La semaine 2016#34, Jour 1 : Copenhague

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Enfin, je trouve le temps de vous raconter notre séjour de trois jours à Copenhague !
C’est parti !
Lundi 22 août 2016

Nous sommes partis dormir chez mes parents dès la veille pour arriver à temps à l’aéroport pour notre vol de 7h15. Ce qui veut signifie un réveil à 3h15, des yeux qui piquent, des bouches tordues dans une moue qui cache mal les bâillements et une arrivée très en avance, bien entendu. En déchiffrant les pictogrammes des consignes de sûreté de Roissy, je me rends compte que j’ai oublié mon appareil photo. Le câble, lui, est bien là. Je fais tout pour ne pas considérer que cet oubli annoncera la couleur du séjour (et ça marchera). Et je me résous à devoir prendre toutes les photos avec nos téléphones.
Une fois tous les contrôles effectués, on peut se détendre, écouter le joli morceau que joue un monsieur au piano ou parler de l’armée de soldats en panna cotta de Xi’An, par exemple. Par exemple, hein.
Le vol est rapide mais je suis prise d’un mélange de grosses nausées, maux de ventre et de tête, qui – heureusement – disparaît dès que mes pieds foulent le sol danois.

Une fois sur place, c’est bien sûr direction l’appartement Air BnB que j’ai réservé, à Vesterbro. Notre hôte est très gentille et dynamique, on est tout rassurés même si on n’avait que peu de doutes sur son sérieux. On se débarbouille un peu (il ne faut pas craindre le vis-à-vis, dans cette salle de bain !) et on fait même une petite sieste pour démarrer la journée du bon pied.




 

 

Vers 11 heures, nous voilà fin prêts à partir arpenter le centre-ville de la capitale danoise. En bons touristes, on fait un tour du quartier royal où, à part cette minuscule guérite et les chouettes statues de dieux grecs, rien ne nous attire vraiment l’œil.





Après un smørrebrød pas franchement mémorable qui restera le seul de tout notre séjour, on fait un détour par Strøget et quelques boutiques (à tout hasard, Lego, mais aussi une boutique Tiger, équivalent local des Hema) avant de nous retrouver à l’audacieuse Tour Ronde. Une visite que je recommande, tant pour l’architecture des lieux que pour la vue sympathique qu’elle offre sur la ville.



 







On flâne vers Nyhavn, le quartier du port aux bâtisses colorées. J’ai toujours aimé les villes d’eau et, en effet, se promener au gré des canaux est un vrai plaisir. La température, aux alentours de 23 °C, est également parfaite. Une journée tout en douceur.





À la lisière entre les deux îles, on se pose, le temps de manger un cookie pas mémorable et de tester une boisson locale. Ce fameux « buckthorn » me travaillera jusqu’au soir où, grâce au wi-fi, je pourrai consulter un dictionnaire et apprendre qu’il s’agit d’argousier.



Après cette pause très bienvenue, nous repartons, cette fois direction Amalienborg et sa très belle église en marbre, qu’on photographie sous tous les angles.

Il est temps d’aller voir La Petite Sirène. Comme ce séjour constitue techniquement ma deuxième fois à Copenhague, je sais à quoi m’attendre avec cette sculpture emblématique et met en garde monsieur contre sa petite taille et la possible déception à l’horizon. Mais que nenni, il tombe sous le charme et la photographie un nombre assez fou de fois, sous mon regard un peu blasé.
Malgré tout, on prolonge un peu notre visite du port, histoire d’aller saluer l’autre Petite Sirène signalée par le Lonely Planet. Et c’est dans un coin résidentiel avec vue sur l’eau que nous la trouvons, entourée de ses acolytes un peu menaçants. J’imagine que l’auteur de ces statues a voulu donner sa vision personnelle du Gritche de Dan Simmons.
 

 

 


Avant de retourner en centre-ville, on passe par le quartier de Nyboden, où s’alignent des baraques militaires toutes jaunes. Difficile de les photographier correctement mais l’immersion est surprenante !


Tant qu’à faire, comme le château de Rosenborg est sur le chemin, on prend la direction du parc Kongens Have. On trouve la résidence d’été de la famille royale nonchalamment posée dans le parc, où des familles pique-niquent et s’amusent. Très accessible.

 

Dernière étape de la journée : les jardins de Tivoli, situés dans un quartier en plein développement et eux-mêmes parsemés de grues.
 


À l’intérieur, c’est à la fois kitsch et sympa : Taj Mahal, scène de théâtre chinois, temple japonais, décors moyen-orientaux, tout y passe !



 

 


Monsieur n’est pas amateur de sensations fortes et moi, il semblerait que j’aie passé l’âge. Du coup, on va se poser dans un diner, où il commande un hot-dog et moi un burger au poisson. Si lui avait eu son broc de milk-shake au Nutella à Londres, cette fois, à mon tour de me débrouiller avec mes deux énormes tranches de poisson pané. Qui ne sont d’ailleurs pas extraordinaires, un peu sèches et fades. Heureusement, on nous avait prévenus : à Copenhague, pour bien manger, il faut accepter de payer un peu plus (ce qu’on finira par faire, le lendemain !). Heureusement, il y a de la root beer pour arroser le tout, une bonne madeleine de Proust pour moi qui suis nostalgique de la Sarsaparilla de mon enfance.



Quelques tours plus tard et la nuit tombe, les lumières s’allument enfin ! Comment ne pas repasser devant le Taj Mahal local – impossible à centrer mais si beau dans sa kitscherie ?


 


 



Et que dire des autres quartiers, tous très caractéristiques, que l’on visite, un sachet de pop-corn au citron vert à la main ?
C’est bien contents d’avoir embarqué quelques souvenirs (magnets, marque-page, cartes postales) que l’on rentre à l’appartement, traînant avec nous une bonne fatigue et de belles impressions de la ville.

La suite et fin,
ce sera demain !

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