Bilan lecture – Décembre 2015

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Mes objectifs de décembre étaient les suivants :
  • Je suis un chat : ENFIN ! VICTOIRE !! HOURRA !!! Terminé dans la douleur, mais terminé quand même. Merci Mayla, la lecture a été enrichissante même si elle s’est étirée pour prendre des proportions terribles. Pour enfin conclure, Je suis un chat est bourré de qualités : aussi sarcastique que juste, il rend merveilleusement compte de son époque et de ses préoccupations. Mais il est deux fois trop long à mon goût. Cela ne m’empêchera pas de lire d’autres romans de Sôseki !
  • Six Gun Gorilla : un gorille, un six-coups, Six Gun Gorilla. Sur le papier, c’est cool. Sauf que ça se veut plus profond et spirituel et que c’est en réalité juste du déjà-vu assez sympa et bien fait. Je ne pense pas que ce titre qui traite de la guerre, de l’amour et de pas grand-chose d’autre survivra au prochain écrémage.
  • RASL : un nouveau pavé de l’auteur du mythique Bone (un excellent cadeau de Noël, si jamais vous êtes en retard !). Le sujet ? Un voleur d’œuvres d’art qui se sert de ses machines de téléportation pour fuir dans d’autres mondes, mais se retrouve de plus en plus acculé et piégé. Sur le papier, c’est casse-gueule. Sauf que Jeff Smith maîtrise totalement son histoire et n’en fait ni trop, ni pas assez. La juste dose d’action, d’empathie, de suspens et de révélations avec une chronologie chamboulée juste ce qu’il faut pour nous faire voyager avec son anti-héros antipathique. Franchement génial, subtil et addictif.
  • John Prophet 2 : le premier volume (dont j’ai parlé ici) était très mystérieux et je pensais que le 2 serait dans la même veine mais non : l’intrigue se referme petit à petit sur un seul John Prophet, qui gagne des compagnons de voyage, qui ont même de... l’humour ! En plus, l’univers et la quête restent originaux et le lecteur est malmené comme il faut. Je crois que je commence à être fan.
  • Fables 24 : pitié, qu’on m’apporte la fin tout de suite ! L’histoire traîne encore et encore, recyclant ses méchants, usant une corde rompue depuis longtemps. C’est dommage car ce volume est super inventif (je n’irais pas jusqu’à dire « audacieux ») sur le plan de la narration, avec des flash forwards et des découpages de l’action très chouettes. C’est juste que la sauce ne prend plus et que je suis plus que ravie que le numéro 25 soit le dernier.
  • Sans issue : un petit one-shot avec Joe Hill au scénario et Charles Paul Wilson III au dessin, parfait si vous n’aimez pas Noël. Car dans le Christmasland de Hill, très remarqué et à juste titre pour son Locke & Key, les enfants ont littéralement les dents longues et les adultes la gâchette facile. Et une fois dans ce monde horrifique gouverné par une ironie très tranchante et un humour bien noir, bonne chance pour en sortir... À noter une excellente traduction de Maxime Le Dain, qui m’a fait entrer de plein pied dans l’histoire.
  • Soap 2 : l’épisode 2 de ce mook consacré aux séries TV sous toutes leurs formes est encore meilleur que le pilote. Le dossier spécial Walking Dead & zombies est tout à fait intéressant et éclairé, les articles sur l’état de la télévision et de la série télévisée françaises sont clairs et bien renseignés, les sujets se font encore plus diversifiés : les séries interactives, l’influence de Hartley Cœurs à vif sur un professeur de maths, les scènes sexuelles décryptées par Céline Tran / Katsuni, la série québécoise Chambres à part, waouh, il fallait chercher et trouver. Et voir une mention au film Saving Face d’Alice Wu, ça fait toujours plaisir.
  • Kaboom 5 : de prime abord, je ne peux pas dire que le sommaire de ce numéro condense mes auteurs et séries fétiches, mais il est toujours intéressant de s’enrichir et de découvrir de nouvelles (et de très vieilles) choses. Bref, j’ai plus lu pour ma culture BD que pour le plaisir, cette fois.

