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Le mois dernier, j’ai fêté ma première année d’indépendance professionnelle. Mais pas en grande pompe, non, plutôt avec le moral dans les chaussettes. Pourtant, en 2015, je dressais un bilan positif sur beaucoup de plans, j’étais sur mon petit nuage de lune de miel (osons les superlatifs). Rassurez-vous, je ne suis pas repartie pour un tour de calimérage, je cherche plutôt à analyser ce qui va et ce qui pourrait aller mieux – mon Dieu, ce bouquin de management que je suis en train de traduire est en train de me contaminer l’esprit.
C’est parti pour une visite dans les méandres de ma cervelle...


M’établir en freelance a été l’une des meilleures décisions de ma vie, je ne la remets pas du tout en cause. Ne serait-ce qu’en faisant la liste de ce que ma nouvelle vie m’a apporté, je devrais être comblée : je cuisine beaucoup, je mange sain quand je le décide, je n’aime toujours pas énormément jouer avec mes chats mais en contrepartie, je les câline beaucoup, je fais les courses quand il n’y a personne, j’ai divisé mes frais de restaurant par quatre, je fais un peu plus de sport, je gribouille un peu plus, je fais plus d’expos et je vois plus de films, je peux me permettre quelques week-ends par-ci par-là et je gagne mieux ma vie.


Sauf que je dois être une éternelle insatisfaite doublée d’une ingrate qui se lasse très vite, parce que je trouve encore à y redire. Bien sûr, le fait que monsieur et moi avons été collés presque 24 heures sur 24 ces derniers mois m’a usée et a parfois faussé mon jugement. La preuve : il a suffi qu’il commence sa formation pour que j’apprécie de nouveau ce que je fais – même quand c’est purement alimentaire – et mieux, que j’y trouve un sens, que je m’applique, bref, que je retrouve peu à peu mes repères. Mais n’empêche, trois points me chiffonnent, à l’heure actuelle.


Tout d’abord, l’administratif. L’année dernière, j’étais auto-entrepreneur, j’avais trois fois rien à déclarer, même si j’avais quelques courriers qui venaient m’embêter. Cette année, en passant en entreprise individuelle, la paperasse a gonflé d’un coup : comptabilité, déclaration 2035, TVA, j’en passe et des meilleures. Je déterre ce que j’ai écrit en décembre 2014, lorsque je vivais mes derniers mois de salariat :
Or, c’est une question de segmentation du temps : en ce moment, je fais des journées très sympathiques au bureau, de type 9 h-20 h sans compter le transport, mais avec seulement 5 ou 6 heures de traduction et de relecture effectives, le reste du temps étant consacré à de l’administratif, des réunions, des tonnes de mail et de comptes-rendus, bref, autant de choses que je n’aurai pas à gérer lorsque je travaillerai seule et pour ma pomme. Bien sûr, j’aurai de la paperasse mais pour une personne, pas 15.
Ahahahahahaa ! Comme j’aimerais pouvoir me contenter de comptes-rendus de réunion, aujourd’hui ! Sans être angoissée, j’entrevois les prises de tête que je vais avoir pour remplir tous ces papiers que l’administration française semble se faire une joie de m’envoyer à intervalles réguliers. Je ne pensais pas que je recevrais un jour des courriers tellement cryptiques que je me demanderais ce que je devrais en faire. Pour l’instant, je suis optimiste : je ne vois pas pourquoi je ne réussirais pas à venir à bout de ma compta et au pire, je peux demander de l’aide. Mais il y a des jours où, entre mes papiers en souffrance (en souffrance = 1 jour, chez moi) et les appels à cotisations, je ne sais pas où je vais. Car la première année, je suis censée payer des montants forfaitaires mais quand et combien ? Aucune idée, je n’ai payé qu’un trimestre de RSI pour le moment et la Cipav ne donne plus de signes de vie. Et surtout, je redoute déjà les régularisations qui surviendront à partir de 2017, même s’il devrait y avoir un rééquilibrage avec les impôts sur le revenu. Sans oublier certains de mes clients qui aiment autant respecter mes échéances de paiement que moi les textes juridico-financiers. Un cocktail détonnant, je comprends mieux pourquoi certaines entreprises se retrouvent en faillite malgré des carnets de commandes remplis ! Ce n’est pas mon cas – touchons du bois – c’est juste que je suis plutôt carrée et déteste l’attente et le décalage entre mes dépenses et mes recettes.


