Restaurant Wakaku (Paris VII)

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Les Délices de Tokyo (An), de Naomi Kawase

Après la déception du restaurant Koetsu, j’ai promis à mes parents de les inviter à un bon restaurant japonais, dont les plats sortent de la trilogie sushi+sashimi+tempura. J’ai assez vite pensé au Walaku, découvert avec Kleo en juillet 2015 et j’ai dégainé mon téléphone pour réserver trois places. Encore une fois, heureusement que je bosse en freelance car il n’y avait pas de disponibilité avant deux semaines ! Autant dire que le jour J – jeudi dernier – les attentes de mes parents étaient déjà montés en flèche. Et dire qu’ils ne sont pas faciles est un euphémisme. Le Walaku s’est-il montré à la hauteur de leurs espérances ? Tapez 1 pour oui, 2 pour... Ou vous pouvez aussi lire la suite, tiens.


Pour commencer, on est arrivés très en avance dans le quartier : 11h45 pour une réservation – obligatoire, comme vous l’aurez compris – à 12h30. On s’est baladés Au bon marché, je me suis promenée parmi les rayons de thé sans m’émouvoir mais la carcasse de vache découpée et suspendue au rayon boucherie a failli avoir raison de mon appétit... À 12h20, nous sommes arrivés avec l’estomac dans les talons dans le restaurant/salon de thé. Comme la première fois, je me suis étonnée du côté « mouchoir de poche » de l’endroit ^^

Pour le déjeuner, il n’y a qu’un seul choix : le menu bentô à 32 €, donc le choix était vite vu. J’ai pris avec cela du genmaïcha, qui m’a été apporté dans une tasse avec la précision que je pouvais être servie 2 ou 3 fois. Ensuite, nous avons littéralement dévoré ce qui suit :

En entrée : radis blanc dans son bouillon (caché), pousses d’épinard et algues séchées.
C’était délicieux, j’ai adoré tous ces ingrédients qui étaient, ici, cuits à la perfection ! La fausse simplicité de cette entrée m’a ravie. Mes parents étaient plutôt convaincus aussi : comprendre par là qu’ils ont mangé sans rien dire.

Le plat s’est présenté sous la forme d’une soupe miso, d’un petit bol de riz et d’un bentô à deux étages. J’ai particulièrement apprécié le riz, bien parfumé, un peu collant mais pas trop, à la texture parfaite. La critique gastronomique Chihiro Masui donne sur son site plus d’informations sur l’origine de ce riz.
Quant au bentô en lui-même, c’était plus ou moins la même chose que l’année précédente, mais peut-être en quantité plus chiche ? Il n’empêche, nous nous sommes régalés avec les sashimis (mon père a émis des hypothèses sur la variété des poissons, mais je n’ai pas pensé à demander confirmation auprès du restaurant). Ensuite, je peux dire que je me rappelle encore les merveilleuses croquettes au crabe et le morceau de poisson. Je me suis demandé ce qu’était le mélange dans le petit bol : j’ai distingué des saveurs de poisson et d’alcool, mais il me faudrait une confirmation. Les tsukemono ne m’ont pas laissé un souvenir impérissable, mais ils étaient loin d’être mauvais. Enfin, l’omelette était bonne mais j’avoue l’aimer plus consistante et surtout, plus sucrée. À noter qu’on a mangé à une telle allure que la serveuse ou patronne nous a proposé un second bol de riz à chacun ! C’est bon, la honte.


Le dessert, grande spécialité du Walaku, qui a organisé d’ailleurs il y a quelques semaines un événement autour du film Les délices de Tokyo, qui met à l’honneur les dorayakis.
En juillet, avec Kleo, ils étaient fourrés à la pêche blanche. Cette fois, c’était des fraises :) Comme la dernière fois, le dessert était délicieux : la pâte était tiède comme il faut, les premières fraises étaient plutôt bonnes, le mascarpone était toujours aussi audacieux. Bref, un superbe équilibre, même si j’accuse une petite préférence pour la pêche blanche.


En fin de compte, on a très, très bien mangé, mais... car il y a un mais, on a trouvé les quantités un peu justes. En réalité, en prenant notre temps entre chaque aliment et en buvant du thé, on peut être relativement rassasié. Mais je n’aurais pas été contre quelques petits délices de plus ^^ La solution aurait été de compléter avec quelques pâtisseries traditionnelles comme l’Aida, la partie « salon du thé » du restaurant, sait si bien les faire. J’imagine mal mes parents – qui sont du genre à en vouloir pour leur argent – y retourner tous les deux, mais pour ma part, même s’il n’a plus l’attrait de la nouveauté, le Walaku reste une valeur sûre pour moi où je retournerai avec plaisir !


Walaku
33 rue Rousselet 75007 Paris
Mercredi–Dimanche
12h–19h
01 56 24 11 02
Site Internet

Si vous habitez à Paris ou y passez, je ne peux que vous le recommander !

4 commentaires:

  1. ça me tente bien de tester cette adresse, je note.

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  2. CouCou C'est Le Yin du site le chameau bleu...
    Je garde cette adresse. :-)
    Par contre tu disais que Lengué c'était cher avec 19€ le menu bento, mais tu as fait pire avec un menu à 32 :-). Je teste et te dis ce que j'en pense :-)
    Le Yin

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  3. Oui c’est vrai mais pour moi, Walaku reste une adresse de luxe :)
    Et c’est 32 € avec pâtisserie et thé – bon, ok, ça reste cher !
    À noter que le Walaku propose à présent un menu et non plus un bentô, je n’en sais malheureusement pas plus. J’espère que tu aimeras quand même.

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