[Voyage au Japon] Jour 19/22 : Tokyo – Shimo-Kitazawa, Tokyo Sky Tree, Asakusa et croisière

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Tokyo Sky Tree

Mercredi 22 octobre 2015
Ça y est, la maison me manque ! Il me faut les chats (que j’ai très naturellement appelés « les enfants »), du linge propre et... du propre tout cout. Car la voie express, passe encore, mais l’odeur rance du sol ne me donne envie de mettre les mains nulle part. On ne peut pas toujours bien tomber et en contrepartie, l’appartement est assez bien situé et agencé.

Le matin, on prévoit d’aller à l’Institut d’Étude de la Nature, à Ebisu, « oasis » présumée qui me fait rêver. Dans le métro, je suis tellement contente que je recherche des photos et descriptifs à son sujet. Je tombe sur ce blog, qui m’apprend qu’il y a des araignées géantes ! J’aurais dû m’en douter, hein. Monsieur me voit pâle et saute sur l’occasion pour me proposer de zapper ce lieu, ce que j’accepte avec empressement. À la place, on file à Shimo-Kitazawa en galérant avec le métro. Les friperies et autres places à hipsters sont moyennement notre tasse de thé, mais le quartier est reposant. L’ancien marché noir recommandé par Lonely Planet est dénué d’intérêt... Rappelons que ce guide nous a aussi recommandé Asia Yokocho à Shibuya, un simple food court et non un marché ! Dans une animalerie, je tombe sur un minuscule chat ragdoll qui me fait des yeux en forme de cœur. Comme j’ai hâte de retrouver ma feignasse et sans-cœur de Scorpy ! On ne s’attarde pas trop dans le quartier, juste le temps de choper deux petits cadeaux et un gachapon de cette femme que l’on voit partout dans un Village Vanguard.

Puis on se dirige vers la Tokyo Sky Tree, dont on visite le centre commercial, le Solamachi, en commençant par Rokurinsha, un restaurant de tsukemen, soit des nouilles à tremper dans un bouillon épais. Les plats sont à la hauteur de leur réputation ! Monsieur refuse le buffet de desserts à volonté pour 1 800 yens (à raison car je serai assez malade de l’après-midi), donc on opte pour Gion Tsujiki, où on prend du thé (hojicha en sachets pour une collègue de monsieur, genmaïcha en vrac pour moi) et des glaces bonnes et jolies comme tout.





Dans une boutique, on achète de la fausse nourriture en magnets : okonomiyaki pour mes parents et gyoza pour nous. On juge donc inutile d’aller à Kappabashi-dori, le quartier des restaurateurs. On se balade jusqu’à l’office de tourisme d’Asakusa en traversant la rivière Sumida et en chemin, on a une vue parfaite sur la Sky Tree, l’Asahi Flame et le temple Sensô-ji, qu’on part tout de suite visiter.
La balade se fait un peu hors du temps et j’apprécie tout particulièrement le shamisen et les photos de vieux acteurs accrochées aux réverbères.
À Yoroshi Cosmetics, on nous sert un breuvage infect (infusion d’algue caoutchouteuse), ce qui ne m’empêche pas de craquer pour une crème pour les mains et un nettoyant pour le visage.


 
 







Le soleil s’est couché entretemps et la Sky Tree s’est illuminée, on retourne à l’office de tourisme pour reprendre des photos. Il faut dire que le bâtiment, à l’extérieur comme à l’intérieur, est tout à fait dans nos goûts.



Histoire de ne pas rentrer tout de suite, on fait une croisière d’Asakusa à Hineda (pas Odaiba, car on a embarqué sur le dernier bateau de la journée). C’est une agréable promenade sur l’eau qui permet de photographier de loin le mythique Rainbow Bridge (plein de souvenirs du manga X/1999 me reviennent).




On prend la Yamanote pour aller contempler le Tokyo International Forum, un palais des congrès où se tient le 43e congrès annuel de l’association japonaise d’« acute medicine » (recherches effrénées pour comprendre ce que c’est). Le bâtiment, en forme de vaisseau, tout en verre et en passerelles, est admirable mais à cette heure, il est hanté par des figures tristes en quête de chaleur et des couples en quête d’intimité.

Retour dans le quartier de notre appartement, où on assiste à une bagarre entre deux hommes bourrés et temporairement calmée par une vieille dame. Au Village Vanguard local, monsieur se lâche sur un best-of de Joe Hisashi tandis que je me retiens de m’offrir ce si beau sac à dos. On dîne dans l’appartement mais on recrache les snacks de « saucisson » et de « parmesan » sous vide, proprement immondes. Mes parents daignent enfin donner des nouvelles après m’avoir harcelée puis ignorée : ils s’amusent comme des petits fous et n’ont plus le temps de me parler. Bah voyons.

3 commentaires:

  1. ah les parents ...
    Moi j'ai parfois 2mails par jours puis plus rien pendant une semaine (même si c'est plus souvent deux mails par jour qu'autre chose ^^)

    Et tu vas rire mais depuis que je vis ici et passe près du rainbow bridge de nuit bah je l'ai pas vu une seule fois sous sa forme rainbow.

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    1. Ah mais au moins ta mère envoie des mails... Les miens sont surtout téléphone et SMS, un peu WhatsApp. Donc forcément ils ont un peu paniqué quand je leur ai dit par WhatsApp qu’on n’avait aucun réseau au Japon. J’avoue, j’étais un peu soulagée ^^

      C’est comment la forme Rainbow justement ? Ca passe par toutes les couleurs ?

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    2. Rainbow : https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/3f/Rainbow_colored_Rainbow_Bridge_at_night.jpg

      Aha ma mère m'envoie des mails parce qu'elle a pas de portable et que moi j'ai juste pris un abonnement pour avoir le wifi sur mon smartphone donc impossible d'appeler. Sinon ce serait tous les jours.
      Honnêtement, j'aimerais bien qu'elle me foute la paix

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