Ensuite, mon appartement, ou plutôt son emplacement, me sort par les trous des yeux. Dans ma ville-dortoir, il y a des boutiques qui ne trouvent pas repreneurs, en plein centre. Ça donne une idée de son dynamisme économique. Monsieur et moi nous sommes jamais cachés d’être de gros Parigots qui veulent avoir accès facilement – donc, pas par le RER – à la culture et aux commerces. Oui, cette dernière coquetterie peut sembler contradictoire avec ce que je racontais il y a peu sur le méchant capitalisme, mais c’est parfaitement clair dans nos têtes, et tant pis si on nous prend pour des bobos, ce mot n’est pas toujours une insulte.

Récemment, on s’est interrogé sur le bien-fondé de notre achat immobilier et il en est ressorti qu’on n’aurait pas forcément pu louer un appartement parisien assez grand pour loger tous nos livres, qu’on a un très chouette (et très grand) balcon et qu’en tant que locataires, on n’aurait pas pu ou pas voulu transformer l’appartement pour qu’il nous ressemble et nous corresponde. Ce sont des arguments forts, mais pour être honnête, si je pouvais retourner en arrière, je choisirais quand même la location à Paris plutôt que l’achat en banlieue parisienne. Ce regret ne me dévore pas (je crois) mais vient quand même me titiller assez souvent pour que je me prenne à imaginer la vie sympa – et ruineuse – qu’on aurait menée à Paris, par exemple dans le XIe arrondissement où j’ai grandi (d’accord, c’était dans une cité, mais ça ne l’est presque plus !).

Les choses étant ce qu’elles sont, je n’ai qu’à prendre mon mal en patience. À ce stade, cela n’aurait pas de sens de vendre l’appartement, alors qu’on vient de finir de rembourser les intérêts bancaires, pour louer. J’attends donc que monsieur ait fini sa formation et ait retrouvé un ou des emploi(s) stable(s) pour envisager une vente de l’appartement et un achat à Paris dans une banlieue plus dynamique. De toute façon, on sera persona non grata dans les banques un bon bout de temps encore. Dans l’intervalle, j’oublie les espaces de coworking et tout ce que la capitale a à offrir et je me console en bichonnant mon intérieur.


Enfin, le dernier point est plus rassurant, car je sens que je peux influer dessus. Il s’agit de mon rythme de travail et donc, de vie. Si dans un premier temps, j’étais ravie de pouvoir convertir mon temps de transport en temps de travail, cuisine, glandouille, sommeil et lecture, je me rends compte aujourd’hui que je suis toujours loin de m’adonner autant à mes passions que je le voudrais. Je lis plus mais je ne lis pas assez, je m’autorise plus de moments où je ne fais rien mais je ne rêve pas autant que j’aimerais.

Par rapport à d’autres indépendants, je ne travaille pas énormément : 40 à 45 heures par semaine, 50 grand maximum. Mais je suis contrainte de respecter plus ou moins les horaires de bureau pour pouvoir être devant mon PC quand on m’envoie des mails, pour répondre au téléphone ou à l’inverse, poser des questions lorsque j’en ai. Soit 9h–18h dans la configuration actuelle. Du coup, même s’il m’arrive de m’accorder des pauses plus longues le midi, ou de les écourter pour finir plus tôt et sortir, voire de prendre des demi-journées quand ça m’arrange, je reste plus ou moins figée dans mes anciens schémas : cuisine le soir en vitesse avant de dîner, extinction des feux entre 1 et 2 heures du matin, récupération le week-end. Petites exceptions notables : il m’arrive plus souvent de cuisiner le midi et de manger du très frais voire de me remettre aux fourneaux après le dîner, le week-end, ce n’est plus la course pour passer l’aspirateur et faire les courses de la semaine et je peux toujours régler mon réveil plus tard si je n’ai pas de livraison à faire tôt le matin. Mais globalement, et surtout lorsque la semaine a été chargée, j’ai l’impression de ne pas avoir assez de temps pour moi le soir et le week-end.

