[Voyage au Japon] Jour 7/22 : Tokyo – Ueno, Yanaka et Akihabara

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Yanaka
Vendredi 9 octobre 2015
Tôt le matin, nous sommes rassurés par le mail de nos hôtes Air Bnb : nous avons effectivement une nuit de plus à notre compteur. Ce qui nous fait une journée bonus. Du coup, on se lève tranquillement à 8 h, notre record à ce jour !
Dans le métro, le visage des travailleurs affiche clairement « TGIF » (Thank God It’s Friday). D’ailleurs, petite parenthèse, je ne pourrais pas dire des Tokyoïtes, la bouche en cœur, qu’ils sont « siii gentils ». Polis, courtois, oui, gentils, pas spécialement. Mais je les soupçonne de me prendre pour une Japonaise qui ne parle pas sa propre langue et/ou complètement occidentalisée ou « pire », une Chinoise ! Mais peu importe, je n’attends pas un tapis rouge déroulé partout où je vais.

À Ueno, on part échanger nos deux lots de billets de train (notez qu’on évite soigneusement de retourner dans la même gare à chaque fois) (ce qui est inutile car l’historique des billets émis est sur le JR Pass et probablement dans le système informatique). Je dois avoir environ 20 petits billets sur moi et me demande par quel miracle on n’a pas encore été blacklistés par la JR. Dans cette station, je remarque trois beaux tampons comme on en trouve dans quasiment tous les sites touristiques : dommage que je n’emporte pas mes carnets avec moi mais on est suffisamment chargés comme ça. Du coup, je tamponne le dos de tickets de caisse.

Le Parc d’Ueno est sympathique, quoique sans doute plus spectaculaire au printemps, quand il est empli de cerisiers en fleurs. En plus, on y arrive quand le soleil est à son zénith, donc la chaleur nous rend un peu grognons. Au sanctuaire de Ieyasu Tokugawa, j’acquiers un omamori pour la fortune (héhé). On tourne autour d’une pagode qui se révèle ne pas être le Kiyomizudera Kanon que je cherche ; il s’agit d’un lieu de pèlerinage pour celles qui veulent tomber enceinte (un jour, je précise). Arrivés au temple en question, on a droit à un chouette spectacle : une femme qui fait un bond de trois mètres après avoir été surprise par une marionnette hideuse.







Comme c’est dans le coin, on va au marché Ameyoko, anciennement marché noir pour les militaires américains. On le juge sans intérêt tout bonnement car on ne trouve rien d’intéressant à manger et en plus, je ne vois pas de portefeuille qui me plaît pour remplacer celui qui tombe en miettes. Décidément, le Japon est en train de m’inciter à dépenser tout mon argent au lieu de le garder.



L’après-midi, direction le quartier voisin de Yanaka, historique et félin. En fait, on ne voit qu’un chaton très mignon occupé à chasser un pigeon sans comprendre que la clochette accrochée à sa nuque le condamne à se nourrir de croquettes toute sa vie. On déambule avec plaisir dans les rues, sans rien chercher de particulier, et c’est agréable.






On recharge nos batteries dans un café très girly où monsieur commande un caramel macchiato et un pancake aux haricots rouges (sa nouvelle passion) et moi un matcha latte frappé et un gâteau au marron (ma passion de toujours). La texture du pancake est très étonnante, complètement fondante.
En sortant du quartier, je fais quelques emplettes dans une boutique qui a pignon sur rue : repose-baguettes en forme de racines de lotus et une théière kyusu.






Puis vient le temps fort de la journée : on retourne à Akiba, cette fois sans se perdre ! Le Super Potato est bien plus petit qu’on l’imaginait mais même moi je suis émerveillée par les belles jaquettes des jeux rétro ! On n’embarque pas l’énorme Neo Geo demandé par un ami, déjà parce qu’elle fait la taille de notre petite valise, et ensuite parce qu’il la veut dans les 100 € et qu’elle est vendue à 200 €. Monsieur me demande de noter quelques références et prix mais on sait qu’une boutique plus grande nous attend à Osaka.








À Mandarake, on fait un petit rafle d’art books et de dojinshi (mangas créés et édités par des amateurs, même s’il arrive que des professionnels s’éditent par ce biais). Malgré la présence de (vieux) mangas d’occasion, je ne trouve pas les art books de mes artistes préférées : Yumi Tamura, Akimi Yoshida, Fusako Kuramochi... Soit. Au rayon figurines et jouets, on manque de s’étouffer en découvrant le prix de certaines cartes téléphoniques, aux alentours de 50 000 yens (350 €). Mais il faut dire qu’elles sont ’achement jolies. De son côté, sûrement aveuglé par sa joie, monsieur se prend carrément une vitre lorsqu’il voit au loin un de ses jouets d’enfance (Wingspector si j’ai bien compris), il cogite, hésite, me demande de faire la conversion en euros et contre toute attente, choisit de ne pas l’embarquer malgré son bon état apparent et son prix correct car justement, il n’est pas certain que tous les points d’articulation fonctionnent. On déambule un peu partout en achetant pas mal de gachapons et de figurines pour les amis et la famille.



Globalement, la journée est très lente et calme et on en profite pour rentrer tôt après avoir acheté de quoi manger au dîner et au petit-déjeuner, sans oublier le petit creux de minuit. C’est donc un déluge de paquets de cochonneries qu’on ramène d’un 7Eleven. On fait une lessive (une vraie, cette fois) puis on range nos valises.
Encore une fois, on ne parvient pas à se coucher avant 2 heures du matin. D’effrayantes images de maids mineures viennent me hanter. J’espère qu’on trouvera d’autres geekeries encore à Nakano Broadway, où l’on ira avant le Musée Ghibli, à notre retour de Miyajima.

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