[Voyage au Japon] Jour 8/22 : Kyoto – Pontocho, Gion, Teramachi, Shinkyôgoku et Yasaka

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Samedi 10 octobre 2015
On a merveilleusement bien dormi et c’est tout frais qu’on part vers la Gare de Tokyo, direction Kyoto. C’est la galère avec nos deux grosses valises que je peine à soulever ET en pleine heure de pointe. Presque au moment où on regrette de ne pas avoir acheté d’ekiben (nouvelle obsession avec les râmen soldées : bonjour la mémé !), un stand de vente se matérialise devant nous. Le vendeur est un sympathique vieillard tout en sourire. Je passe mon trajet à comater, me réveille quand mon alarme me réveille, mange en mode robot sans apprécier ce bento autant qu’il le mérite et me rendors jusqu’à l’arrivée, à 12h47.



On met un peu de temps à trouver du wifi, à nous connecter sur nos comptes Gmail, à prévenir notre hôtesse Air Bnb et enfin, à arriver sur place, pas très aidés par Google Maps qui a fait disparaître de ses cartes une rue, mais aidés par un gentil passant. Heureusement, malgré l’absence d’ascenseur, l’appartement est superbe, avec comme prévu une mezzanine très en hauteur et un balcon. Il y a aussi deux vélos à récupérer ailleurs, on ne sait pas si on va se lancer. Le Pocket Wifi n’est pas très prometteur : les précédents locataires ont bousillé le forfait (9 Go !) et la bestiole ne se recharge pas vite.



La jolie bouilloire


 

Et quand on appuie sur Yes, on tombe sur « If very well... »

Qu’importe, on se jette dans une sieste salvatrice, puis on part déambuler dans les rues de la « Ville Capitale ». Alors qu’on pense aller à Pontocho en passant par l’avenue Shijo, on part complètement dans l’autre sens et on tombe sur le Musée International du Manga, prévu le lendemain. N’écoutant que notre cœur d’otaku, on y entre, émerveillés par le phénix de Tezuka qui orne la façade, le fonds de 300 000 mangas et le bâtiment, une vieille école primaire dont les planchers grincent. Tout, quoi. Dire qu’on nous l’avait déconseillé ! Dans la boutique, je craque sur 1 000 cartes et monsieur sur quatre médailles à l’effigie des héros de Tezuka : un sombre délire le pousse à examiner toutes les machines à médailles sur son chemin depuis qu’il en a confondu une avec une machine à change, au Siège métropolitain de Tokyo.




Sur la très éclairée et chic Shijo-dori, on rentre dans une boutique qui a une bonne tête et on tombe sur des mangas, de la papeterie et des goodies : notre paradis matérialisé. On ressort avec un kit de construction d’une maison de campagne japonaise (notice dans la langue idoine), un mini-jardin zen pour mes parents et plein de cahiers pour mon journal Midori, qui double du coup de volume... mais sans la magnifique statuette de Kitarô le Repoussant qu’on aimerait offrir. J’aurais bien pris des masking tapes pour les copines qui en collectionnent mais je n’y connais rien et préfère éviter les bêtises.





On s’enfonce ensuite dans les fameuses galeries marchandes Teramachi et Shinkyôgoku où je craque de nouveau pour des babioles : un portefeuille (rouge, plastifié) pour que mes billets arrêtent enfin de se balader dans mon sac et un sac en toile, achat pas du tout prévu.





Direction le pont Shijo puis le sanctuaire Yasaka de soir : magique ! Des lanternes et de la lumière éclairent torii et pagodes....




Dans notre élan, on pousse jusqu’au quartier de Gion, qui ne manque ni de charme ni de charmes. Un peu mal à l’aise, comme face aux maids d’Akiba à Tokyo même si les femmes ici sont plus que majeures, on fuit un peu le quartier en se promettant de revenir de jour, surtout que certains restaurants proposent des menus à 15 000 yens. Gloups. On retourne vers les galeries marchandes, où on engloutit chacun 12 takoyaki (boulettes de poulpe) et un Matsuya Cider, qui se révèle être un soda et non du cidre.




Comme à l’accoutumée, on fait nos courses du soir pour le lendemain, je retire à nouveau de l’argent avant de voir plus tard qu’il me restait encore pas mal de billets à l’appartement : le genre de choses qui fait plaisir. Dès que je suis seule et même parfois avec monsieur, on me prend pour une Japonaise et on me balance tellement d’informations que je me décompose. Parfois, je comprends vaguement, souvent pas du tout. J’achète aussi des collants taille M–L avec une appréhension fondée puisque je lirai plus tard que c’est pour des corps faisant 1m50 et 1m65, or, j’ai 3–4 cm de trop. Mais tant pis : mes collants Gambettes Box ont rendu l’âme après de bons et loyaux services.

 

Un quartier de tomaaate !

De retour dans l’appartement, on se lance dans un jeu de câbles musicaux pour recharger tous nos appareils (très chiant, déconseillé), on prépare notre itinéraire du lendemain et ô surprise, la montre affiche seulement 1 h quand monsieur tombe !
Note pour plus tard : retourner à Teramachi visiter la boutique (ou le QG ?) Lupicia. Pour le thé, bien sûr. Je commence enfin The Umbrella Protectorate avant de tomber moi aussi comme une mouche, heureuse comme tout.

5 commentaires:

  1. Un quartier de tomate, oui, mais sur 5cm de chou ;-)
    Idem pour recharger tout: j'avais pris un multiprises très pratique en voyage, sauf qu'il ne s'adapte pas à l'adaptateur (et je ne le savais pas). Bref, j'ai toujours dû recharger tous mes appareils un à un.

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    1. Tu n’aimes pas le chou ?
      Pour ma part, c’est pas la grande passion mais ça passe (même si j’ai longtemps été traumatisée car j’ai été caissière dans un supermarché asiatique et plein de restaurateurs japonais venaient s’approvisionner en choux raves, ce qui m’en faisait parfois une centaine par jour à passer en caisse ^^)

      Haha, tu avais beaucoup d’appareils ?
      Nous, outre nos portables, il y avait deux chargeurs portables, une tablette, l’appareil photo et le Pocket Wifi.

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    2. Je mange le chou mais je ne l'adore pas. J'avais l'impression que c'était le seul légume disponible en abondance.
      Pas tant d'appareils que ça, mais trois qui devaient être rechargés tous les jours: appareil photo, iPad et smartphone.

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  2. la boutique avec les lampions, mon stéréoptype du japon !
    ke sanctuaire yasaka est vraiment superbe, quelles couleurs !

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    1. Hm, de mémoire, ce sont des temples (à l’intérieur de la galerie commerçante) ^^ mais ce ne serait pas du tout étonnant que des lanternes ornent un magasin, à mon avis.
      Et oui, le rouge des temples japonais est particulièrement photogénique !

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