La semaine 2016#34, Jours 2 + 3 : Copenhague

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Suite et fin de nos trois jours à Copenhague.


Mardi 23 août

Très tôt, je me lève. Avec un mal de gorge. Et une faim de loup. Mais il faudra patienter avant d’aller petit-déjeuner puisque je dois attendre 9 heures pour pouvoir m’inscrire aux cours municipaux de japonais. Et c’est un petit peu le stress puisque la connexion wi-fi ne marche plus ! Après bougonnages et inspections, il s’avère que j’ai débranché la box la veille en prenant son câble pour celui d’une lampe. Au moment de partir, misère, mon collant est troué, et pas qu’un peu. C’est décidé, à la rentrée, je me réabonne à la Gambettes Box pour 3 mois !
Bref, vers 10 heures et des poussières, nous partons enfin à la recherche d’un salon de thé ou d’un café où nous sustenter. On ne s’aventure pas bien loin : ce n’est pas ce qui ce manque dans le coin. Par contre, quant à dire que c’est bon, c’est autre chose. Le cookie est correct, mais ce qu’on pensait être un pain au fromage est en réalité un pain accompagné de deux tranches de fromage un peu quelconque. Mouais.

 

L’objectif de la matinée est de visiter la Glyptothek, dont le bâtiment semble être une pure merveille. Mais une fois à la billetterie, on est rebutés à la fois par la chaleur et par la foule et comme on se doute que les collections (beaucoup de Gauguin, du Degas, des bas-reliefs…) ne nous intéresseraient pas énormément, on botte en touche.

Du coup, on enchaîne avec la suite du programme, à savoir le quartier libre de Christiania. Pour y parvenir, pas mal de marche, ce qui n’est pas pour nous déplaire.


Sur le chemin, on tombe sur l’incontournable église de Notre-Sauveur, avec sa belle flèche spiralée. Les escaliers en colimaçon ne nous tentent pas spécialement sachant qu’on a déjà bien marché la veille (et qu’on avait fait pire à Londres). On passe donc notre chemin sur les 400 marches.



La visite de Christiana, quartier en autogestion depuis le début des années 70, est fort intéressante. Les photos n’y sont pas autorisées en raison de la vente de cannabis en plein air, donc on suit sagement les instructions. Malgré tout, qu’est-ce que ça nous démange, de dégainer notre appareil photo ! Entre le street art et les maisons retapées, voire construites de bric et de broc, tout est brut et beau.
Ensuite, nous substituons l’odeur de la beuh à celle de la street food, à Papirøen, l’île de papier, surnommée ainsi en raison de la présence d’anciennes imprimeries.

 

 
 

Après quelques conflits alimentaires, monsieur et moi optons pour un stand qui propose de la nourriture colombienne végétarienne. À lui le burger végétarien, à moi le riz aux chips de banane plantain et à l’œuf sur le plat. C’est plutôt pas mal, un poil cher (même pour Copenhague) et la soupe aux haricots rouges ne me séduit pas spécialement, mais on est quand même satisfaits.

Après une glace au granatæble (grenade ?), nous arpentons une dernière fois la petite île, notamment en passant devant Den Plettede Gris, un café branché au format mouchoir de poche.



L’après-midi, nous la consacrons au quartier « multiculturel et ouvrier » de Nørrebro. Malheureusement, nous sommes plutôt insensibles à son charme, n’y voyant là qu’une enfilade de boutiques plus ou moins intéressantes pour nous. Et ce n’est pas le cimetière Assistens qui va nous reconquérir, même s’il est effectivement agréable et pas glauque du tout.
Puisqu’on n’a rien prévu d’autre, on en profite pour se reposer. Je réponds à quelques mails pros (dont un qui m’angoisse pour rien), on décide du resto du soir, je me maudis d’avoir enfilé une robe noire qui me fait suer et gagner le surnom de Gothica – charmante attention de monsieur.
Ce sera le seul moment un peu incertain de notre séjour mais je me dis que Copenhague est une ville un peu insaisissable, du moins au premier abord (je ne compte pas ma première visite, avec mes parents). J’aime beaucoup tout ce que j’ai vu, mais je n’ai pas de coup de cœur : la visite est sans doute trop superficielle, mais j’ai une vraie impression de froideur. C’est en tout cas une ville où on ne se verrait pas vivre, et pas qu’à cause de la barrière linguistique.
Cela étant dit, on ne va pas se laisser abattre par ce coup de mou et on décide de s’offrir un restaurant digne de ce nom en faisant confiance aux conseils du Lonely Planet et aux avis dénichés sur Internet. En effet, le guide papier ne nous suffit plus, après quelques galères en Chine et une très mauvaise adresse à Lisbonne.