D’où la solution que j’ai trouvée : me lever une heure plus tôt pour commencer à travailler à 8 heures et finir à 17 heures. Entre 17 et 18 heures, ne plus traduire mais répondre aux mails (car il y en a !) et lire en même temps. J’ai testé cet emploi du temps ces derniers jours : ça ne me semble pas infaisable, mais je ne sais pas encore si cela me sera bénéfique, si je ne vais pas faire déborder le travail sur l’heure de lecture, etc. En tout cas, j’ai réussi jusqu’à présent à me caser une mini-sieste pour décompresser, à défaut de lire.


Maintenant que j’ai mis le doigt sur ce qui ne va pas, il ne me reste plus qu’à laisser couler ce que je ne peux pas contrôler dans l’immédiat pour faire la place à ce que je peux améliorer...


J’espère ne pas vous assommer avec mes nombreuses interrogations
et je prends volontiers vos conseils s’ils sont applicables à ma situation :)

10 commentaires:

  1. Le travail chez soi n'est pas simple car on est tenté de déborder sur son temps à soi. Je ne sais que te conseiller, à part penser à toi pour ne pas faire de burn out et sortir pas mal pour compenser l'enfermement chez toi.
    Et tu ne nous dérange pas avec tes interrogations, on partage on s'entraide, c'est ça aussi la toile ^^

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    1. Bah en fait, je ne déborde pas vraiment sur mon temps : sauf urgence/exception exceptionnelle, je fais/faisais du 9h-18h. Il m’arrive de ne pas m’arrêter une heure entière au déjeuner, mais c’est tout.

      Simplement, par rapport à la vie que je visais en me mettant à mon compte, j’ai quand même moins de place pour mes passions. À 18 heures, je souffle un peu et puis c’est l’heure de faire à manger. Après le dîner, c’est loin d’être la course, mais le temps file à vitesse grand V. Je me mets au lit vers minuit, parfois, j’arrive à lire jusqu’à une heure, mais en général, je m’écroule avant même minuit 30. Or, je ne veux pas reléguer ma passion lecture à 30 minutes juste avant de dormir, dans un état comateux.

      Pour l’enfermement, je sors au moins 1 fois par semaine pour mon cours de japonais, je sortais aussi pour la piscine que j’ai un peu délaissé ces 2-3 dernières semaines, et je fais pas mal de restos.

      Mais je ne sais pas, je n’ai pas encore trouvé ou retrouvé un rythme qui me convient. En te répondant, je me rends compte aussi que j’ai accepté bien plus de boulot depuis le début de l’année, ce qui joue aussi. Et t’as raison, j’ai frôlé le mini-burnout la semaine dernière.

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  2. Pas vraiment d'expérience dans ce domaine, donc je ne pense pas être bonne conseillère. Personnellement, suivant les jours, les horaires où je suis le plus efficace varient - en rapport entre autre avec les aléas de la vie quotidienne. Au niveau du temps de travail, tu pourrais peut-être caser des heures fixes (comme tu le fais) pour mails/réponses au téléphone, mais être plus souple pour le reste - se dire je travaille ? heures aujourd'hui, mais pas forcément entre ?h et ?h.
    Pour l'appartement, tu connais ma situation donc, euh, bon... (ceci étant, je me pose régulièrement des questions quant à la meilleure formule, objet d'un prochain billet d'ailleurs)
    Pour l'administratif, malheureusement, même lorsque tu n'as pas d'emploi, ça te prend un temps fou. Donc je pense que c'est juste... chiant.
    Je pense qu'il faut que tu reprennes à un nouveau rythme et surtout que tu sois plus "souple" avec toi :)

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    1. Tout avis extérieur est bon à prendre, on ne peut pas avoir exactement la même expérience ^^

      Ton post sur tes heures de productivité est super intéressant. Ma durée de concentration a beaucoup diminué avec le temps : plusieurs heures d’affilée quand j’étais étudiante - comme toi quand tu te plonges dans tes recherches - et seulement 1h30-2h aujourd’hui.

