La semaine 2016#32 : Jour 4, Bristol

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Jeudi 11 août
Aujourd’hui est un grand jour : on retourne dans la ville où j’ai fait une partie de mes études, en 2007-2008 : B.R.I.S.T.O.L. ! Si j’en parle aujourd’hui avec beaucoup de nostalgie, je n’avais en réalité pas tant aimé cette ville, contrairement à mes cours d’université. En effet, à l’époque, je vivais encore à Paris et le passage à une ville de taille moyenne aux transports en commun beaucoup moins fréquents fut rude. Je n’étais pas et ne suis toujours pas d’une sociabilité à toute épreuve, si bien que j’étais relativement isolée, mais cela m’a permis de bûcher comme jamais.

Bref, toujours est-il que la date du 11 août a été choisie parce que le Bristol Balloon Fiesta a lieu cette année du 11 au 14 août, qu’on savait qu’on serait à Lille du 13 au 15 août et qu’on devait rentrer de Londres le 12 août et que le seul jour possible était le 11. Voilà voilà.

À bord du car Megabus – plus confortable et ponctuel que le National Express d’il y a deux jours – j’entends déjà de gros ronflements mais me souviens de l’existence de l’application nois.li avant de me mutiler les oreilles, hourra ! En plus, la connexion wi-fi marche et on a ramené des chargeurs mobiles, donc le temps passe vite. À l’approche du centre-ville de Bristol, le car fait un détour par… UWE Frenchay Campus, exactement là où je vivais ! Je n’ai que le temps de prendre une photo par la vitre, avec le portable, mais je suis ravie de ce retour dans le passé.



Une fois au centre-ville, je me rends compte qu’on est juste devant une boutique de comics repérée la veille, l’Excelsior, le hasard fait drôlement bien les choses. À l’intérieur, c’est un peu désuet et poussiéreux, mais on réussit quand même à choper un volume de The Guild, le comics de la série éponyme de Felicia Day, ex-actrice de Buffy, sous les moqueries d’un employé qui se targue d’avoir réussi à vendre un Dark Horse.

On fait un timide tour du centre-ville en prenant au passage des billets pour la navette qui nous mènera sur le site de décollage des montgolfières, ce pour quoi on est venus, après tout. Toujours peu inspirés par les restaurants de Bristol qui ne semblent pas avoir trop changé en quasiment 10 ans, on va au Burger King qui a poussé dans le centre commercial plutôt prospère à l’époque et déserté aujourd’hui, supplanté par celui qui a été construit après mon départ. Je suis rapidement écœurée par mon burger mais c’est de ma faute, j’aurais pu prendre le pseudo-burger-végé mais ce voyage est celui de tous les écarts.

L’heure de lancement des montgolfières approchant, nous prenons la navette et marchons un bon bout de chemin avant d’arriver à Ashton Court Estate, où je me rappelle avoir mis les pieds une fois pour visiter l’une des bibliothèques de mon ex-université. On zone un peu, entre la fête foraine et la maquette de lune plutôt réussie, puis on finit par se demander pourquoi diable ce retard. On re-zone et on chope des barres de céréales distribuées gratuitement. Je finis par craquer et activer l’itinérance à l’étranger pour consulter le site de l’événement. Et soudain, tout s’éclaire : j’ai lu « Balloon Launching » au lieu de « Balloon Tethering at the Launching Site », à cause de la disposition du texte (si si), ce qui change tout ! En gros, tout ce qu’on peut voir, ce sont les montgolfières à terre, qui décolleront lorsqu’on quittera la ville. Étonnamment, je ne suis pas trop affectée par ma propre connerie, et me dis que c’est l’occasion de revenir encore, au grand dam de monsieur.



On retourne tranquillement au centre-ville et notamment à l’office de tourisme, où on s’achète quelques souvenirs bien mérités. Je découvre avec stupéfaction que Bristol est la ville de Bansky ! Ou plutôt, que Bansky est originaire de Bristol… Comme quoi, il n’y a pas « rien » à Bristol. À l’époque où je contemplais souvent d’un œil amusé son fameux naked man – aujourd’hui maculé de vilaines taches bleues – je ne le connaissais même pas de nom, quelle honte.








Comme on n’a plus grand-chose à faire et qu’on est toujours dans l’optique de prendre notre temps, on se pose dans un énorme et magnifique salon de thé que je n’avais jamais remarqué à l’époque, le Boston Tea Party (on a connu mieux comme nom, je suis d’accord). Au programme : milkshake au beurre de cacahuète et à la banane et méga-scones, le tout devant un mythique épisode de Doctor Who, Les anges pleureurs.






Et comme les choses sont bien faites, juste à côté, il y a une boutique de thé, Bluebird Tea. Si je n’aime vraiment pas les odeurs qui s’échappent des bonbonnes, je craque tout de même pour un joli gobelet, un tote bag et une cuillère doseuse. Je suis aussi aux anges qu’il l’est humainement possible.


 

De retour vers le Watershed (car Bristol est une ville d’eau, donnant sur l’Atlantique) (ce qui m’avait durablement guérie de ma frilosité), monsieur trouve par terre une petite brique de Lego, qu’il ramasse en poussant de petits cris masculins.



Avant de partir, on fait nos courses au même Tesco que celui que je fréquentais (avant de le boycotter lorsque j’ai appris les conditions de travail et d’embauche). On découvre trop tard le nouveau centre commercial mais de toute façon, une chose n’a pas changé : les boutiques qui ferment vers 17-18h. Je me rappelle avec amusement qu’une bonne année après mon retour en France, je paniquais dès que sonnaient 17 heures et accourais dans les magasins pour y faire mes dernières courses, sous l’œil sceptico-amusé de monsieur.



Le trajet de retour nous paraît vraiment long car on est pris dans les embouteillages. Ironie suprême : le car passe quasiment devant notre hôtel, mais évidemment, impossible de descendre ici.
Résumé de la journée : pas de montgolfières mais de très bons moments, pleins d’une douce nostalgie.

La photo déjà prise environ 1 000 fois

La suite et fin demain, à Londres !

2 commentaires:

  1. Un peu le même feeling que toi pour mes séjours Erasmus, un coté nostalgique malgré le fait que nottingham par ex, n'etait pas une ville que j'ai particulierement appréciée (et pourtant...)
    Dommage pour les montgolfières...
    Ps: J'adore tes achats!

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    1. Nottingham est une jolie ville dans mon esprit, mais je n’y suis jamais allée. Mais bon, des fois, ça ne fait pas tout.
      Et oui, on a décidé de se lâcher, côté achats, cette fois !

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