La semaine 2018#02

, , 2 comments
© Jacques Rouxel

 

Une question de perspective

Après un début d’année un peu mollasson, un peu déprimant, j’ai repris du poil de la bête ! Notamment parce qu’après avoir déplacé mon PC dans le salon/cuisine en attendant de changer de bureau, j’ai senti mes douleurs s’atténuer. Et qu’entretemps, je suis allée voir ma généraliste – qui claque la bise pour le Nouvel An et qui claque tout court d’ailleurs, une vraie perle –, qui m’a donné l’adresse d’un ostéopathe (juste en bas de chez moi) et qui m’a prescrit des séances de… drainage lymphatique, alléluia ! Des années que la piscine me fait du bien mais sans décontracter mes jambes, je suis à ça de gambader en petite culotte direction la kiné pour me faire malaxer les jambes. Quant à l’ostéopathie, j’ai appris que ce n’était pas du tout une technique conventionnée et me suis heurtée à la résistance des pères : mon beau-père qui semble persuadé que je vais en sortir en miettes et mon père qui m’a dit qu’il en avait vu un « qui s’occupait d’un autre patient après m’avoir mis des compresses chaudes sur le dos c’est de l’arnaque que fait la police ». Bref, je verrai bien dans une semaine ce qu’il en est. En tout cas, c’est fou comme des douleurs généralisées m’ont fait chouiner et fait voir la vie en gris, à me dire que j’agonise et couve une maladie inconnue et ignorée de tous – oui, c’est allé un peu loin dans ma tête, non, heureusement, je ne l’ai dit à personne et attendu que ça passe, ça m’a rendue plus fréquentable.

Du coup, j’ai aussi découvert les joies et les dangers de bosser dans la cuisine : le thé qui se préparait facilement mais le frigo que j’ouvrais toutes les heures comme si des gâteaux et glaces allaient y faire une apparition miraculeuse (rapport au fait que je souffrais, tout ça, besoin de sucres…). En tout cas, côté travail, j’ai bien avancé puisque la commande « qui me dépasse un peu par sa technicité » s’est révélée être de bêtes textes vaguement scientifiques, pas franchement compliqués ou insurmontables. J’imagine que j’ai dû paniquer en voyant la myriade de mots inconnus – ou alors, j’ai changé de point de vue et l’ai vu comme une occasion d’apprendre de nouvelles choses, sans me reposer sur mes lauriers. Il fut quand même une époque où je voulais me lancer dans la traduction scientifique pour compenser les études de biologie auxquelles je me destinais.

Malgré tout, tout n’a pas été rose car, curieusement, en travaillant dans la plus grande pièce de l’appartement, je n’avais pas mes chats à côté (à un mètre de hauteur, sur les chaises de bar, c’est une hauteur inatteignable pour Otak) (Otak, aussi peu athlétique que sa maîtresse) et je sentais une sorte de solitude m’envahir plus facilement. Et ce n’est pas le visionnage de la troisième et dernière saison de The Leftovers qui a arrangé les choses, même si elle m’a offert un final tout à fait satisfaisant. Enfin, ce n’était pas la fin du monde (huhu) et j’aurai quand même réussi à traverser la semaine en m’accommodant de la contrariété de me voir imposer du travail (que j’ai superbement ignoré mais m’a quand même mise en rogne) et de travailler sur du franglais (confondre witch et which, c’est rigolo seulement en théorie).

Et d’arriver en fin de semaine avec le soulagement de retrouver un rythme de travail normal et sans la phobie du bureau (le meuble). De voir Kleo au salon de thé japonais Toraya, où on n’a franchement pas eu à se plaindre de ce qui a atterri dans nos estomacs. D’aller à la piscine me détendre le dos. Et d’arriver au vendredi en me disant que je suis plutôt heureuse dans ma vie en ce moment. Je sais, je sais, c’est facile de se le dire quand on revient de la boulangerie, un sachet de viennoiseries dans les mains pour affronter une terrible journée de congé. Mais n’empêche.

Le week-end a été consacré à l’installation du nouveau bureau – merci monsieur que je n’ai pas pu beaucoup aider, rapport à mon dos pété, rapport au nouveau bureau, rapport à… – et à nos émissions de vente et d’achat de maisons et d’appartements. On se vide la tête à notre façon car les prochains week-ends seront moins reposants. Et encore, si j’avais gagné à ce concours où j’avais littéralement une chance sur deux, on serait en train de réserver des billets de train pour Angoulême…

Allez, passez une bonne semaine !

2 commentaires:

  1. Comme quoi tout est lié, physique et mental, quand l'un va pas l'autre suit... Je me traine "une douleur" à l'épaule depuis 3 ans maintenant, J'ai consulté un kiné et un ostéopathe. avec le kiné aucune amélioration, avec l'ostéopathe, certes la douleur n'a pas disparu mais elle est moins fréquente, moins embêtante. Je ne peux que te le conseiller

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Carrément !
      Tu as pu voir d’autres kinés/ostéos ?
      Pour ma part, je devais avoir ma première consultation chez l’ostéopathe hier mais j’ai dû repousser à vendredi, j’ai hâte >_<

      Supprimer