      Je note ton idée d’horaires flexibles, mais sincèrement, je doute qu’elle soit applicable. En effet, contrairement à la traduction d’édition (telle que je l’imagine, du moins), je ne suis pas seule à décider de mes horaires. Si je décide de ne pas travailler entre 10 et 12h, et qu’à 9h30, je reçois une demande de traduction avec une livraison à 12h, je devrai bien travailler entre 10 et 12h. C’est théorique hein, dans les faits, j’accepte de moins en moins de travailler dans l’urgence, mais il y aura toujours un client ou un projet suffisamment sympa pour que je chamboule un peu mes plans. Bref, dans mon métier, j’ai pas mal de mini-deadlines.

      J’ai hâte de lire tes impressions sur l’acquisition immobilière, tiens. En tout cas, je serais bien loin d’être la première à l’encourager, avec mon expérience.

      Enfin, je suis sûre qu’on doit plus t’emmerder administrativement que moi !

      PS : « souplesse », t’as raison. Bah ce n’est pas mon deuxième prénom ^^

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  3. Je n'ai pas d'avis pertinent sur le point n°2, par contre:

    - Pour la paperasse: oui, la première année, c'est paniquant et ça bouffe un temps et une énergie considérable. Il faut en passer par là hélas. Après, tu as compris comment ça fonctionne et ça roule plus ou moins. Cette année, une fois ma compta 2015 bouclée, je n'ai mis que 2h à remplir ma 2035 et tous les documents afférents, et presque tout le reste est automatisé avec des appels de cotisations reçus longtemps à l'avance et permettant de prévoir.
    Le meilleur conseil que je puisse te donner, même si ce n'est pas commode et que je continue à trouver ça rageant ai bout de plus de 20 ans d'exercice, c'est d'avoir entre un et trois mois de trésorerie de côté sur un livret A ou autre placement te permettant de faire un virement immédiat sur ton compte professionnel, au cas où un client tarde à te payer. Ca n'enlève pas le sentiment d'injustice, ni l'énervement de devoir relancer, mais au moins tu as l'esprit tranquille.

    - Pour le rythme de vie, c'est le grand n'importe quoi chez la plupart des free lance, surtout ceux qui n'ont pas d'enfants pour leur imposer des horaires, et il me semble que tu ne t'en sors pas si mal pour cloisonner et garder une part de temps libre raisonnable. J'ai surtout l'impression que tu te reproches de ne pas profiter assez de ce temps libre, de ne pas le rentabiliser suffisamment en maximisant le potentiel activité et/ou détente. Et là, je vais te dire: on en est tous au même point :-D Avec le temps que j'ai perdu à jouer 1500 niveaux de Candy Crush, j'aurais pu apprendre le mandarin. Mais bon, on n'est pas des machines, et c'est difficile d'être performant jusque dans ses loisirs! Il me semble que quand on a vraiment envie de faire quelque chose, on le fait, point. Genre, si j'ai dans ma PAL un bouquin que j'ai très très envie de lire, je vais toujours trouver un moment pour le faire. Par contre, le bouquin que je pense que je devrais lire mais en fait bof, bizarrement, il passera toujours en dernier sur ma liste de priorités. Parfois, quand on ne fait pas les choses, c'est tout simplement qu'on n'en a pas une envie réelle.

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    1. Merci pour ces précieux conseils - encore une fois !

      Pour la trésorerie, ironiquement, l’année dernière, j’avais une bonne épargne. Puis le Japon est passé par là, et surtout, nous sommes maintenant deux sur un revenu. Je n’ai pas eu trop de relances à faire, mais bizarrement, ça tombe évidemment les mois où ce n’est vraiment, vraiment pas le moment ^^

      Ce qui m’effraie là, c’est la Cipav, car c’est un pourcentage énorme des bénéfices et c’est semestriel. Je devrais faire des recherches pour connaître les sommes forfaitaires mais j’ai peur de tomber sur « 15 000 € » !