Et nous avons bien fait de choisir le PONY, car malgré la longue marche que nous nous tapons, nous passons un moment divin. Je vous laisse en tête-à-tête avec ces plats :

Maïs frit, chanterelles, bébé maïs, marjolaine, champignons séchés

Noix de Saint-Jacques, chou pointu, huile à l’aneth, crème aigre et groseilles à maquereau

Pain chaud et beurre battu

Poulet, carottes violettes, cassis, fenouil et crumble

Cabillaud, céleri nouveau, pomme, prune, fumet et miettes d’œufs de poisson
 
Myrtilles cuites, séchées et fraîches, glace au lait, financier et feuilles de verveine

Framboises, biscuits, lemon curd et meringue au citron, crème au citron
L’un de nos meilleurs repas, pour une somme correcte de 850 couronnes, soit environ 115 €. À noter toutefois un petit défaut surprenant : l’eau pétillante ou plate servie dès qu’on s’installe et sans trop nous demander notre avis est facturée. Vraiment surprenant vu le standing (bistronomie cool).

Sur le chemin du retour, on trouve une supérette 7 Eleven ouverte 24h/24 dans laquelle on achète notre petit-déjeuner de demain, pour éviter le pain aux tranches de fromage.
Une fois au lit, comme le sommeil ne nous gagne pas, monsieur et moi commençons un jeu d’un sens civique rare, qui s’intitule « et toi, qu’est-ce que tu embarquerais dans cet appartement ? ». Bien sûr, nous ne sommes pas passés à l’acte mais je note pour la postérité que monsieur trouve le porte-papier hygiénique ci-dessous très pratique, ainsi que l’espèce de colonne en plastique qui sert à stocker les sacs plastique, et a eu un coup de cœur pour le canapé et le banc. Quant à moi, l’honnêteté m’oblige à avouer que j’embarquerais la récompense qui a été décernée à notre hébergeuse pour ses exploits au football universitaire (mon cerveau fonctionne bizarrement, parfois) ainsi que le chat qu’elle possède ou a possédé, à en juger par l’état de lacération avancé du pouf.
Enfin, on continue et termine dans le grand n’importe quoi en lisant et en commentant un article hilarant sur Madmoizelle, où la rédactrice clame son amour pour le personnage de Daniel Jackson de la série Stargate. Litres de larmes versées : environ 100.
 



Mercredi 24 août 

Pour notre dernière journée, nous avons quand même pensé à noter des adresses de boutiques susceptibles de nous intéresser. Et le premier arrêt se fait chez Ruben & Bobby, lieu de coiffure et de retrogaming ! On passe un bon petit moment à dialoguer à base de « ça, j’avais » et « ça, j’avais pas » ou « ça, je l’ai perdu », avant que monsieur ne se décide pour une Tortue Ninja.

 

Après nos petites courses, c’est l’heure du Musée national. À notre grande surprise, il faut s’acquitter de frais d’admission de 75 couronnes par personne alors que le guide le classe dans la section « gratuit ». Renseignement pris, le musée était gratuit jusqu’au 30 juin, scrogneugneu. Et si on visite avec beaucoup d’application la partie préhistorique (bonjour l’aurochs !), la faim nous gagne peu à peu et la concentration se fait la malle, d’autant que les objets exposés sont légèrement répétitifs.



Histoire de ne pas perdre notre temps en ce dernier jour, nous allons au café-bar du musée. Monsieur s’envoie « le plat national », des morceaux de porc frits qui ne le convainquent guère, des pommes de terre délicieuses et assez de sauce pour un mois. Quant à moi, je m’autorise le plus gros écart depuis que j’ai arrêté (hum hum) la viande : un veau bourguignon aux légumes rôtis. Oui. Sauf que ma tolérance à la viande a entretemps énormément baissé et que je trouve à mon plat un goût de viande hyper prononcé. Sans blague. Les légumes sont, comme tous ceux qu’on a mangés depuis notre arrivée, succulents. Ce n’est pas le repas du siècle, m’enfin, ça reste tout à fait honnête pour le lieu. On a rechargé les batteries pour continuer mais mes jambes, qui n’avaient jamais été aussi fines depuis ma prise de poids, recommencent à gonfler, zut.




