[Voyage au Japon] Jour 12/22 : Kyoto – Tofuku-ji et Fushimi-Inari

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Mercredi 10 octobre 2015
La digestion des okonomiyaki est difficile et j’ai l’impression de faire une overdose de viande, donc je repasse à une alimentation moins carnée (mais où sont les légumes dans les restaurants de ce pays ?). Malgré tout, on se réveille frais car c’est la première fois qu’on dort autant depuis le début du séjour.
Après le petit-déjeuner, on se dirige sans discuter à Ippodo, où je me procure un gyokuro de qualité moyenne (mais qui sent malgré tout divinement raffiné), un sencha léger à base de tiges de thé et un genmaïcha. Le personnel est aux petits oignons. Ensuite, on veut retourner dans la boutique du Musée International du Manga – au cas où on aurait loupé quelque chose – mais ce dernier est fermé le mercredi, scrogneugneu.




On se rabat sur la Tour de Kyoto, sympathique sans plus, malgré les télescopes en accès libre. Monsieur complète sa collection de médailles et... je m’y mets aussi, avec un faux koban, ancienne pièce de monnaie tout en longueur. Quel vieillard au mauvais goût flagrant a donc pris possession de nos esprits ?!



Après une virée chez le glacier Baskin Robbins, dont les boules sont aussi bonnes que petites, on se dirige à pied vers le Tofuku-ji, un ensemble de jardins. Cela nous prend une heure car rien que le fait de contourner la gare est chronophage. Heureusement, le trajet en vaut la peine. Les jardins zen sont tous très différents et apaisants. Dans l’un d’eux, on peut même s’asseoir par terre pour contempler le paysage à la fois naturel et travaillé par l’Homme. Et cerise sur le gâteau, j’adore visiter des temples en chaussettes.







 
 


Ensuite, on reprend la route pour se diriger vers le temple Fushimi-Inari en passant par de paisibles zones résidentielles de banlieue. Pas passionnant mais pittoresques. Sur un pont, on découvre une paire de chaussures et on préfère ne pas penser à ce qui a pu se passer. Grâce à Google Maps et à nos jambes qui se sont refaits une santé dans les jardins zen, on arrive à Fushimi-Inari. Avant l’entrée à proprement parler, plusieurs stands de nourriture s’offrent à nous. On opte pour la plâtrée de yakisoba, des nouilles sautées qui nous tiendront au corps jusqu’à 20 heures passées. L’ascension des marches au milieu d’une forêt de torii ou portiques rouges, de différentes tailles et achetées par des entreprises pour s’assurer une belle réussite, est sympathique, quoiqu’un peu rude pour moi : je déteste les marches. De temps à autre, on tombe sur une nuée de chatons à faire fondre le cœur des plus endurcis.







 

Après toute cette marche, on se permet de prendre le JR Nara vers la Gare de Kyoto, où on joue sur notre portable en dégustant une délicieuse glace mochi au sakura / passion.

Sur le chemin du retour, je me chope chez Muji de petits produits de maquillage : fond de teint liquide, crème pour le visage et fards à paupières. On s’accorde une longue sieste avant de repartir vers l’avenue Shijo. Pour le dîner, on choisit le restaurant 丸亀 (je ne sais pas comment ça se prononce mais j’aime comment le caractère « tortue » a été simplifié en japonais, car le voici en chinois traditionnel : 龜, une plaie à écrire, je parle d’expérience). Bref, restaurant qui propose des udons parfaits, élastiques et tendres, et des tempuras croustillants à souhait. Je mange enfin des légumes, et même des racines de lotus fraîches.
Pour notre dernière nuit à Kyoto, on flâne tranquillement tout en plaisantant sur le peu d’activités qu’il y aura à Hiroshima. Dans l’appartement, on refait nos valises de A à Z pour être prêts le lendemain. Ouf, tout rentre encore dans les deux grosses valises et deux sacs à dos. Demain Osaka !

 

 

11 commentaires:

  1. Ca se lit peut-être "marugame/marukame" mais je n'y mettrais pas ma main à couper. En revanche, je suis impressionnée que tu aies fait le lien entre le kanji originel et sa version simplifiée !
    Je crois que je n'ai jamais mis les pieds au Tofuku-ji, dis donc, voilà une adresse à tenter la prochaine fois.

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    1. Strictement aucun mérite, le kanji simplifié en chinois est comme ça : 龟, donc très très proche de la version simplifiée japonaise, que je trouve plus jolie et équilibrée. Et en plus, 亀, c’est dans Dragon Ball (Kame House, je crois ?), que j’ai quand même regardé quand j’étais gamine.
      J’ai googlé 丸亀, c’est aussi le nom d’une ville qui se nomme Marugame.

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  2. haaa, Inari....

    (oui, commentaire très constructif mais c'est exactement ce que je me suis dit pendant tout ton article)

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    1. Ca me rassure, j'étais à peu près dans le même état ^^

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    2. Ah oui, vous avez tant aimé que ça ?
      J’ai beaucoup aimé hein, mais je crois que le Pavillon d’Or m’a aveuglée ^^

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    3. Pour moi, il y avait beaucoup beaucoup trop de monde au Pavillon d'Or, vraiment la sensation d'être un mouton à la queue leuleu pour voir quelque chose. Alors qu'Inari, sous le soleil couchant, la pleine nature avec ces torii flambloyants installés là par la main humaine... Whoua !

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  3. Team Inari ici aussi ^^

    Et le Tofukuji je crois que c'est la seule fois où j'ai vraiment failli mourir au Japon ^^

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    1. QUOI ? Mais que s’y est-il donc passé ??

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    2. Tu visualises la plateforme d'où on peut voir la petite forêt avec les érables? Bah j'y suis allée un jour férié en automne ...

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    3. Gloups, je vois très bien. Bon tu es toujours parmi nous, c’est l’essentiel !

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