La semaine 2016#32 : Jour 5, Londres

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Vendredi 12 août
Ce dernier jour, nous l’avons divisé en deux : le quartier de Bank le matin et re-Camdem l’aprèm. On y fait pas mal de photos d’usage et je plains sincèrement les touristes chinois qui ont 20 minutes, montre en main, pour se faire tirer le portrait devant Tower Bridge avant de retourner dans leur car. Sans me douter que j’allais vivre pire à peine une semaine plus tard, mais cela fera partie de la semaine 2016#34 – j’espère que vous suivez, d’ailleurs.


 

On décide de faire l’impasse sur le London Tower, pour cause de manque de temps. Mais on ne se prive pas d’acheter quelques souvenirs et cartes postales dans sa boutique : médaille pour monsieur, taxis miniatures pour les deux beaux-pères, bouledogue en peluche aux couleurs de l’Union Jack pour la mère de monsieur.

L’une des choses qui m’a enchantée durant ce séjour, c’est la montée dans l’ascenseur en verre du centre commercial One New Change (conçu par Jean Nouvel) (merci Lonely Planet), révélant petit à petit la cathédrale St. Paul. Après nos clichés, on tombe sur un étal vendant des arancini et comme monsieur ne connaît pas, on s’en prend à la mozza et aux épinards, qui se révèlent franchement pas bons.



Pas grave, on trouvera notre bonheur à Camdem. Mais avant le déjeuner, c’est tout d’abord les quatre marchés historiques de Camdem – même si on a l’impression de n’en visiter que trois : Buck Street, Stables et Lock Village. Impossible de trouver Lock Market même avec les plans : serait-il relié aux autres, l’aurait-on parcouru sans le savoir ??
À Buck Street, je tombe sur des robes toutes plus magnifiques les unes que les autres et j’opte pour une espèce de tablier à rayures et une longue chemise à carreaux. Tant pis pour la robe à montgolfières qui aurait été une belle revanche sur la veille mais qui ne m’allait vraiment pas.
À Lock Village, c’est sur un t-shirt avec un imprimé sympa que je jette mon dévolu – dommage que la jolie couleur jaune canari ne soit disponible que pour les modèles hommes. À Stables, on se paie le luxe d’avoir un second Dalek version Funko Pop (et version « troufion de base »), dans une boutique où les articles sont empilés du sol au plafond, ce qui me fait penser aux boutiques japonaises.


 
 

 




Cette fois, Megacity Comics est ouvert, alors on y fait un tour. Miracle, on en ressort les mains vides, mais je me note le délicieux titre anglais de la BD Lulu Femme Nue d’Étienne Davodeau, qui est Lulu Anew (la traduction semble signée Joe Johnson).

Pour le repas, c’est The Mango Room, que j’avais déjà noté en 2013 si j’en crois mes notes dans le guide. C’est la première fois que nous mangeons des plats caribéens/antillais – du moins, dans un restaurant. Le lieu est magnifique, mélange improbable mais très réussi entre pierres brutes et lustre kitsch. La nourriture est divine : accras, assiettes de poisson et de fruits de mer, curry d’agneau, crème brûlée mangue/banane… L’une de mes meilleures expériences culinaires ! The Mango Room est donc une adresse que je recommande chaudement :)



 
 


 

 

 

Après le déjeuner, nous retournons du côté de Covent Garden, notamment au Forbidden Planet, que nous n’avions pas eu le temps de visiter correctement lundi. Nous y pêchons un petit Cyberman pour compléter notre collection.
À Covent Garden même, je boude la boutique des Moomin’s pour me réfugier chez Whittard’s. Il y a un monde fou, mais je parviens à m’en extirper avec une petite boîte d’infusion à la fraise, une petite boîte de oolong et une grosse boîte de poudre de chocolat blanc, saveur crème brûlée.



 

On rentre à l’hôtel récupérer nos valises et on arrive non sans mal à St. Pancras, où j’essaie en vain de récupérer le solde de nos Oyster Cards et où on s’achète notre dîner avant de nous rendre compte qu’on est complètement en retard, avec le contrôle des bagages. On court un peu, on stresse un peu, mais tout va bien, le train ne part pas sans nous. Et la grève a été tuée dans l’œuf, si on a bien compris.

Une fois à bord, je dévore la suite de La petite boulangerie du bout du monde, dont le déroulement est convenu mais pas désagréable. Par contre, le style est incroyablement mauvais et je note des bizarreries de traduction (assurée par trois personnes !), des incohérences (Yan Solo/Han Solo) et d’énormes répétitions : l’héroïne ne doit plus avoir de lèvres à force de se les mordre et mordiller. De toute façon, elle est totalement transparente malgré son histoire touchante. Conclusion établie quelques jours après, en finissant ma lecture : le côté « conte de fées moderne » m’a bien plu, même si je ne suis pas une grande amatrice de pain et que la romance m’a franchement ennuyée, apportant une fin en queue de poisson. Je remercie en tout cas sincèrement Paulette de m’avoir offert ce page-turner !

De retour à la maison, on trouve la force de tout ranger, de prendre une douche, de nous occuper des chats (et de la litière), et même de terminer l’épisode de Doctor Who commencé dans l’Eurostar ! Ma pile à lire n’ayant pas bougé en mon absence, monsieur me lance un « t’essaies de faire quoi au juste, avec tous ces bouquins ? ». Notons qu’il est passé à l’acte en déstructurant ma jolie pile il y a quelques jours…

Avis sur notre hôtel, le Garden View à Earl’s Court : c’est propre, c’est très bien situé (pas autant que nos précédents, à South Kensington *voix snob* mais c’est quand même sur deux lignes de métro), ce n’est pas trop cher (un peu moins de 100 € la chambre double) et le personnel est plutôt aimable, mais la salle de bain exiguë est une horreur : sans pommeau de douche, avec un bête rideau censé retenir les projections d’eau et un évier bouché, sans parler de la connexion wi-fi qui a planté la soirée/nuit la plus critique. On peut trouver mieux.

Bilan global : un séjour vraiment idéal, certes ponctué de (mini-)drames, mais qui s’est déroulé quasiment à la perfection. On a vraiment apprécié de prendre notre temps (à notre façon), de nous consacrer au shopping, de faire le lien avec les sites vus dans Doctor Who, de pouvoir nous poser dans un parc sans stresser, de contourner les sites touristiques sans culpabiliser. Une excellente idée de monsieur, que de choisir une destination déjà connue pour nos premières vacances de l’année :)

C’est la fin du mini-séjour en Angleterre :)
La suite, c’est à Lille !

4 commentaires:

  1. Faudrait que je me fasse un sejour thematique Le docteur ^^

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    1. Ouiouioui !
      Je suis trop contente de découvrir une si belle série mais aussi de comprendre un peu les références à celle-ci !

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  2. Page turner, c'est la bonne description, je t'avais dit, un livre pour l'été !
    Bonne razzia Doctor who semble t il !!
    Toujours un plaisir le retour-litière...

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    1. Yep, merci, c’est exactement ce qu’il me fallait en vacances ^_^
      Ah, quand on aime, on ne compte pas : un dernier jouet Doctor Who nous a rejoints, je le montrerai dans mon prochain compte-rendu.
      Et sans rentrer dans les détails, nos poulettes nous laissent de ces bombes, parfois…

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