Bilan de lecture – Mai 2016

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Vous l’attendiez tous (ou pas), voici le bilan de lecture du mois précédent ! En fait, il est assez maigre mais comme j’ai fini deux monstres qui trônaient dans ma liste depuis trop longtemps, je suis quand même assez ravie.



Sunny 5 : lire une BD en étant persuadée que c’est le dernier volume, c’est une sensation assez étrange. Que j’ai éprouvée avec ce Sunny, qui est en fait l’avant-dernier volume. Du coup, je me suis attardée sur l’ambiance et les dessins, pas vraiment sur l’histoire, juste pour capter encore le monde étrangement onirique de Matsumoto. Et du coup, je n’ai pas vraiment de souvenirs de ce volume. Mais bien sûr, j’ai aimé car j’aime cette série : pas la meilleure de Matsumoto, peut-être parce que le sujet lui est trop personnel, mais une belle introduction à cet auteur.



Sunstone 2 : pas mal de mois après avoir lu le premier volume de cette série de BDSM, je me suis surprise à me demander où en étaient Ally et Lisa, alors même que mes sentiments à l’égard de cette BD n’ont pas changé. Ce deuxième volume est assez laborieux à lire car il y a toute une panoplie de nouveaux personnages (qui se ressemblent tous !) et beaucoup, beaucoup de texte pas forcément passionnant, mais je crois que c’est l’enthousiasme de l’auteur qui est communicatif :) Aussi, malgré tous les clichés qu’il peut y avoir et l’absence de charisme de la plupart des personnages, je me retrouve à continuer ce titre !


A Silent Voice 7 : eh voilà, c’était le dernier volume de cette belle série sur le handicap de la surdité mais aussi sur la communication. C’est en tout cas ce que je retiens de ce dernier volume, qui m’a montré que le héros, s’il n’est pas sourd-muet comme l’héroïne, peut être tout aussi maladroit dans l’expression de ses sentiments. Je regrette juste que la fin semble un peu précipitée, voire cryptique (en témoigne la discussion qu’on a eue à ce sujet, avec Paulette et monsieur), alors qu’elle vient clore un moment fort, maîtrisé et hilarant de vérité, impliquant un film muet et un critique cinématographique pédant. Qu’importe, A Silent Voice est une excellente série à mettre entre toutes les mains !


     
Le Monde de Ran 1–4 : comme pour tout le monde, ça a été le branlebas de combat pour mettre la main sur les 4 premiers volumes (sur 7) de cette série fantastique. Pour ma part, je ne l’attendais vraiment pas en France et j’avais adoré L’école bleue éditée par Kana, donc je remerciais déjà Black Box Editions d’avoir osé le pari du Monde de Ran. En plus j’adore le fantastique et franchement, comment ne pas craquer quand on voit ces couvertures ? Et pourtant… je ne sais pas quoi penser de ce manga ! D’un côté, l’univers est hyper frais et dynamique, avec cette magie qui se mêle si bien au quotidien, mais de l’autre, j’ai un gros, gros problème avec Ran ! Je ne retrouve pas l’Aki Irie que j’ai connue avec L’école bleue, cette auteure qui dépeint des femmes physiquement très avantagées qui s’assument sans complexe et dirigent la baraque dans un monde visiblement débarrassé de son sexisme. Dans Ran, il y a du fan-service, puisqu’après tout, c’est l’histoire d’une gamine dont le corps grandit lorsqu’elle enfile des baskets magiques (mais pas ses vêtements, si vous voyez le genre), ce qui m’énerve mais pourrait passer s’il n’y avait pas des propos très, très limite sur le fait qu’une femme doive trouver homme à son pied. Tout autour de cette histoire de magical girl moderne, il y a pourtant une galerie de personnages très attachants : le père et le frère de Ran, bourrus mais gentils (simple, mais efficace), la mère ultra-forte et bonne (et pas cruche, c’est à n’y rien comprendre) et la maîtresse en magie de Ran (n’a rien fait à part manger et boire en 4 volumes). Pour résumer, on part un peu dans tous les sens avec cette série, d’autant que la narration (et/ou la traduction) ne facilitent pas la compréhension. Malgré tout, elle dégage un charme certain donc je vais lire les 3 derniers volumes qui sortiront sous peu avant de me faire un avis définitif.