La partie récente de l’Histoire du Danemark nous intéresse bien plus et, à défaut de photos à Christiana, je peux photographier l’un des stands de vente confisqués par l’État lors d’une tentative de nettoyage de la zone.

La palme du WTF revient incontestablement à la section « Cosplay », placée à la fin du parcours. On n’en croit pas nos yeux : des costumes, des dôjinshi (pas des plus recommandables !) et même, un Photomaton où on peut voir nos yeux agrandis et maquillés et notre bouche repulpée. Dommage, la cabine ne distribue plus de photos papier.




En fin d’après-midi, on visite quelques boutiques de BD, Fantask et Faraos Cigarer, où j’apprends que Valérian et Laureline se nomment Linda og Valentin ici. Lorsque le besoin de rafraîchissement se fait ressentir, on tente une pâtisserie dinosauresque, La Glace. Le choix de glaces n’est pas vraiment à la hauteur, l’endroit est vieux-comme-j’aime-pas, le service relativement guindé mais qu’importe, visiblement, c’est une institution.

On retourne ensuite tranquillement à l’appartement pour récupérer la valise et le sac à dos, ravis de n’être qu’à quelques stations de l’aéroport. Bien sûr, il faut quand même qu’il y ait des perturbations dans le métro qui nous obligent à changer de ligne et de quai. Sur place, la file d’attente du contrôle de sûreté est anormalement longue et ce n’est qu’au bout d’une heure, de pas mal de défense de territoire et de confusion que nous arrivons au niveau des portes d’embarquement… pour apprendre que notre vol est retardé. On traîne, on se renseigne, on obtient une glorieuse compensation de 33,5 couronnes (moins de 5 €), qu’on va dépenser dans des pizzas pas mauvaises du tout à 130 couronnes, grands fous que nous sommes.
Comme la journée de demain est calme, nous ne stressons pas spécialement, profitant même de la fraîcheur du lieu avant de regagner la chaleur parisienne. Je veille simplement à tenir mon père informé de la durée du retard pour qu’il puisse venir nous chercher à l’heure où il ronfle profondément, d’ordinaire.
De retard en retard, on finit par embarquer plus de 2h30 plus tard. Mais moins des 3 heures requises pour avoir droit à une compensation plus conséquente, dommage, car au point où on en est… Entretemps, j’ai réussi à délester le porte-monnaie en m’offrant un autre porte-monnaie, de l’eau et autres babioles et souvenirs. Ouf, il ne nous reste plus que 4 couronnes.




Le vol de retour se passe bien mieux qu’à l’aller et on arrive à Roissy en un clin d’œil, avec vue sur la Tour Eiffel illuminée en prime. Au sortir de l’aéroport, on assiste à une dispute violente entre un chauffeur de taxi et un chauffeur Uber, mais heureusement, mon père est au-dessus de tout cela maintenant. Il nous dépose à 2 heures du matin chez nous.
On trouve encore la force de tout ranger, faire des papouilles aux chats, préparer mon emploi du temps des jours à venir et vérifier ce qui est danois et ce qui ne l’est pas. Ainsi donc, les Moomin’s et le jeu Minecraft sont suédois, Marimekko est finlandais et au Danemark, c’est bien Karen Blixen et Lego.


Inutile de dire qu’on s’endort assommés par la fatigue et la chaleur.
Copenhague figure dans mon top 5 des voyages et séjours, sans toutefois en occuper la première place. Le voyage s’est passé sans encombres mais j’imagine qu’il faudra d’autres visites pour mieux appréhender cette ville.

La suite, à Paris et à Clermont,
dès demain !

2 commentaires:

  1. Pas mal aussi ce resto dis donc !!
    Je suis un peu du même avis que toi, ville agréable mais tellement chère qu'elle n'est pas dans mes favorites. J'aime beaucoup le jeu du "on vole quoi dans cet appart ?"

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    1. Ouais ! J’ai beaucoup aimé mon entrée et mon plat, par contre, le dessert de monsieur était vachement mieux.
      Et je suis rassurée pour le jeu, on n’est pas les seuls ! (on ne passe jamais à l’acte, précisons !)

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