BONUS
  • Kaboom 7 : ce numéro vaudrait le coup rien que pour son interview de Matsumoto, qui m’a fait voir sa série Sunny un peu différemment. J’en retiens aussi la présentation de Frank King (Gasoline Alley), de Bernadette Després (la dessinatrice de Tom-Tom et Nana) ou encore de l’incroyable Henry Darger, auquel une expo avait été consacrée à Paris il y a quelques mois. Un numéro qui m’a beaucoup inspirée.
  • Sunny 3 : un volume très touchant, toujours parmi les habitants du pensionnat des étoiles, le plus souvent abandonnés par des parents un peu marginaux ou désaxés. Comme dans toutes les œuvres de Matsumoto, on trouve un mélange de réalisme assez dur et de poésie dans les mots, les décors, les situations...
  • Animal Kingdom 13 : avant-dernier volume de cette série de shônen qui sort du lot, à mettre entre toutes les mains !
  • Silver Spoon 12 : où l’on voit Yugo, le héros, tenter de prendre son envol avec des business plans agricoles et autres joyeusetés administratives ! Je ne pensais pas que ce manga irait si loin, et tant mieux, on sort du cadre de l’école pour approfondir encore plus la situation de nos agricultures de Hokkaidô, tiraillés entre qualité et rentabilité. Et alors qu’on pourrait trouver le sujet chiant comme la mort, que nenni : l’auteure a réussi à le rendre à la fois ludique, didactique et drôle comme pas possible ! À mettre entre toutes les mains (bis) !
  • Walking Dead 24 : moui, mouais, mbof. Un peu comme pour Fables, je suis fatiguée par Walking Dead qui donne des signes d’essoufflement depuis au moins 5 volumes. La nouvelle méchante est... pff, je m’en fiche à vrai dire, tant elle ne m’intéresse pas. Je ne comprends pas pourquoi on repart dans un nouvel arc avec guerre de clans à la clé. Seul sujet intéressant : celui de la place de leader qu’occupe Rick et les différends qu’il aura avec Maggie, qui a choisi une autre forme de justice.
  • Formose : j’ai acheté cette BD de Lin Li-Chin au salon SO’BD, placé cette année sous le signe de Taïwan. Formose est une BD très didactique, qui navigue dans les souvenirs de son auteur. Je ne peux pas dire que j’ai été happée par la narration un peu brouillonne et j’ai été très choquée par les nombreuses coquilles et fautes d’orthographe alors que le livre a été relu, mais j’ai malgré tout apprécié ma lecture, car le propos est vraiment intelligent. C’est juste au niveau de la forme que ça pèche un peu.
  • Ce intégrale 1–3 : enfin, monsieur et moi nous sommes lancés dans le grand œuvre (quoique) d’un auteur que nous adorons, José Roosevelt. Ce, c’est pour l’instant la quête d’un Immortel censé ne pas pouvoir rêver dans son monde aseptisé et qui pourtant rêve de sa fuite avec un ange mécanique dans un complexe hospitalier. Dans sa réalité à lui, point d’ange, mais un monde d’Humains – affublés de queues de cheval sur leur postérieur, d’une tête de Minotaure ou encore canards anthropomorphes – qui, eux, rêvent de moins en moins...
  • Steel Ball Run 18 :  hum, j’avoue ne pas avoir compris grand-chose à ce volume, assez entraînant malgré tout. Mais parfois, l’auteur s’enfonce dans des délires que la lisibilité et la narration n’aident pas à comprendre, malgré toute ma bonne volonté. Bien sûr, je suivrai la suite avec autant de plaisir mais ce volume-ci m’a laissée sur ma faim.
  • Les Évaporés du Japon : c’est Miss Sunalee qui a attisé ma curiosité avec son post. Depuis, je n’ai cessé de penser à ce « phénomène » dont le Japon parle peu et qui semble motivé par la honte, la crainte d’embarrasser l’autre, la fuite pour préserver la dignité (contrairement à la pensée occidentale). J’ai appris assez naïvement que la mafia n’était jamais loin, dans ces histoires. Ce reportage est en tout cas très bien écrit et illustré, je l’ai fini en une soirée avec la boule à la gorge car les témoignages sont très forts.

5 commentaires:

  1. Félicitations pour "Je suis un chat !" A l'heure actuelle, je n'ai toujours pas réussi à finir.
    En revanche... "Les évaporés du Japon", je pense être la première à en avoir parlé, courant mai, vu qu'on me l'a offert pour mon anniv ;)

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    1. C’est un défi personnel que je me suis lancé, je ne te souhaite pas de vivre la même chose ^^
      Ah je viens de (re)lire ton post sur Les évaporés, navrée. Maintenant, je me rappelle l’avoir lu, mais va savoir pourquoi, c’est le post de Sunalee que j’ai mis en favori sur mon portable. Sûrement parce que mon voyage était proche. J’ai modifié mon post en conséquence ! (entre ton anniv et mon Noël, on a eu des lectures joyeuses !)

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    2. Ah, ah, ah, aucun souci ! C'était juste pour faire mon emmerdeuse !
      Pour "Je suis un chat", il fait un peu partie des "livres qui traînent dans la bibliothèque dans l'espoir éventuel que je les finisse un jour".

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  2. Je comprends ton soulagement d'avoir fini "Je suis un chat" lorsque je compare à ma réaction lorsque j'ai fini Citadel ^^ Félicitations!

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    1. Citadel t’a accompagnée combien de jours, mois, années ou décennies ? ^^

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