      Mais, mais, mais non, dis-moi que je peux régenter tous les aspects de ma vie :D J’ai essayé de prendre du recul depuis que j’ai publié ce post, et c’est vrai que j’ai eu la chance de bénéficier d’excellents conseils d’ex-collègues et copains freelance pour ne pas tomber dans les pièges les plus grossiers.

      Donc oui, tu as mis le doigt exactement sur ce qui m’embête : temps pas assez rentabilisé, c’est mon côté control freak. Je pense surtout que j’en ai besoin en ce moment car je me réfugie énormément dans mes bouquins (ton post sur la thérapie par les livres me parle beaucoup). J’ai l’impression d’en avoir besoin pour mon équilibre.
      Comme je t’ai dit, je suis une lectrice lente (en y repensant, je t’ai dit 100 pages/heure, mais non, c’est absolument pas possible, on se rapproche plus de 60 pages/heure, haha !!), du coup, je n’arrive pas à lire ce dont j’ai envie dans le peu de temps que je consacre à la lecture. Je prends sûrement le problème à l’envers...

      En tout cas, merci tout plein :)

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  4. Je me souviens avec amour (sarcasme) des heures et des heures passées au boulot à assister à des réunions qui ne donnaient rien et à faire des compte-rendus et des bilans que personne ne lisait. A établir des statistiques dont tout le monde se foutait et à attendre des heures voire des semaines pour une réponse de ma chef pour que je puisse avancer sur un truc.
    Bref, aucun regret et même si je suis freelance qu'à moitié, bah vivre de petits boulots ça me dérange pas tant que ça finalement, même si les jours où j'ai rien à faire de spécial je m'auto-flagelle de justement rien faire de spécial XD

    L'indépendance c'est finalement comme pour tout les boulots, il faut un temps d'adaptation et trouver le rythme qui te convient à toi. Courage <3

    D'ailleurs je t'ai jamais demandé quelle(s) langue(s) tu traduisais? J'ai cru comprendre que l'allemand en faisait partie mais y en a-t-il une autre?

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    1. Ah, la réunionite ! C’était pas ma passion hein, les comptes-rendus, mais c’est plus simple que la compta ou d’essayer de joindre un organisme.

      J’ai arrêté de m’en vouloir de ne rien faire quand j’ai décidé de ne rien faire, par contre ! Tant que c’est équilibré...

      En fait, je vis d’autant plus mal mes derniers mois que la première année s’est super bien passée. Là, il y a eu quelques changements et faut que je m’adapte. Je ne suis pas la personne la plus souple qui existe, mais je pense y arriver - notamment grâce à vos bons conseils. Comme d’hab, j’ai juste besoin de taper du pied d’abord avant de me mettre au travail.

      Je traduis donc depuis l’allemand et aussi depuis l’anglais et le chinois. À peu près 60 %, 35 %, 5 %.

      Je profite de ce message pour t’envoyer plein de courage pour tu-sais-quoi !

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  5. Il faut surtout du temps pour trouver ce qui nous correspond le mieux. Et accepter que ce ne soit pas parfait (quoi que tu fasses, ça ne le sera jamais). Les 2-3 premières années sont je crois les plus compliquées. Puis petit à petit, on trouve ses marques, on détecte ce qui nous convient le mieux, ce qui dérange, ce qui nous fait du bien... En fait c'est juste un apprentissage de la vie plus concret, je trouve, puisque c'est nous qui avons la main sur plus de choses...

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    1. Des paroles pleines de sagesse :) Merci !
      J’ai plus ou moins trouvé mes habitudes, mais j’ai un côté petite vieille qui n’aime pas quand on vient les déranger (et un côté jeune aventurière qui veut aussi sortir de la routine de temps en temps). Bon, je crois qu’il faudrait que je sois moins schizo déjà =D
      En tout cas, merci pour ces conseils - et tous les autres !

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