L’odeur des garçons affamés : lorsque j’ai appris qu’il y avait un nouveau Peeters qui ne parle pas de paternité, j’ai voulu me jeter dessus car je commençais sincèrement à me demander s’il était capable de parler d’autre chose (suis mauvaise langue, j’aime à peu près tout ce qu’il a fait, en réalité). C’était sans compter monsieur, qui a été plus rapide que moi et m’a offert la version collector de cette belle BD. De quoi parle-t-elle ? De deux hommes dans le Far West pour commencer. D’un troisième franchement refoulé et taré. De la vie et de la mort. De chimères. Des esprits de chevaux. De l’amour avant tout. Et le mélange est très réussi, onirique et effrayant à la fois. Je voulais un Peeters différent, je l’ai eu, grâce au scénario de Loo Hui Phang qui contourne habilement les clichés. Une BD qui ne plaira pas à tout le monde car à la fois sauvage et subtile, mais incontestablement, c’est un titre intéressant.





Silver Spoon 13 : déjà 13 volumes et on se marre toujours autant avec les élèves du lycée agricole d’Ohezu – la traduction et l’adaptation y sont pour beaucoup-beaucoup, il faut dire. Hiromu Arakawa se renouvelle sans cesse dans ses scènes comiques et même si elle parle de barbaque tous azimuts, je passe un excellent moment en compagnie des personnages hauts en couleur, à apprendre plein de choses sur la vie à la campagne ou les courses hippiques. Plus les volumes passent, mieux la machine est rodée, c’est fou…


 
Blanche Neige et les Lance-Missiles : eh ouiiii ! Même que c’était le 23 mai à 00h17, pour être précise. Comme pressenti, la seconde nouvelle m’a beaucoup plus intéressée : une sombre histoire d’apocalypse par virus informatique, bardée de références geek (là, le qualificatif s’impose), de codes de programmation à Dungeons & Dragons. À vue de nez, j’ai pigé 1/404e des références, mais qu’importe, j’ai passé un bon moment de lecture, sans être mécontente de refermer le livre pour de vrai à la fin. Merci encore, Kleo !


Wandering Son 1 : là encore, je déterre une vieillerie. Car si je viens d’en acheter le premier volume, j’en avais déjà lu le premier chapitre sur le site de l’éditeur (Fantagraphics) au moment de sa parution, sans du tout accrocher. Puis, à la faveur d’un tweet de son très célèbre traducteur, Matt Thorn, j’ai décidé de redonner sa chance à cette série sur des enfants transgenre. Mon avis a changé du tout au tout, car j’ai énormément apprécié la douceur (et la douleur) qui s’en dégagent. Je trouvais le parti pris de l’auteure de mettre en scène des enfants particulièrement risqué, mais maintenant, je m’en veux de ne pas avoir compris qu’évidemment, l’enfance est une étape essentielle dans la construction de l’identité sexuelle. Évidemment que, pour décrire cet enfant assigné garçon qui se sent fille et cette enfant qui se sent garçon, il fallait commencer tôt. Et Shimura Takako le fait pour l’instant avec beaucoup de subtilité et de profondeur. Il me tarde de lire la suite et je me demande si, un jour, je vais me mettre à aimer Fleurs bleues, le seul titre de cette auteure qui soit édité en France.


Building Stories : eh ouiiii (bis) ! Ça y est, je suis venue à bout de cet énorme coffret à surprises, j’ai fini de suivre l’occupante sans nom à qui il manque une demi-jambe et qui a l’impression de passer à côté de sa vie. Mais elle, elle n’a pas fini de m’occuper l’esprit tant ses interrogations et sa détresse sonnent juste.

Comme d’habitude, si un titre vous intéresse,
n’hésitez pas à m’interroger sur ce sujet !

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