le même, regarde le linge, il est tout sec ! Même pas besoin de sécher les fringues après passage dans ce... ’dryer’ ?! ». C’est donc pour ça qu’il n’a pas de compartiment pour la lessive, ce « lave-linge ». J’ai donc fait sécher du linge sale.
Mais la bonne nouvelle, c’est que j’ignore totalement mes mails pros : le message automatique n’a pas été inventé pour rien, non mais. Je devrais même en envoyer un à mon père, qui veut que j’installe l’application WeChat alors qu’on se parle déjà via What’s App !
Réflexions à 2 h du matin (toujours) : on se perd tout le temps, heureusement qu’on ne s’était pas mis en tête de faire du geocaching au Japon ! Quel dommage aussi qu’on rate le festival We Do BD (rôh ça va).

9 commentaires:

  1. Ah le bateau pirate, quel grand souvenir... En revanche, je ne crois pas avoir visité le musée en plein air (on avait pris les télécabines pour passer au-dessus du cratère, odeur d'oeuf pourri garantie), ça me donne envie d'y retourner, dis donc.
    Et je suis drôlement fière d'apprendre que mes tuyaux ne sont pas (trop) mauvais ;)

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    1. Bah oui, c’est du soufre ! Je le voulais tellement, mon cratère, que j’ai boudé comme une gamine pendant une bonne demi-heure ^^"
      Monsieur n’était pas hyper chaud pour le Chôkoku no mori, mais il a bien aimé finalement. Personnellement, j’aime bien quand l’art devient ludique, là, c’était parfait.
      Mais oui mais oui, excellents tuyaux ! Au final, on s’est juste offert des glaces à la gare, mais on s’y est bien amusés !

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  2. Je me doutais déjà en lisant les guides qu'une journée, c'était un peu juste, et tu me l'as confirmé. J'ai donc été voir le Mt Fuji ailleurs et je garde Hakone pour une excursion de deux jours, avec ryokan et onsen, pour la prochaine fois !

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    1. Si on s’était levés plus tôt et tout ça, on aurait pu faire tout ce qu’on voulait ^^
      La prochaine fois, on fera Enoshima et la ville des Cinq Lacs que tu as faite toi ^^

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  3. Faire sécher du linge sale, bon ben là ma journée est faite.
    On fait le même type de photos, je pense, tous les chats qu'on croise (je rajoute autre animal, bœuf, chèvre papillons....) plante, fruits, enfin le genre de chose que mon compagnon appelle tout et n'importe quoi ;)

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    1. Note que le sec peut donner une impression de propre (mais qu’elle ne dure pas longtemps :D).
      Et non, on n’a pas révolutionné la photo, on laisse ça aux pros !

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  4. le tour en bateau avait l'air sympa !
    je viens de me rendre compte d'un truc : entre cet article et celui des écoliers qui viennent vous parler anglais : ton monsieur n'est pas d'origine asiatique ? j'en étais persuadée en fait ! (déformation familiale je pense, tous mes cousins/cousines, nombreux, sont en couple avec des asiatiques, sauf un..)

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    1. Et il l’était !

      Je crois que tu m’avais déjà posé la question en fait, mais non monsieur est normand par sa mère et périgourdin par son père, et parigot de cœur ^^ (je n’ai jamais eu de messieurs asiatiques).
      Je pense que tu verras très bien qu’il n’a pas d’origine asiatique sur l’une des photos de demain, à Arashiyama ^^

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    2. et oui en effet ! pas le profil asiatique !
      oui tu as du déjà me le dire, mais j'ai une mémoire de poisson rouge ! désolée...

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